Jeudi 25 septembre 2014 — 10h40
Coucou, cher Journal !
Ma classe est en études depuis cinq minutes maintenant, ou moins, certains élèves de ma classe ont voulu passer les deux heures d'études au CDI pour lire ou pour travailler, tandis que la quasi-totalité, n'ayant pas pu s'inscrire à temps sur la liste des élèves qui souhaitaient se rendre au CDI, restait en salle d'études. Je fais, avec mes meilleurs amis, partie des quelques chanceux qui ont été autorisés à rester au CDI jusqu'à 12h25... et il y a malheureusement Océane avec nous et les cinq autres élèves de notre classe. Super !
Si la documentaliste n'était pas présente, je pense que j'aurais donné un grand coup de manuel de français sur la tête d'Océane pour lui faire payer ses moqueries et sa langue de vipère.
Je vais pouvoir en profiter pour te raconter ma journée, entre deux lectures d'un livre que j'ai emprunté — Le signe des quatre de sir Arthur Conan Doyle — et mon travail sur mon exposé en histoire, en duo avec Xavi. Comme thème, nous avions choisi la civilisation grecque, qui était le programme d'histoire en classe de 6ème.
Mais, avant cela, je vais d'abord te parler de la raison pour laquelle nous faisions un exposé en histoire. J'ai écrit la journée d'hier, mercredi [24 septembre 2014], sur une feuille à part, et que je vais coller à travers tes pages pour que tu connaisses toute l'histoire.
//La veille...\\
Cours d'histoire. C'était pendant l'heure de 10h35 à 11h30. Notre professeur, Monsieur Kristmas, un jeune professeur très sympa qui a été embauché par le collège il y a deux ans seulement, qui avait réussi à se faire aimer de tous ses élèves (même les élèves les plus difficiles l'appréciaient) et de ses collègues, et dont les cours étaient vraiment très intéressants, nous a touché deux mots après nous avoir demandé de nous asseoir et avoir fait l'appel. Le silence est rapidement devenu maître dans la salle de cours. Comme si Gandalf le Gris venait de nous le demander d'une voix ferme.
- Jeunes gens, vous devrez présenter, par groupe de deux, un exposé d'histoire pour la fin de la semaine prochaine, nous avait-il annoncé, et je vous laisse choisir le thème que vous voulez sur ce que vous aviez appris jusqu'à maintenant. Je vous fais entièrement confiance. Votre note comptera pour le premier trimestre — je précise qu'elle sera la même pour les deux élèves qui font leur exposé.
Tout de suite les discussions avaient recouvert la fin de ses paroles. On était surexcités, tous discutaient déjà par rapport au binôme avec qui ils travailleraient (en particulier avec l'un de ses amis, ou du moins avec quelqu'un que l'on appréciait).
Mais Monsieur Kristmas avait vite coupé court à notre enthousiasme :
- Mais, avant que vous ne choisissiez vos thèmes, je ferai moi-même les binômes. Je sais que certains d'entre vous voulaient travailler avec sa copine ou son copain, avait-il ajouté en voyant que nous soufflions, la mine dépitée. Mais je tiens à ce que vous fassiez connaissance avec la personne avec laquelle je vous mettrai. Je vais vous appeler un par un...
Grâce à la liste d'élèves de notre classe (nous étions 26 élèves), Monsieur Kristmas choisit nos binômes et les appela les uns après les autres, y compris nos propres binômes :
Naomi Angais — Sally-Anne Blanc
Xavi Bianchi-Candice — Félicia Starling
Océane Clarkson — Hoshi Orieux
Marion Orléans — Arthur Piqué
Avec Arthur, Marion et Xavi, nous avions tous les quatre été mis ensemble, excepté Sally qui avait été placée avec Naomi, une élève de notre classe très douce et sympathique d'origine indienne, toujours prête à aider. Je connaissais Naomi, elle était avec moi, Hoshi et Arthur à l'école primaire, on savait qu'elle ne ferait pas de mal à une mouche. On en avait touché deux mots à Marion et à Sally, le jour de la rentrée, et elles ont accepté sans mal la présence de Naomi quand elle nous rejoignait avec ses meilleures amies, Julie Morbihan (une autre fille que je connaissais du primaire, aussi) et Skye Arramburo, voulant éviter à tout prix Océane et compagnie ou des garçons qui les harcelaient. On s'entendait bien avec elles, surtout Marion ; elle les a, à notre plus grande surprise, acceptées très vite.
