𝒜𝓂𝒷𝓇𝑒
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Au même moment, à quelques pièces d'ici.
Installée en face de Rick, à son bureau, nous examinons ensemble les derniers appels que Rose n'a pas pu traiter. Nous rédigeons un rapport et répondons par mail par la suite en expliquant que la reine n'est pas en état physique de traiter telle ou telle demande.
Les jambes croisées devant lui, je fais comme si rien ne s'était passé la dernière fois… Je garde une attitude légère, de bonne humeur. Le téléphone à l'oreille, sa tête retient dans sa main, son coude reposant sur la table. Je soutiens son regard, attendant de voir si la personne à l'autre bout du fil daignera répondre à l'appel.
Il soupire avant de raccrocher.
— Pff... Tout le monde appelle, personne ne répond.
— Il est presque 22h30... Tu t'attendais à quoi ?
— C'est quand même le palais royal, Ambre...
— Peut-être, mais il y a peu de femmes qui travaillent encore dans les bureaux après 20h.
Il passe ses mains dans ses cheveux en s'étirant avant de venir détacher sa cravate.
— Il est tard, on arrête ?
Je souris doucement, toujours assise à ma place. Depuis quand me demande-t-il mon avis ?
— C'est une vraie question ? Demandé-je en le regardant.
— Bah... Oui.
— Dans ce cas, avec plaisir.
Je commence à rassembler mes notes et mes documents pendant qu'il se lève et s'étire une fois de plus..
— T'es fatigué ? Lui adressé-je.
— Un peu... J'essaie de ne pas m'écrouler depuis tout à l'heure.
— Si j'avais répondu "non" à ta question, on y serait encore ?
— Sans doute... Mais tant pis, je me lèverai plus tôt demain.
Il a éteint son ordinateur. Une fois mes affaires en main, je me lève et m'approche pour lui souhaiter une bonne soirée.
— Allez, je te laisse. Je sens que je dérange monsieur, qui n'attend que de retrouver son lit. Je vais fermer les portes du palais sans toi, ce soir.
— Ambre Noman ne me dérange jamais. Merci pour tout, vraiment.
Je m'avance encore, mes affaires sous le bras, et pose ma main sur son bras. Je vois son regard s'adoucir suivi d'un petit sourire.
— Mais la prochaine fois, c'est toi qui les fermeras sans moi, d'accord ?
— Bien sûr, c'est promis.
Je lui adresse un clin d'œil, me détache doucement de lui pour partir. Mais à cet instant, j'entends un cri de douleur. Je me retourne aussitôt et le vois se plier en deux, la main sur l'entrejambe, l'autre qui se retient à la table. Son visage est crispé par la douleur.
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𝐋'𝐈𝐌𝐏𝐄𝐑𝐀𝐓𝐑𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐄𝐌𝐌𝐄𝐒
RomanceRose, héritière du trône d'un royaume exclusivement féminin, accède au pouvoir après la mort violente de sa mère, victime des sévices de son père. Confrontée à une tradition rigide, elle doit organiser un banquet pour trouver sa compagne avant ses...
