BARREAU 7

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Jordan se tient assis, devant moi, fixant mes yeux des siens. Je ne sais pas pourquoi il a décidé de me parler, mais tout ce que je sais c'est qu'il possède encore cet air inquiet et qu'il ne m'a pas quitté des yeux de la journée. Il ne dit rien, pourtant je comprends absolument tout uniquement en fixant ses pupilles. Il réfléchit, ça se voit. Et j'ai peur des mots qu'il souhaite prononcer, des mots qu'il a l'air de choisir avec prudence dans sa tête.

Je détourne le regard car ses yeux m'embarassent, dans son regard, il y a cette impression de lecture. Qu'il réussi à lire la chose la plus intime, la plus secrète au profond de mon être tout entier.

Je sens monter en moi une petite chaleur, réussissant à éteindre le froid de l'angoisse qui s'était durement logé dans le creux de mon estomac. Sa présence me réconforte, à chaque fois, et je n'ai jamais su mettre la main sur la raison qui fait que.

— Oh, les gars, vous êtes là. Je vous cherchais !

Quelqu'un le coupe soudainement dans son élan, alors qu'il allait tout juste commencer à parler. C'est Théodort. Jordan et moi-même nous retournons vers lui, et il nous fixe avant de se racler la gorge.

— C'était très gay votre contact visuel à tous les deux. M'enfin bref ! Je me demandais ce que vous vouliez pour bouffer ce midi, genre en commande UberEat.

On n'avait pas réalisé que le temps s'était passé aussi vite. Il était dix heures et demi lorsque nous nous sommes installés ici. On a acquiescé, j'ai laissé ma commande mais Jordan s'est levé et s'est dirigé vers la porte, là où le reste des membres du loat venait écrire sur papier ce qu'ils voulaient. Je l'ai suivi. Et plus j'avançais, plus la porte se rapprocher et plus la chaleur dans mon ventre s'était évanouie. J'entends les autres rire, se lancer quelques taquineries et énumérer le prix total de la commande final.

—————

Le soleil commence à s'estomper. Le jour s'éteint, s'efface, entraînant avec lui mon calme pour laisser place à la douleur. Jordan ne m'a pas parler depuis que nous avons mangé ce midi-là. Et maintenant que nous sommes tous les deux, il ne me parle toujours pas.

Pourtant je sens que quelque chose le démange. Qu'il a envie de poser une, ou des questions. Qu'il veut savoir ce qu'il se passe avec moi.

— Théo. T'es triste en ce moment, ou angoissé ou je-ne-sais-trop-quoi ? T'as l'air pas très bien depuis un moment.

— Hein ? Non, je vais bien, ai-je répondu.

— Tu me certifies que ça va ? Pas de mensonges entre nous, gros.

— ...Non, ça va pas trop ouais.

Pour la première fois, j'ai réussi à m'exprimer à mon meilleur ami, à lui dire que tout ne va pas aussi bien que je le souhaiterais.

Il ne me répond pas après ça. Il ne fait que me regarder, puis il me fais signe de venir. Alors je me lève de mon siège, puis, me frayant un passage entre quelques cartons, je me fige à quelques pas de lui. Espace vite réduit par sa personne qui, brusquement, est venu m'enlacer.

Je ne vous cache pas être très surpris de son geste. On a pour habitude de se tenir les mains, se tenir les épaules, se faire des câlins mais c'est toujours dans un sens taquin. Là, la situation est tout autre et putain, qu'est-ce que je me sens bien. Là, tout de suite, je ne ressens plus rien de négatif.

J'ai encore quelques douleurs ventrale, et je sens encore l'angoisse traverser mes veines mais on dirait que, pendant un court instant, Jordan agi comme anesthésiant.

Et je me surprends à penser que je voudrais être enlacer de cette manière bien plus souvent, par lui... qu'il ne me lâche plus jamais. Oui, plus jamais.

𝗘𝗖𝗛𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗗𝗘 𝗟'𝗔𝗡𝗚𝗢𝗜𝗦𝗦𝗘︕  𝗃𝗈𝗒𝗌𝗍𝗎.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant