« Désolé. »
Fut le seul mot qu'Hawks arriva à prononcer alors que son portable vibrait sans interruption depuis au moins une bonne dizaine de minutes en pleine réunion au sommet.
Autour de lui, des visages courroucés et sévères lui demandaient très clairement de faire taire son appareil transformé en sex-toy fou. La directrice tapait du pied, un sourcil relevé et lui faisait signe d'enfin faire quelque chose de son appareil qu'il tenait comme un con dans ses mains gantées pour essayer de l'étouffer du mieux qu'il le pouvait. Évidemment, le résultat ne fut pas convaincant et au contact du cuir dur, le cellulaire faisait bien plus de bruit qu'il ne l'aurait à la base dû. Le blond la fixa, elle répondit à son regard et le rouge monta aux joues de l'oiseau qui se leva pour quitter la pièce sous un silence de plomb.
Il revint une petite minute plus tard, se rassit, mais au moment où la cheffe du lieu voulu se faire entendre, le spectacle recommença au grand damne de tous qui se firent entendre d'un soupire commun.
« Éteins-le, c'est pas compliqué. Râla le secrétaire général qui se fit répondre d'un geste de la directrice, coupant Keigo dans son élan de justification alors que le smartphone hurlait ses vibrations comme un beau diable.
-Il ne peut pas. S'il y a urgence, il doit répondre. Mais au vu de son attitude, je pense que ce n'est pas une mission qui l'appel. Hawks ?
-Désolé, c'est très personnel. »
Sourit-il de gêne alors que les hommes présents levaient les yeux au ciel et que les femmes, jeunes ou non, baissaient la tête de frustration. Toutes ? Non. La mère autoproclamée du piaf tendit la main, le visage fermé d'une grimace sévère. Et là, le jeune homme blond sut qu'il retournerait en enfance. Et comme tout enfant, il refusa, voulant garder son bien.
« Donne.
-Non.
-Keigo, tu donnes.
-Non.
-Alors arrête de donner ton numéro de téléphones à tes conquêtes d'un soir ! Dis enfin à tes poules de ne plus t'appeler pour gérer leurs frustrations ou alors diminue ton poulailler ! S'agaça le secrétaire tandis que tout le monde approuvait d'un hochement de tête. Ce n'est pas la première fois que ça arrive en plus ! Grogna-t-il enfin plus pour lui-même.
-Ce n'est pas parce que personne ne veut de toi mon grand que tu dois placer ta frustration sur moi. Ne put s'empêcher de rétorquer le héros qui venait juste de repérer que son téléphone s'était enfin tut. Le secrétaire voulu parler, mais la directrice l'amena à définitivement la fermer d'un regard noir en biais.
-Ce n'est pas le moment de se battre pour des enfantillages. Keigo, la prochaine fois que ça sonne, important ou pas, je réponds.
-Mais...-
-Fin de la discussion. Reprenons. Comment se passe ta mission d'infiltration du Front ? »
Et comme une réponse, le portable se mit de nouveau à vibrer. D'une poigne de fer, elle prit l'appareil après un long tour de la table sous les piaillements déçus et alertes de son oiseau fétiche. Elle sortit de la salle, poursuivit par le héros et décrocha, voulant un ton sec et bien plus qu'autoritaire et courroucé.
Elle attendit tout de même que l'autre commence et sous le regard implorant de son blond de héros numéro deux du classement et meilleur espion, elle se demanda si elle avait bien fait, ainsi que ce qu'il avait à cacher.
« Ouais, le piaf, t'as pas répondu à ma question. Lubrifiant ou pas du coup ? »
Ses yeux s'agrandirent et elle jeta un regard noir au blond qui couru à une fenêtre et s'envola plus loin pour tenter de sauver son cul, comprenant très bien qu'elle avait comprit qu'il avait comprit qu'elle avait comprit qu'il était dans la grosse merde pour une phrase seule.
La directrice, sur ses talons serrés et dans son tailleur bien coupé, couru comme elle le put jusqu'à ladite fenêtre pour hurler son mépris et son mécontentement.
« Pas de nouvelles, bonne nouvelle, hein ?! C'était bien tes mots ?!! Reviens ici tout de suite espèce de sale gosse ! Héros de pacotille ! Oiseau inutile ! S'époumona-t-elle sous les regards interloqués de tous, très peu habitués à ses crises de colère contrairement à Keigo qui ne l'entendait déjà plus, petit point dans l'horizon.
-J'imagine que t'es occupé du coup... Constata la voix à l'autre bout du fil. La directrice répondit.
-Toi. Tous les deux, vous êtes face à de très gros ennuis. Vous allez prendre cher !
-Du coup... Constata l'autre à l'autre bout du fil, ne semblant pas concerné du tout par la situation. Lui et son flegme, s'en battant les couilles, comprirent une chose qu'ils firent savoir d'un ronronnement, un sourire dans la voix. Hawks était bien un espion ?
-Merde !! »
La directrice était en furie alors que le téléphone d'Hawks riait.
Ouais, ils étaient tous dans la merde. Tout ça à cause des vibrations d'un putain de téléphone.
Texte court, mais je trouvais amusant de ne pas parler de choses trop cochonnes avec ce mot là. Du coup, comme vibration est souvent associé à des jouets sexuels, j'ai préféré détourner un peu le truc et m'imaginer qu'une potentielle traitrise d'Hawks pour son camp soit découverte comme ça me faisait sourire.
Sinon, qu'avez-vous pensé de cette case? J'ai hâte d'avoir vos avis!
Prochain chapitre; Coton!
J'ai hâte de vous retrouver en commentaire, sinon, je vous dis à demain pour le prochain chocolat!
Sica
VOUS LISEZ
Calendrier de l'Avant
HumorParce que l'on a tendance à l'oublier, noël arrive avec ses cadeaux, ses chocolats et ses fêtes de famille qui je l'espère pour tous, seront réjouissantes. En attendant ces beaux jours, je vous propose un petit calendrier de l'avant avec pour couple...
