19/ Désir encore

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Ce sont ses caresses qui me réveillèrent. Je continuais à garder les yeux fermés pour la laisser faire selon son envie, pensant que je dormais encore. Elle touchait mon torse du bout des doigts, en passant sur mes flancs, mes abdominaux. Mon ventre se contracta sous la chatouille.
-T'es réveillé ?
-On dirait bien, répondis je en ouvrant les yeux.
-Tu veux manger ? proposa-t-elle.
-Absolument, acquiesçai-je avec un grand sourire gourmand.
D'un mouvement rapide, je la mis sur le dos et commençai à picorer son cou.
-Comment veux tu que je te prépare le petit dej' si tu me sautes dessus ? dit-elle en riant.
-D'abord je veux te manger toi ! Expliquai-je entre deux bisous.
Mes baisers devinrent plus sensuels alors que ma main empaumait son sein gauche. La douceur de cette caresse m'émouvait toujours. Ma main était pile à la bonne taille et son sein l'emplissait parfaitement. Ses gloussements firent place à des gémissements annonciateurs de désir. Ma bouche se saisit du téton. J'alternais entre ses seins pendant un long moment, agaçant ses pointes avec mes mains, ma langue, mes lèvres, mes dents. Elle gémissait fort, caressait mes cheveux. Je descendis, ne m'arrêtant qu'un instant pour visiter son nombril, jusqu'à son mont de Vénus. J'insinuais mon majeur entre ses lèvres intimes qu'il trouva bien lubrifiées, très réceptives. Mon doigt fut vite remplacé par ma langue. Je découvrais enfin son gout subtilement sucré.
-Oh oui, continue, soupira-t-elle en écartant davantage ses jambes, impudique.
Je léchais sa fente gonflée, de bas en haut, m'arrêtant juste au niveau de son bouton durci. Puis j'embrassais son clitoris, ma langue tournait dessus, mes lèvres l'aspiraient. Ensuite mon majeur la pénétra, cherchant son point sensible. Il fut bientôt rejoint par l'index. Je l'entendais gémir, soupirer, son goût délicat inondait ma bouche, son odeur envoutante emplissait mon nez. Tous mes sens étaient tournés vers elle, à son écoute. La sentir ainsi offerte m'excitait terriblement. Son bassin accompagnait mes léchées, me renseignant sur le rythme à adopter, celui-ci devint bientôt plus désordonné. Elle cria, annonçant la vague orgasmique :
-Oh oui, Matt, encore, Maatt, ouiii !
Mes doigts la quittèrent. Le temps que le calme revienne, j'embrassai son ventre. Je remontais à sa hauteur. Elle ouvrit les yeux, elle se mordait la lèvre. Ses yeux étaient magnifiques, lumineux, pétillants, ses joues rosies par le plaisir. Elle était superbe.
Ma queue s'impatientait à l'entrée de sa grotte, attendant son invitation qui ne fut pas longue à venir. Ses jambes s'enroulèrent autour de moi, me pressant contre elle. J'entrais doucement, je glissais en elle, retrouvais sa chaleur, sa douceur autour de mon sexe. Elle m'embrassa tendrement, langoureusement, goûtant son propre jus dans ma bouche.
Je faisais durer le plaisir, n'accélérant pas trop. J'aurais aimé lui faire l'amour pendant des heures, prendre encore plus mon temps mais c'était trop bon, je ne tiendrais pas. Sentant que mon corps allait bientôt capituler, je calmai le jeu et me redressai.
-Tourne –toi, lui dis-je la voix rauque.
Lentement elle pivota sans m'expulser hors de son corps, faisant passer sa jambe droite devant moi et s'allongea sur le ventre, les jambes l'une contre l'autre. La pénétration plus profonde ne me permettrait pas de durer mais j'aimais cette position et je voulais voir si c'était son cas aussi. J'aimais maitriser la profondeur de la pénétration, jouer à l'entrée de son vagin ne faisant glisser que mon gland ou m'y enfoncer jusqu'à la garde d'un coup, provoquant un cri de plaisir. De plus, j'avais une vue incroyablement excitante sur son cul et la chute de ses reins, ce qui me stimulait au plus haut point. Elle cambra son dos, rendant l'angle plus agréable encore et je sentis ses doigts s'activer sur son bouton. Apparemment elle partageait mes goûts car après seulement quelques allers-retours je sentis les muscles de son vagin se comprimer en spasmes violents, elle hurla sa jouissance dans le coussin. Je fus alors pris de frénésie et l'agrippant par les hanches, je lâchai les chevaux. Au lieu de me repousser, trop sensible après son orgasme, elle cria de plus belle comme si mon envolée prolongeait sa jouissance. Le plaisir monta et m'envahit rapidement.
Je m'écroulais sur elle, faisant attention de ne pas l'écraser m'appuyant sur mes avant bras de chaque côtés de son visage. Je sentais son souffle sur ma peau, elle avait du mal à reprendre sa respiration, gardant les yeux clos. Je me tournais sur le côté, la libérant de mon poids. Ma main caressait sa joue tendrement, contrastant avec la fougue des instants précédents. Elle était si belle, si douce mais si passionnée aussi. Elle était celle que j'attendais depuis toujours sans oser y croire. A cet instant j'aurais voulu lui dire que je l'aimais, j'aurais surement dû lui dire, mais les mots ne parvinrent pas à franchir ma bouche.
Pourquoi était-il si dur de lui confier mes sentiments ? Pourquoi avais-je si peur de me dévoiler ?
Ses yeux s'ouvrirent et elle me sourit :
-Maintenant tu le veux ton petit dej' ?
J'éclatai de rire et approuvai.

Les yeux de Lola Des histoires addictives. Découvrez maintenant