Par contre, je plaignais énormément Hoshi, qui se retrouvait avec cette garce d'Océane. Celle-ci n'était d'ailleurs pas enchantée d'avoir été mise en duo avec ma meilleure amie. Elle avait même essayé de changer de binôme en le demandant à Monsieur Kristmas ; notre professeur d'histoire avait alors refusé tout net, disant qu'elles devaient faire un effort pour travailler ensemble, comme tout le monde, et apprendre à se connaître.
Le pauvre, s'il s'était informé sur le véritable comportement d'Océane, il ne dirait pas ça ! C'est mal connaître cette idiote. Mieux valait se tenir loin d'elle, si on ne voulait pas qu'elle nous casse du sucre sur le dos.
Alors que les binômes s'installaient côte à côte pour discuter du thème à choisir pour leur exposé, ce jour-là, Océane avait bien fait comprendre à Hoshi qu'elle n'acceptait pas la décision de Monsieur Kristmas. Ce n'étaient pas les mots exacts, mais elle avait sorti quelque chose du style :
- Je refuse de travailler avec toi, Hoshi ! avait-elle rétorqué, pleine de mauvaise foi. Vu ton niveau en histoire, tu vas gâcher tout l'exposé.
- Oh, je te rassure, je n'en ai pas plus envie que toi, Océane, avait ironisé ma meilleure amie en guise de réponse, lui lançant un regard meurtrier.Sauf que moi, au moins, je travaille mes cours pour avoir de bonnes notes aux contrôles, à la différence de « certaines personnes » qui préfèrent manipuler les autres et leur dire des horreurs avant de les poignarder dans le dos. Tu peux dire des mensonges pour avoir tout le monde à tes pieds, mais tu ne m'auras pas !
Océane était devenue rouge cramoisi. A sa tête, j'avais saisi que les dernières paroles de Hoshi avaient fait leur effet. Ça décrivait parfaitement cette peste qui, comme l'a dit Hoshi, ne révisait pas beaucoup et ne faisait rien pour, ni pour faire remonter ses notes qui, pour l'instant, ne dépassaient pas les 10/20.
Avant qu'Océane n'ait pu rajouter quoi que ce soit pour se défendre, Hoshi l'avait coupée en disant :
- Mais bon, comme nous n'avons pas le choix, essayons au moins de nous mettre d'accord pour le thème de notre exposé et de s'entendre pour travailler. Qu'est-ce que tu en penses ?
C'est là-dessus qu'elles s'étaient mises d'accord, pour le bon déroulement de l'exposé à préparer. Je ne connais cependant pas le sujet qu'elles ont choisi ; Hoshi ne voulait pas m'en parler, et refuse toujours d'en toucher deux mots. Ce n'est pas son truc, pourtant, les cachotteries. (Sauf si Océane l'y a obligée à ne rien dire !)
//Retour au présent\\
Je reviens plus tard, cher Journal, Xavi m'appelle pour chercher de nouvelles infos pour notre exposé.
18h12
Dès que je suis rentrée à la maison, après que le bus de campagne m'ait déposée à mon arrêt de bus habituel avec mes amis (excepté Xavi, qui habite Cour-Cheverny), je me suis attelée aux devoirs prévus pour le lendemain ainsi que pour lundi prochain. Je prendrai ainsi de l'avance dans mes cours. Et j'en profite également pour continuer l'écriture de ma journée.
Comme je te l'ai dit ce matin, j'ai eu deux heures d'études, de 10h35 à 12h25, ma prof de français étant absente. On a appris en cours d'anglais, de 8h30 à 9h25, de la bouche du proviseur qui s'était déplacé jusqu'à la salle où l'on se trouvait pour ce cours-là, qu'elle avait eu un accident de voiture hier midi, alors qu'elle venait de partir du collège pour rentrer chez elle. Elle est à l'hôpital actuellement, elle est hors de danger. Mais il n'empêche que nous avions tous été choqués d'apprendre la nouvelle. L'heure suivante, de 9h25 à 10h20, c'était espagnol, suivie de la récré d'un quart d'heure ; plus de la moitié de la classe l'avait choisie en seconde langue (la LV2, « langue vivante 2 », pour les ignares), depuis l'admission en classe de 4ème.
Pour notre plus grande joie, Océane ne l'a pas prise parce que, à sa rentrée en 6ème, elle avait jeté son dévolu sur la 6ème bilingue... c'est-à-dire l'allemand en LV2 dès la 6ème. Ce qui veut dire que c'était mort pour se prononcer sur l'espagnol, dès que l'on arrivait en classe de 4ème.
Ça, au moins, c'était génial. On n'aurait donc pas à la supporter.
Après le repas et la récré, se déroulant durant la tranche horaire de 12h25 à 13h45, nous nous étions ensuite rendus en cours d'arts plastiques. C'est l'un de mes cours préférés ! On pouvait dessiner ce qu'on souhaitait, en suivant notre imagination, avec des consignes à respecter. Et Monsieur Boutier, notre professeur d'arts plastiques, était fantastique. Il est capable de faire aimer ses cours en un claquement de doigts.
Cours d'histoire de 14h40 à 15h35 (Monsieur Kristmas nous a autorisés à travailler sur l'exposé en nous rendant au CDI, dont il a réservé la place aux ordis pour l'heure), pause d'un quart d'heure, et enfin cours de latin de 15h50 à 16h45. (Là aussi, le latin, c'est une option que l'on peut prendre dès la classe de 5ème). A la fin des cours, les élèves habitant Blois ou dans sa périphérie, où les lignes de bus de ville passaient, partaient à pied ; pour ceux qui habitaient la campagne, ils doivent faire la queue pour chaque bus de campagne. Mes amis et moi en faisions partie. Comme Cheverny est sur le même trajet que Cour-Cheverny, on prenait tous le même bus.
Que d'émotions ! Ça fait du bien de coucher tout ça sur papier. Je n'aurais jamais cru que tenir un journal intime serait bénéfique...
Enfant, j'avais des petits cahiers que j'illustrais avec des dessins et de brefs résumés de mes journées, dont des anecdotes qui m'ont beaucoup marquée. A l'époque je faisais des fautes d'orthographe qui se voyaient à des kilomètres à la ronde. Grâce aux petites méthodes de maman, cependant, sur le français, et le fait que je lis énormément, mon orthographe s'est améliorée depuis l'école primaire.
Ah. Actarus vient de se réveiller et veut son biberon - je peux l'entendre à des milliers de kilomètres. Maman et Stacy ne sont pas là, elles ont été retenues à leur travail. J'ai donc récupéré mon petit frère chez la nounou, à qui j'ai donné le pourboire que maman m'avait confié, au cas où elle ne serait pas rentrée avant moi, le soir. (Excepté le mercredi, où je rentre le midi.) J'ai vite pris l'habitude, depuis la rentrée des classes.
Hasta la vista, baby ! 😘
Félicia
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𝐿𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙 𝑖𝑛𝑡𝑖𝑚𝑒 𝑑'𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑢𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑒́𝑐𝑟𝑖𝑣𝑎𝑖𝑛𝑒
Jugendliteratur« Félicia Starling est une collégienne sans problèmes. Elle a ses amis, ses amours, ses emmerdes... comme tout le monde ! Afin de faire passer le temps, elle écrit ses journées dans son journal intime. Page par page, on découvre une adolescente comm...
