Chapitre 21

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Marie-Irène

        Désolé pour le retard 😅 J'espère que ce chapitre vous plaira
Brefff
Bonne lecture !!!

Je ne pouvais m'empêcher de m'en vouloir pour ce que je faisais subir à Hans. J'aurais aimé lui expliquer. Il aurait sûrement compris que je lui donnais une chance de refaire sa vie avec une autre. En tout cas c'était la seule solution pour qu'il reste vivant.

Il était impossible de faire autrement Gustav me suivait comme mon ombre, analysait tous mes faits et gestes. Cela m'avait poussée à ne sortir qu'occasionnellement pour le travail ou pour me rationner. Je vivais dans la crainte depuis la visite de ce monstre.

Mon sac à la main je traversais au pas de course les ruelles sombres. J'étais de service ce soir là, il fallait bien que je gagne ma vie.

J'enfilai ma tenue de travail dans les vestiaires, avant de rejoindre le zinc accompagnée d'autre serveuses, j'essayai de me fondre dans la masse. Mais cela ne fonctionna apparemment pas.

Ginette m'indiqua une table du doigt, il fallait que j'aille prendre leurs commandes.

Je retins mes larmes, il y avait Hans accompagné de ses collègues dont Gustav qui pointait son regard accusateur sur moi.

J'étais vraiment mal à l'aise. Un boule se formait dans mon ventre à chaque pas dans leur direction. Quand je fus assez proche, je sentis mes joues rougirent à mesure qu'ils m'observaient sans dire un mot. Je me raclai la gorge, tout en essayant de reprendre mon calme :

- Qu'est ce qui vous plairait ?

Hans posa ses yeux sur moi, je sentis immédiatement ma gorge se nouer. Gustav me regardait de son air amusé :

- Huit bières, ma belle.

À peine eut-il prononcé "ma belle" que je sentis la mâchoire de Hans se contracter, ses yeux se dilater.

Mais quel connard ce Gustav il m'utilise comme un objet pour l'énerver.

Je me retournais quand un main se posa sur mes fesses avec une allure de déjà vu. Je ne pus m'empêcher de me touner et de regarder ces hommes de mon regard le plus sombre.

Hans était en colère ses points étaient contractés en direction de Gustav. Heureusement, l'allemand à sa gauche le retenait tout en lui chuchotant à l'oreille des mots qui paraissaient l'apaiser.

Le visage de ce soldat me paraissait étrangement familier. Je l'avais déjà vu quelque part mais où ?

Je revins les huit bières à la main accueillie par les cris de joie des hommes impatients de boire apparemment.

À peine avais-je posé les verres qu'ils se mirent à crier : Prost ! En cœur. J'esquisai un sourire.

Je m'apprêtais à repartir quand Gustav tira une chaise et me força à m'assoir.

Hans lui cria quelque chose en allemand qui ne fut pas efficace.

J'essayais de fuire mais il me ramenait toujours plus contre son corps, tout en riant de Hans qui était hors de lui.

Je pus en profiter pour filer en douce mais ce fut court, Gustav revint à la charge me forçant à dancer en collé-serré avec lui.

Remplis par un sentiment de fureur, Hans se leva pour m'écarter de lui avec la plus grande des douceurs.

Mon cœur battait à cent à l'heure. J'aurais voulu rester dans ses bras mais je ne pouvais être égoïste. Je me dégageais de son étreinte :

- Tu vois elle ne veut pas de toi ! Provoqua Gustav.

C'en était trop je me retournai dans un élan de colère, les points fermés, le regard noir. J'étais submergée par les émotions, l'adrénaline. Ma main vient de poser violement sur la joue de Gustav.

 J'eus à peine le temps de réaliser mon action qu'il fonçait sur moi en furie, il m'attrapa par le col avant de me murmurer :

- Tu apprendras à m'aimer, sinon je te forcerai.

Je pus à peine articuler :

- Ce n'est pas dans l'accord.



Tu tomberas avec moiOù les histoires vivent. Découvrez maintenant