Club Mystère

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-Tu rentres tard! Fut la phrase qui accueillit Hataru lorsqu'elle poussa la porte de son appartement. J'ai faim, moi.

-Tu es consciente que tu peux cuisiner toi même, Lucie? Soupira Hataru.

-Certes. Mais je ne suis pas sûre que tu apprécierai beaucoup mes talents culinaires. 

-C'est ça, d'avoir eu un cuistot à la maison pour faire ses plats pendant toute sa vie. Rétorqua son amie en haussant les épaules. 

-Hey! S'insurgea Lucie. Je dis pas que c'est faux, mais n'ose pas me dire que tu adorais pas les plats de Samy.

-Au contraire, ils étaient délicieux. Répondit Hataru, déjà en train de saliver alors qu'elle enfilait son tablier. Mais je pense qu'il aurait pu te léguer au moins un dixième de son savoir histoire que tes talents culinaires permettent au moins ta survie. 

-J'ai bien survécu pendant deux ans avant que tu arrives. Se défendit Lucie.

-Et tu es devenue une habituée dans la moitié des restaurants du campus, oui. Railla Hataru. Bref, on mange des ramen, je n'ai pas trop faim. 

Lucie passa sur le fait que les ramen d'Hataru étaient généralement assez larges pour la nourrire pendant deux repas.

-Pas faim? Petit passage au club cuisine, ça, je reconnais. Comment s'est passée votre visite des clubs, du coup?

-Plutôt bien. Et oui, le club cuisine est celui qui m'a le plus tapé dans l'oeil. Il m'ont fait manger un katsudon... de toute beauté. 

-Ca devait être un assez gros katsudon pour caler ton appétit d'ogre.

-Oh, non, pas tant que ça. J'ai croisé une fille qui se faisait un nabe sur le chemin du retour, et j'ai pas pu résister.

-Attends. Interrompit Lucie. Tu es rentrée chez quelqu'un pour lui piquer une partie de son nabe?

-Oh, non, elle cuisinait sur un petit réchaud à bois, sur la grande esplanade du campus.

-T'es sûre que c'était pas une sdf à qui t'a chourré sa bouffe?

-Elle a dit qu'elle était en deuxième année! Se défendit Hataru. Et puis, son nabe était délicieux, et elle a dit qu'elle en avait trop pour le finir seule de toute manière. Mais c'était vraiment sympa, manger un nabe bien chaud, dans le froid, avec les étoiles, le fuji et les feuilles mortes... une ambiance vraiment unique.

-Je suis à peu près sûre que faire un feu sur le campus est illégal. Fit remarquer Lucie.

Hataru haussa les épaules.

-Ça, j'en ai pas la moindre idée. Elle avait pas vraiment l'air de craindre que qui que ce soit ne la trouve, cependant. 

Lucie continua à fixer Hataru, d'un regard suspicieux. 

-Tu sais, tu devrais arrêter d'accepter la nourriture de la part de n'importe qui. Ça va mal finir, un de ces jours. 

-Rho, arrête un peu, qu'est ce que tu voulais qu'elle me fasse? Qu'elle m'empoisonne? On est au Japon, pas à Ilica. Le taux de criminalité est quasiment nul depuis des décennies. Et puis, tu n'en sais rien, peut être qu'elle a une autorisation. Elle avait l'air de faire ça souvent. 

-Je ne suis pas totalement sûre de ce que j'avance, mais il me semble qu'il faut faire partie d'un club ou d'une association pour obtenir une telle autorisation. Répondit Lucie. Je pense pas que l'administration distribue des autorisations de faire du feu au premier venu. 

Hataru resta immobile un court instant, s'interrompant dans la préparation de son ramen. Puis, elle se reprit.

-C'est peut être ça. Je demanderai à Mayuri si elle fait partie du club cuisine. 

Auprès du feuDes histoires addictives. Découvrez maintenant