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Salam aleykoum













Malicka enfouit son visage dans ses mains tremblantes. Ses épaules secouées par des sanglots trahissaient un chagrin qu'elle n'arrivait pas à contenir.

— Malicka, tu pleures vraiment pour ça ? Franchement ? demanda Assia, les bras croisés, un sourcil levé, mi-amusée mi-agacée.

Malicka releva la tête d'un coup, les yeux rougis, le mascara légèrement bavé.
— Assia, toi tu comprends rien ! souffla-t-elle d'une voix cassée. Je pensais pas que ça allait être comme ça... Bachir... il me montre qu'il m'aime pas. Ça se voit qu'il force, qu'il se retient devant moi...

Assia soupira bruyamment et se laissa tomber sur le canapé, jambes croisées, en fixant sa belle-soeur comme si elle était la plus dramatique des actrices.
— Mdr... et tu veux quoi à la fin ? Qu'il t'aime comme ça, par magie ? Tu savais bien que ça allait se passer ainsi non ?

— Oui, je savais, admit Malicka en tordant nerveusement son alliance, mais j'avais pas prévu cette pétasse d'Asma. Tu sais ce qu'elle a fait ? Elle a osé appeler Bachir... le soir même de ma nuit de noces !

Ses mots claquèrent comme une gifle.

Assia ouvrit grand les yeux, mais au lieu de compatir, elle leva les mains au ciel.
— Ecoute, ne laisse pas cette adolescente gâcher ton mariage. Nittel touti té deff sa boppou bi ndokh ! Tu as cinq ans de plus qu'Asma, c'est pas une petite fille de 2000 qui va te voler ton couple. Mon frère ne voudra jamais te blesser, je le connais. Il va finir par te mettre à l'aise, crois-moi. Toi, concentre-toi juste sur une chose : gagner son cœur.

Malicka secoua la tête, désespérée.
— Tu crois que c'est aussi facile ? Bachir aime Khadija... tout le monde le sait, Assia. Tout le monde !

Un silence lourd s'installa, comme si le nom de Khadija avait ramené un fantôme dans la pièce.

Assia roula des yeux, mais ses doigts jouaient nerveusement avec son foulard.
— Tu n'es pas facile à aider, toi. Regarde... Khadija, où est-elle maintenant ? Sous terre. C'est toi la femme de Bachir, point. Donc arrête avec tes bêtises. Asma par-ci, Khadija par-là... inaf ma chérie. C'est toi qui portes son nom maintenant, pas elles.

Elle posa une main ferme sur l'épaule de Malicka. Son ton, jusque-là sarcastique, s'adoucit légèrement.
— Si tu continues à donner autant d'importance à des fantômes et à une gamine jalouse, tu vas te détruire toute seule

Malicka enfouit son visage dans ses mains tremblantes. Ses épaules secouées par des sanglots trahissaient un chagrin qu'elle n'arrivait pas à contenir.

— Malicka, tu pleures vraiment pour ça ? Franchement ? demanda Assia, les bras croisés, un sourcil levé, mi-amusée mi-agacée.

Malicka releva la tête d'un coup, les yeux rougis, le mascara légèrement bavé.
— Assia, toi tu comprends rien ! souffla-t-elle d'une voix cassée. Je pensais pas que ça allait être comme ça... Bachir... il me montre qu'il m'aime pas. Ça se voit qu'il force, qu'il se retient devant moi...

Assia soupira bruyamment et se laissa tomber sur le canapé, jambes croisées, en fixant sa Belle soeur comme si elle était la plus dramatique des actrices.

ASMA AIDARAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant