26. On t'aime beaucoup Ana

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- Oh! Qu'est-ce qu'on se retrouve.

- Ana. Tu ne m'avais jamais parlé de ce charmant jeune-homme, dit mon père. Allez, viens ici. Assieds-toi.

Je ne bouge pas, ne parle pas, je pense même avoir retenu ma respiration, mes yeux ne pouvant tout simplement pas se décrocher des siens.

- Ana! Ton père te parle, me dit ma mère en me secouant un peu sur les épaules.

Je sors de ma torpeur mais ne bouge pas d'un poil.

- Je...oui...non.

- Tu es venu en criant et maintenant, tu ne peux même pas sortir une phrase complète et sensée, dit ma mère avec un rire gêné.

- Je... je devrais d'abord me changer, ça serait préférable, dis-je toute tremblante.

- Ce n'est pas la peine, pas besoin de vous dérangez vous savez ? ajoute-t-il avec son éternel sourire narquois.

- C'est vrai ma chérie, aquiesce mon père, tu sais, le charman jeune-homme, euh... Allan, c'est bien cela? Demande mon père avant de continuer après l'approbation du concerné. Il nous a parlé de la dernière réunion que vous avez eu et la façon avec laquelle tu as laissé tout le monde sans voix. Ils étaient tous impressionné apparrement, dit mon père avec joie et fierté.

Oh! Il lui parlait donc de ça! Quoi de mieux à raconter à mon père pour le mettre en confiance? Papa épprouve pour moi un amour incomparable, étant sa fille unique, il a toujours essayé de me protéger et de prendre soin de moi, je suis sa plus grande fierté, son plus grand trésor.
Il s'adoucit et se laisse aller dans la discussion quand on parle de moi, surtout de mon enfance mais aussi particulièrement lorsque l'on parle de mes exploits.

Vu l'état de mon père, Allan a déjà su ses failles, il a déjà compris comment il est, je ne sais pas comment il a fait pour savoir mais le fait que papa soit aussi heureux, enthousiastes, je ne doute pas une seule seconde qu'Allan ne se soit servi de cette "réunion" pour gagner du terrain.

- Moi et ton père sommes très fiers de toi ma chérie. Je ne doute pas une seule seconde que tu vas pouvoir réaliser tes rêves bientôt, dit ma mère.

- Et quels sont ses rêves? Demande Allan avec un air faussement interressé.

- Elle rêve depuis toute petite de monter sa propre affaire et d'aider des milliers de gens, répond ma mère souriante de bonheur, en me regardant dans les yeux.

Dans cet échange avec ma mère, je ressens tout l'amour et l'attention qu'elle me porte, toute son affection envers moi. Ma mère est pour moi ma confidente, ma conseillère, ma fidèle amie, la première à savoir reconnaitre mes envies, mes humeurs, mes émotions. Père et mère ont toujours été des parents attentionnés, affectueux et protecteurs. Certes ce dernier point est quelque fois dérangeant mais je ne leur en veux pas. Je ne pourrais pas me qualifier d'enfant gatée bien que je sois fille unique, car ils ont gardé scrupuleusement mon éducation à l'oeil.

- Depuis quel âge exactement ? Entendis-je demander, sûrement Allan.

- Depuis qu'elle a 7 ans. Répond mon père en se levant et en venant dans notre direction. Je t'aime beaucoup ma chérie, je suis très fière de toi, dit-il en me serrant dans ses bras.

- Nous sommes fièrs de toi, corrige ma mère en nous rejoignant dans notre étreinte, on t'aime beaucoup Ana, ajoute ma mère.

- Je vous aime aussi, dis-je sentant une larme ménaçant de tomber.

Le bruit de la table bougée nous fait reprendre nos esprits et l'on met fin à notre étreinte. L'absence d'Allan dans le salon m'informe que c'est lui qui l'aurait bougée, mes parents me disent qu'ils montent à l'étage et moi, je vais vérifier où il se trouve.

BUHINGAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant