JUDE
Avec Ben, ça fait déjà une demi heure que nous sommes en terrasse et j'ai beau me peler les miches je passe un très bon moment.
Il m'a parlé de ses clients qui n'arrêtent pas de venir en paniquant dans son magasin.
Il m'a aussi donné des nouvelles de ses parents et de sa sœur avec qui j'avais passé Noël l'année dernière.
Ils m'avaient accueilli dans leur maison parce que j'étais seule. Je n'avais aucune famille ici.
Cela me faisais penser que je n'avais pas revu mes parents depuis bientôt 2 ans.
Cela fait cinq ans que je suis à New-York mais je suis rentrée à Noël il y a deux ans. Ils me manquent terriblement. Je n'ai peut-être pas été gâté par des amis géniaux, à part ben et sa bande avec qui je traine des fois. Mais au moins, j'ai eu à la naissance la chance d'avoir une famille aimante et chaleureuse.
Une mère attentionnée, pâtissière, elle me cuisinait des gâteaux quand je rentrais de l'école. Même le dernier jour du lycée !
Et mon père... ah mon père. Toujours la parole ou le mot pour me réconforter. Il a été la pendant tous les moments de ma vie. Et c'est lui qui m'a poussé à partir tandis que ma mère restait un peu retissante à l'idée de couper le cordon.
Je sortais vite de mes pensées lorsque Ben passa sa main devant mes yeux pour m'indiquer l'heure qu'il était.
Putain de merde. 19h.
Je demandais à Ben si je pouvais aller me préparer chez lui. Il acceptait et on se garait en même temps devant l'immeuble.
Une fois la porte franchie, je courais vers la salle de bain. Je ne fus pas surprise de trouver une culotte traîner. Sûrement une de ses nouvelles conquêtes.
À vrai dire ça me faisais même plutôt rire. Quand je pense que ça aurait pu être la mienne si jamais j'avais fini par accepter ses avances.
Je mettais ma robe lorsque Ben entra.
- tu pourrais frapper ! Putain.
- Tu n'avais pas fermé à clé !
- Qu'est-ce que tu veux ?
Je lui demandais pendant que je passais la robe sur mes épaules.
- je viens récupérer ça.
Il me montrait la culotte du doigt et l'attrapait en me faisant un clin d'œil.
- t'es degueu Ben. Vraiment. Je cachais à peine mon sourire.
- C'est pas ce qu'elles disent pourtant.
Nouveau clin d'œil.
- attends... elle est dans le salon... elle est revenue chercher sa culotte ? Je m'exclamais.
- Bah attend une culotte Calvin Klein ça coûte chère ! Il prenait une voix de fausset en prononçant ces paroles.
J'éclatais de rire pendant que je me perchais sur ces hauts talons. Même avec, je lui arrivais en dessous des yeux.
Il plaquait sa main contre ma bouche et me plaquait contre lui. Son autre main sur la peau nue de mon dos juste au dessus de mes fesses. Je n'avais pas encore eu le temps de refermer ma robe.
VOUS LISEZ
Pourquoi pas
Roman d'amourLorsqu'une fille ne croyant plus en rien croise par hasard un jeune millionnaire, cela ne peut que déraper. Il va lui apprendre à aimer. Elle va lui apprendre à lâcher-prise. Ils devront cohabiter dans ce chaos qui leur sert de vie. À marcher ensemb...
