Chapitre 9

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JUDE

L'après-midi passa lentement. Je continuai le manuscrit qui s'avéra en faite assez intéressant malgré un début à chier.

Je prenais des notes pour en avertir mon patron. Afin qu'il transmette les directives a l'auteur pour l'aider à s'améliorer.

J'aimerais tellement pouvoir aider l'auteur, le suivre dans son parcours, jusqu'à ce qu'il arrive à éditer son roman. Et puis c'est particulier de parler avec lui. Grâce à ça, on comprend mieux d'où vient son inspiration. Sa façon d'écrire et pourquoi il a voulu se mettre à écrire. J'ai eu droit quelques fois d'assister aux rencontres auteurs/éditeurs. C'est fascinant.

Je regarde mon téléphone. Aucun message. Au passage je regarde l'heure : 17h45.

J'allais avoir le temps de passer au bureau de monsieur Gomez pour lui remettre mes notes.

J'attrapais mon sac et partis. Je toquais à la porte de mon boss. Il me dit d'entrer. Je lui transmettais les documents et me dirigeais vers la sortie. J'avais l'impression que la journée avait été interminable.

En passant une main sur le pull. Je me souvins de ce matin. Et je me mis à sourire malgré le faite que j'allais devoir rentrer à pieds... avec des talons.

HOLDEN

Une fois la réunion fini. Je parti chercher mon sandwich. Je remerciais ma secrétaire et me dirigeais vers mon bureau.

Il va falloir que je me dépêche de boucler mon travail si je veux partir tôt ce soir. Je regarde mon emploi du temps. Aucune réunion qui me retienne au bureau. C'est déjà ça.

17h45. J'ai abattu pas mal de boulot. Je finirais ce soir à l'hôtel.

Une fois sorti de l'immeuble, je montais dans ma voiture. Je demandais au chauffeur de changer de trajet ce soir.

Il obtempère et bientôt j'arrive devant le lieu dit. Je regarde de nouveau ma montre : 17h59. Parfait. Plus qu'à attendre.

Soudain je la voie sortir du bâtiment et j'en reste bouge-bée. Elle est trop canon dans mon pull. Elle s'arrête sur le seuil de la porte. Sort une clope de son sac et l'allume. Elle commence à marcher.

Elle ne va pas rentrer à pieds quand même ? Pas dans cette tenue. Certainement pas.

Je m'apprête à entrer en scène quand un homme, arrivé de nul part s'approche de Jude. Je me stoppe dans mon élan. Peut-être est-ce son petit-ami ? Non, ce n'est pas possible, après la nuit que nous avons passé.

Soudain le mot "amant" me revient. Je me souviens du post-it qu'elle m'avait laissé.
Merde.
Et si j'avais vraiment été son amant pour la nuit.

L'homme posa sa main sur son bras, mais elle recula. Hein ? Elle fit non de la tête et l'homme sourit. Il essaya de nouveau de l'attraper par le bras et elle se laissa faire.

Du moins c'est ce que je croyais. Le type tira fort et elle manqua de s'écrouler sur le sol. Elle mettait ses mains en avant comme pour le repousser et il n'en fut que plus heureux.

Il mît un bras autour de sa taille, et lorsque son visage se positionna dans ma direction, je compris qu'elle paniquait.

Une rage indescriptible m'envahit et avant de comprendre mon propre geste, je sortais de la voiture.

À moi de jouer.

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