Chapitre 22 - P1

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𝒜𝓂𝒷𝓇𝑒

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9h40

Il y a quelque chose aujourd'hui... Je le sais, je le sens, mais ça m'échappe. Je l'ai sur le bout de la langue... Je crois que ce n'était pas grand chose, mais pas rien non plus.

— Pff... Soupiré-je en claquant la porte de mon véhicule.

Je n'ai pas envie d'aller demander à Rick s'il s'en souvient, et encore moins à Rose... Mon travail prend toute la place dans mon esprit. Je mélange tout, oublie des choses, puis la moindre contrariété m'irrite. J'ai la mauvaise impression que rien ne va pour personne. D'être la seule personne à dire ce qui ne va pas...

Je vois Rose troublée, Rick ailleurs. Asami, c'est Asami… Et Mai et moi n'avons pas trop échangé ces derniers temps.

— Bonjour, miss. Me salue le seul homme de ce palais, derrière mon dos.

Je sors à l'extérieur, quittant le garage en lui lançant un faux sourire. Finalement, je ne suis pas la plus sincère…

— Salut, Rick.

— Tu vas bien ? On ne s'est pas vu hier...

C'est normal, je t'ai fui comme la peste. Mes jours de congé sont rares, je ne vais pas non plus les passer avec toi ?

— Oui, ça va.

Mes doigts pianotent sur le clavier de commande du garage. La grande porte en fer s'abaisse alors qu'il poursuit :

— Tu penses que… Tu sais, il y a ce bal auquel nous sommes conviés cette semaine.

— Oui ? L'incité-je en retirant mes lunettes de soleil.

— Je voulais savoir si ça te dirait d'y aller avec moi ?

Il tripote ses mains entre elles en le prononçant.

— Mais bien sûr que je vous suis. Je suis certaine que tout le palais y sera. Je ne manquerais ça pour rien au monde.

Sa bouche reste entrouverte, il semble embarrassé par ma réponse...

— Ah… Je pense qu'on ne s'est pas bien compris, Ambre…

Je reste perdue un instant. J'essaie de comprendre ce qu'il tente de me dire. Son regard fuyant, ses mains maladroites, tout prend sens.

— Tu veux dire en tant que partenaire ?

Ses yeux croisent les miens. Il tente de transformer sa gêne en une tentative :

— Oui, comme une cavalière. Enfin, je me suis dit qu'après ce qu'il s'est passé dans le bureau, peut-être qu'on…

Mon cœur en perd un battement.

— Oh la, oh la... Attends. L'arrêté-je.

Ses expressions partent avec mes paroles. Il se referme peut-être blessé par mon manque de délicatesse.

— Ce moment-là dont tu parles... Je ne veux pas en entendre parler. Tu ne sais pas ce qui peut nous arriver si ça ressort.

𝐋'𝐈𝐌𝐏𝐄𝐑𝐀𝐓𝐑𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐄𝐌𝐌𝐄𝐒Où les histoires vivent. Découvrez maintenant