Chapitre 26 - P1

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ℳ𝒶𝒾

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Le lendemain.

Mes yeux s'ouvrent tout juste. Il fait si bon, ça sent si bon : la très fine odeur fleurie des draps lors de mon réveil... À ma gauche, le soleil tente de se frayer un chemin dans la pièce parmi les minuscules trous des volets. Mais les rideaux du lit à baldaquin de la reine sont tirés, ils les en empêchent.

J'étire doucement mes membres en refermant mes paupières. J'apprécie les frottements des draps sur ma peau presque nue. Mes lèvres se courbent de bien-être. Sous mon corps chaud se trouve le matelas le plus confortable sur lequel j'ai pu dormir.

Je prends le temps de me réveiller, de me ressasser tout ce qu'il s'est passé. Toutes mes émotions, tous mes sentiments. Je passe mes mains sur mon visage avant de réouvrir les yeux. Puis presque comme pour me persuader que tout ça est bien réel... Je me retourne doucement sur ma gauche.

Mon cœur emprunte un chemin plus éprouvant quand je la devine endormie de dos, à mes côtés. Son corps aussi dénudé que le mien, la couette caresse ses hanches, son dos entièrement à découvert...

Je peux me vanter dès aujourd'hui de la connaître parfaitement nue, dans ces moindres magnifiques recoins. Cette si belle femme...

Qu'est-ce que je suis chanceuse.

Tout naturellement mon bassin se rapproche de ses reins, mes mains glissent dans son dos... Je la caresse avec amour. Je suis en train de me créer une habitude, celle de redessiner ce si beau dessin dans son dos.

Son corps s'abaisse et se relève d'une attendrissante lenteur. L'une de mes mains passe finalement sur sa hanche, son ventre. Je l'enlace contre moi, doucement. L'autre glisse dans sa nuque, décale ses cheveux dans le seul but de me réfugier à cet endroit même.

Alors j'y niche mon visage, mes lèvres déposent quelques très légers baisers dans son cou. Je m'imprègne de son odeur. Pas de son parfum, non. Mais bien de son odeur, celle si personnelle soit-elle. Celle de sa peau à elle. Elle est tellement réconfortante.

Je l'aime cette femme... J'en suis sincèrement amoureuse. Le fait que ce soit réciproque me met dans tous mes états. J'ai l'impression de rêver.

Dans mes bras elle bouge légèrement, chuchotant doucement à moitié endormie :

— Rendors-toi... Tu n'as pas beaucoup dormi.

— T'en fais pas pour moi... Ce n'est pas des câlins qui vont m'épuiser.

La brune lâche un léger rire, toujours aussi somnolente. Sa voix déraille même un peu :

— Même après une nuit qui m'a paru sans fin ?

Ma main se referme lentement sur son sein, mes lèvres prononçant au creux de son oreille :

— J'aurai pu me donner jusqu'à l'aube pour toi.

Elle souffle un nouveau rire.

— Je n'y crois que trop bien...

Et d'un coup, une alarme au son désagréable sonne de son côté à elle. Ce fichu réveil gâche tout, il affiche les 9h. La reine se redresse et l'arrête en soupirant :

— Déjà...

Elle s'assoit doucement, m'abandonnant.

— Tu ne veux pas te rendormir un peu avec moi, dans mes bras ? Tenté-je.

— Mon ange... Fait-elle désolée. J'ai beaucoup de travail aujourd'hui. Le festival est dans quelques petits jours, tu sais...

Je lui lance une moue un peu attristée de devoir m'abandonner après des heures d'ébats amoureux avec elle...

𝐋'𝐈𝐌𝐏𝐄𝐑𝐀𝐓𝐑𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐄𝐌𝐌𝐄𝐒Où les histoires vivent. Découvrez maintenant