Chapter 36: I'm still a virgin, shit!

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LISEZ LA NOTE À LA FIN!!! IMPORTANT!!!

Mon cerveau a, semble-t-il, coupé la connexion avec le reste de mon corps. Je sais que je devrais arrêter Calum, mais je ne peux tout simplement pas. Mes vont toutes seules suivre la forme des muscles du ventre et du torse dénudés de Calum alors que les siennes caressent mon dos. Et ses caresses m’empêchent de réfléchir, elles m’empêchent d’aligner deux pensées cohérentes. Mon corps est parcouru de frissons et ma peau se hérisse à chacun de ses touchers. Et c’est juste magnifiquement magique.

Puis, soudain, les baisers cessent et Calum pose son front contre le mien. Sa respiration est aussi erratique que la mienne et je sens son torse se soulever et se baisser au-dessus de moi. Ses avant-bras sont posés à côté de ma tête, sur la matelas, pour soutenir son poids.

-       Si… si tu veux arrêter, murmure Calum d’une voix douce, c’est maintenant, parce qu’après, je ne pourrais plus m’arrêter.

Et j’ai l’impression que la connexion a été remise entre mon cerveau et mon corps puisque je hoche la tête et murmure en rougissant malgré le noir en me rendant compte du fait que nous étions prêts de faire ça :

-       Je… je suis désolée mais… je ne suis pas prête.

-       Eh, c’est pas grave hein ! Je comprends et j’attendrai tout le temps qu’il faudra ! me rassure Calum en repoussant une mèche de cheveux de mon visage. Je t’aime, my little frenchy.

Puis il se laisse tomber sur le côté et m’attire dans ses bras. C’est comme ça que je m’endors, blottie dans les bras de mon merveilleux petit-ami, ma tête enfouie dans son cou.

*

*    *

Quand j’ouvre les yeux, sept heures plus tard, je suis face à Calum en train de sourire dans son sommeil. Ses cheveux en bataille vont sur son front et ses longs cils reposent sur ses joues. Qu’est-ce qu’il peut être beau quand même… Je dépose un léger baiser sur son front avant de sortir du lit. Avant de sortir de la chambre, j’enfile un tee-shirt à Calum et prends des affaires de rechange avant d’aller dans la salle de bain. J’ai bien besoin d’une bonne douche froide.

Lentement, je passe devant les chambres dont les occupants sont encore endormis. Je ne sais vraiment pas pourquoi je me réveille toujours aussi tôt en ce moment… Pourtant, je n’ai pas l’habitude de faire d’insomnies ou de cauchemars. À vrai dire, je ne rêve pas vraiment souvent. Ou alors, si je rêve, je ne m’en souviens pas lorsque je me réveille.

Je soupire avant de fermer la porte de la salle de bain, de me déshabiller et de rentrer dans la cabine de douche. Lorsque l’eau chaude commence à couler sur mon corps, je sens mes muscles se détendre peu à peu, lentement. Je ferme les yeux et lève le visage vers le jet pour laisser l’eau couler sur mon visage.

Après m’être lavée, je m’enroule dans une serviette blanche moelleuse. En soupirant de bonheur, je me sèche avant d’enfiler les habits que j’avais pris soin d’apporter. Puis j’étends ma serviette et attache mes cheveux encore humides en queue de cheval haute pour qu’ils ne mouillent pas le dos de mon débardeur.

En sortant de la salle de bain, je n’entends aucun bruit. Ils ne sont donc toujours pas réveillés… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire en attendant qu’ils se lèvent ? Mon ventre répond à cette question pour moi et je me dirige silencieusement vers la cuisine.

La maison toute entière est plongée dans le noir et seuls quelques rayons de lumières passent entre les rideaux d’épais tissus bleu foncé. Je n’ai jamais vraiment aimé le noir. Il peut se cacher tellement de choses dans les ombres et dans les coins sombres… Je pense que mes cauchemars d’enfance ont dû trop me marquer… Pourtant, en parallèle, je trouve la nuit tellement plus calme que je jour. La nuit, le monde dort et seules quelques rares personnes sont réveillées. Les routes sont désertes, les lumières des maisons éteintes, la vie de la plupart des gens est en pause. Et à cet instant précis, alors que j’arrive dans la cuisine sombre et que je suis la seule réveillée dans cette maison endormie et silencieuse, je me sens en paix autant avec le monde qu’avec moi-même.

Last chance in AustraliaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant