Chapitre 21 - P3

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𝓡𝓸𝓼𝓮

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À genoux devant la blonde, je règle sur l'écran de mon appareil tous les détails dont j'ai besoin. L'ange s'est posé, les jambes croisées. Elle semble plutôt à l'aise, peu agitée. Elle porte toujours ses vêtements. "J'attends le feu vert", m'a-t-elle dit avant de rire.

Moi, je ne ris pas trop... J'ai plutôt une grosse boule au fond de la gorge qui m'empêche de bien faire les choses.

La jeune femme s'est installée, assise sur d'énormes coussins impériaux aux broderies d'époque. J'ai allumé des lanternes en arrière-plan. Puis pour détendre un peu l'atmosphère, j'ai mis de la musique en fond. Et quand tout m'a paru parfait, je me suis mise à même le sol pour trouver le meilleur angle et ajuster ces stupides paramètres qui commencent à me faire bouillonner. Il est tard, je suis impatiente.

— Tu as bientôt fini ? Me demande-t-elle d'un peu plus haut. 

— Bientôt, promis. Réponds-je. Tu n'as pas froid ? Tu veux peut-être que j'augmente le chauffage ? 

— Ça ira, merci beaucoup. 

Mes yeux scotchés sur mon problème, je parviens enfin à y remédier. Je relève la tête vers elle, une moue ravie sur la figure. 

— Ah ? C'est bon ? Intervient-elle, enjouée. 

— Enfin, oui. 

Je lui rends son sourire avant de relever l'appareil vers elle :

— Je suis prête si c'est bon pour toi. 

Elle passe une main dans ses cheveux, remet ses mèches comme elle le veut, s'attarde à ce qu'ils soient bien attachés. 

— Est-ce que c'est bon comme ça ? Me demande-t-elle en désignant son visage. 

Comment lui dire que j'ai l'impression de parler à une déesse dans son antre, sans le lui dire ainsi ? Mai Arker l'ignore, mais je la trouve à chaque instant plus belle de jour en jour. Et il ne s'agit jamais de ses vêtements ou des apparences... Il suffit du son de sa voix, sa blondeur, de son visage angélique. 

— Tu es parfaite, Mai. 

— La perfection n'existe pas... Lance-t-elle bien qu'elle sourit du compliment. 

— Non de dieu... Juré-je en paraissant sous le choc. 

— Quoi ? 

Mes yeux lâchent le rendu de l'écran et vacillent dans les siens. Elle attend ma réponse, intriguée.

— Je viens de la découvrir. 

— Tu es bête... Allez, on arrête de papoter. Décrète-t-elle en riant doucement. 

Je me reconcentre alors, la mélodie en fond. À travers mon objectif, je la vois, elle se détend. Ses épaules se relâchent, ses mains se posent sur son corps. Je presse le bouton une première et seconde fois. 

— Waw... Échappé-je sans réfléchir. 

Ce contexte me donne la chance de pouvoir tout contempler d'elle, sans aucune limite. Mon pouls s'accélère alors que je distingue ses mains commencer à découvrir ses épaules. Une fois encore, je presse le bouton. Ses doigts descendent son buste, elle caresse le ruban qui la cache. 

J'ai l'impression que je commence à trembler à l'intérieur de moi. La lumière des lanternes éclaire sa peau, fait deviner les plis de la naissance de ses seins. Ses yeux ressortent plus clairs qu'ils ne le sont déjà. 

Le ruban cède doucement, son vêtement s'ouvre un peu. Mon souffle se fait plus lourd. Elle me dévoile ses seins, son ventre nu. Cependant, tout ce qu'il y a sous ses hanches reste encore pour elle-même.

𝐋'𝐈𝐌𝐏𝐄𝐑𝐀𝐓𝐑𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐄𝐌𝐌𝐄𝐒Où les histoires vivent. Découvrez maintenant