Keigo ne se souvenait pas réellement de sa vie d'avant être entré dans ce monde, dans ce cercle de feu où chaque année, ils priaient leur désespoir en espérant un jour voir apparaître un être de la nuit. Il ne se souvenait pas de ses beaux jours d'enfance qui avaient finit au moment où sa mère l'avait mené au milieu de ces riches personnes qui n'avaient trouvés mieux que de le marquer du sceau de la croyance aveugle et qui lui avaient appris que rien n'existaient en dehors des rituels et des long manteaux blancs aux capuches larges.
Ses souvenirs, toujours vague, toujours flou, se promenaient de longs couloirs aux grandes chambres vides pour ensuite rejoindre cette crypte, rejoindre ce cercle d'humain réunis autour d'un pentagramme de chandelles qui harmonisaient leurs voix en un chant dont il ne comprenait pas les paroles. On lui avait dit un jour de chanter, alors, il avait chanté et plus il réfléchissait à ses origines, d'où il venait, plus le long chemin le ramenait là, entre les pierres épaisses suintantes d'humidité.
Il avait oublié inconsciemment une vie extérieur, une vie passé pleine de doute et de douleur, enfin, c'était pour se protéger qu'il avait embrassé totalement à son adolescence la cause d'une défunte mère qui l'avait bercée sous la marque de la bête, lui disait-on. Rien n'existait mis à part la confrérie bestiale. Rien n'existait et dans les écrits bibliques ainsi que la vie des hérétiques, il se serait perdu loin de la puissance promise par les êtres de la nuit.
Keigo ne se souvenait pas, suivait les ordres, mais voyait de jour en jour que ces codes ne menaient à rien et avec horreur, il constatait le malheur qui emplissaient les yeux des plus fervents, tous prêt à punir qui ne châtiait pas assez son prochain. Une secte. Voilà ce qui avait volé ses souvenir sous le seul bon vouloir d'une mère morte dont il ne se souvenait même plus.
Il avait pensé à fuir, à raccrocher le manteau blanc, la grande capuche et laisser sa place suprême de numéro deux de ce monde pour embrasser enfin la lumière sans pour autant retomber dans les tourments d'une croyance, d'une quelconque religion qui apparaissait comme des milliers de sectes supplémentaires. Il voulait vivre loin de l'immortelle promesse et progresser seul. Aimer, voyager, vivre dans une grande maison baignée de lumière presque flottante dans les nuages et faite d'aucune pierre, sans cave pour conserver le vin.
Mais il avait été prit sur le fait. Marqué du fer, dans les bains, il s'était griffé à presque s'en arracher la peau pour au moins barrer ce sceau haït. Il haïssait ce monde et ne croyait ni aux anges, ni aux démons, car aucun ne répondait aux prières incessantes des bons comme des mauvais. Il ne savait quels sacrifices supplémentaires il leur faudrait pour un jour voir les êtres noirs, les êtres blancs. Il revenait de toute façon tous au même et jamais, même brûlé par les flammes de ces chandelles autrefois chéries, il ne croirait en eux ne serait-ce qu'un jour de plus.Il ne fit pas un cris lorsque la chaleur rouge et orange vint lui grignoter les pieds pour remonter le long de son dos, se servant de ses jambes pour atteindre ses omoplates. Il se contenta de fermer les yeux et de souffler pour au final rire et proférer des paroles sans sens pour son cœur mais qui lui permirent d'entendre les lamentations de ce qui fut un jour les siens.
« Si les démons existent, chose dont je doute de toute mon âme. Que l'un d'entre eux s'éveille et abat de sa force et de mon glaive vengeur les hommes et les femmes qui m'ont placés entre les flammes des enfer. »
Une bourrasque de vent jaillit du sol et déploya le feu de son dos en deux immenses ailes d'un rouge flamboyant. Sans rien y voir, juste en sentant l'odeur du sang, de la mort et la douleur de son corps, il se fit soulever et sous l'étonnement et l'effroi de ceux mourant comme on lancerais une chaîne de dominos, ses jambes devinrent animales et ses pieds serres tandis que le feu devint plumes.
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Calendrier de l'Avant
HumorParce que l'on a tendance à l'oublier, noël arrive avec ses cadeaux, ses chocolats et ses fêtes de famille qui je l'espère pour tous, seront réjouissantes. En attendant ces beaux jours, je vous propose un petit calendrier de l'avant avec pour couple...
