Après que Moe et Tim soient partirent, Élise est venue m'apporter mon repas.
À vrai dire, je n'avais pas faim. Je n'avais pas le goût.
J'avais l'impression d'exister sans vraiment exister. C'est sûrement n'importe quoi ce que je dis mais, c'est ainsi que me sens.
Voyant mon manque d'appétit, Élise prit place à mes côtés.
_ Vous savez rose, c'est vrai que je ne connais pas la douleur que l'on ressens lorsque l'on perd un enfant mais je connais ce que ça fait lorsqu'on perd un proche. Et vous avez beau être ma patronne, je vous considère énormément. Alors s'il vous plait, prenez soin de vous !
Comme réponse, je lui offrit un sourire triste avant de me mettre à manger, quelque peu animé par Élise qui me faisait du commérage.
Lorsque j'ai fini de manger, je me suis dirigée dans le jardin avec l'aide d'élise.
Je voulais me ressourcer et profiter de l'air frais des lieux.
Une fois dans le jardin, j'ôta mes chaussures et pris place sur balancelle suspendue en forme de rectangle dont la forme et la texture étaient semblable à un canapé.
Fidèle à la couleur des roses, la couleur du tissu recouvrant la balancelle était rouge tandis que les petit coussins étaient bordeaux, rose et blanc.
Après m'être confortablement assise, élise me laissa pour aller chercher de quoi grignoter, me laissant ainsi seule.
Ennuyée, je me mis à me balancer telle une enfant. Mais c'était tellement agréable de ressentir le vent caresser mon visage que j'en oublia de peu mes soucis, divaguant dans un monde imaginaire, loin du réel mais qui me procurerait du bonheur.
J'imaginais un monde où ma mère ne serait pas malade, où mon père ne nous aurait pas abandonné, où j'aurais rencontrer l'amour et où mon enfant aurait vu le jour.
J'aurais aimée cette vie !
C'est sur ces pensées d'une vie plus calme et paisible que je m'endormis.
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Après être sorti de la salle d'interrogatoire suite au discours d'Alex, je me suis dirigée dans le jardin pour prendre un peu d'air frais.
Alors que je marchais sans but, l'esprit vide, j'aperçus une silhouette sur l'une des balancelles du jardin et bizarrement, mon loup sembla comme content.
Intriguer, je me rapprocha de celle-ci jusqu'à me rendre compte que la silhouette était celle de rose.
Elle semblait dormir profondément.
Pas étonnant après tout ce qui s'est passé.
Lorsque je voulu caresser son visage, sa servante personnelle m'interrompit.
_ P...pardonner dame rose votre altesse ! El...
_ De quoi devrais-je lui pardonner !? Demandais-je en retournant mon attention sur le petit corps allonger.
_ Elle...elle était très fatiguée et c'est.....
_ Je dois peut-être te le rappeler mais c'est ma femme et elle a le droit de faire comme bon lui semble ! Lui dis-je d'un air sévère.
_ Veuillez pardonner mon impolitesse votre altesse ! S'excusa la servante en s'inclinant.
Bien vite, je fus interpeller par la respiration de rose qui changea.
Elle venait de se réveiller.
_ Élise ! Qu'est ce que tu fais incliner !? Demanda t-elle, des traces de sommeil encore présentent dans sa voix.
_ Rien madame ! Répondit vivement la servante avant de tendre à rose un bol de fruit composé uniquement de raisin.
_ Pourquoi y a t-il si peu de fruit !? Demandais-je énerver à l'intention de la servante.
_ Je...
Sans attendre une réponse de sa part, je balança le bol au sol, déversant ainsi son contenu.
_ Apporte un plateau repas plus plus consistant que ça ! Lui ordonnais-je.
_ Ou...Oui votre majesté ! Bégayas t-elle.
_ Non ! Dit subitement rose. Tu n'as pas besoin de te déranger élise. Ce que tu m'as apportée me va très bien. Poursuivit-elle avec le sourire avznt de descendre de la balancelle et de se diriger vers les débris du plat plus tôt jeter et les fruits à présent au sol.
Doucement, elle se baissa et se mit à les ramasser.
Comme pour empêcher sa maitresse de se salir les main, la servante vint pour faire le travail à la place de rose qui refusa gentiment avant de mettre les raisins sur sa robe, laissant sa servante comme simple spectatrice.
Je ne savais pas que j'étais resté là sans bouger jusqu'à ce que rose se face mal en ramassant un débris de verre.
_ Ça va pas la tête !? La grondais-je en prenant son bras.
Elle s'était entaillé la paume de main. Rien de grave mais ça pouvait s'infecter à tout moment.
_ Amène de quoi nettoyer sa plaie ! Ordonnais-je à la servante qui semblait apeurer.
_ Ce n'est pas....
_ Arrête de discuter mes ordres ! Ai-je cracher, ce qui sembla lui faire peur car elle se mit à se débattre. Mais c'était peine perdue.
Une fois la domestique de retour, je lui pris la boîte de secours des mains.
_ Lâcher ma main ! Ordonna t-elle.
Mais c'était mal me connaître !
_ Je vous ai dit de lâcher ma main ! Gronda t-elle, furieuse.
Faisant mine de ne pas l'écouter, j'imbiba un coton de désinfectant que j'appliqua ensuite sur la plaie, ce qui la fit réagir.
_ Lâcher moi ! Ça fait mal ! Arrêter ! Pleura t-elle.
L'ignorant, je continua de nettoyer sa plaie sous ses couinements de douleur.
Une fois celle-ci suffisamment désinfecter, je lui mit une compresse avant de lui faire un pansement.
Une fois ce dernier terminer, elle éloigna directement sa main de moi.
Sans rien dire, je me leva avant d'ordonner à sa servante de ramasser tous les débris de verre. Décision que rose voulue contester mais mon regard l'en dissuada.
En regardant dans ses yeux, je pu voir de la tristesse, de la colère et surtout, de la haine.
Elle me détestait et elle n'avait pas tort. Après tout, je lui ai tout pris.
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Après l'incident du jardin, je me suis rendue dans ma chambre pour lire.
Mais je n'avais pas vraiment la tête à ça. Mes pensées étaient en réalité occupées par les événements de cet après midi.
Je me demandais pourquoi Khaleb avait eu l'air de s'inquiéter pour moi.
Mais c'était peut-être mon imagination.
Ça devait sûrement être ça ! Il ne peut pas se soucier de moi. Et même si c'était le cas, je ne lui pardonnerai jamais le mal qu'il m'a fait tout comme je ne me pardonne pas de l'avoir aimer.
_ Rose, le repas est servit ! Me dit Élise et fesant son entrée dans ma chambre.
_ Euh...je mangerai dans ma chambre...
_ Le Cheick à stipuler qu'il ne tolèrera aucune absence. Me dit-elle d'un air désoler.
Je vais donc devoir supporter à nouveau sa présence.
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Rose
RomansaLe soir du banquet organiser à l'occasion des fiançailles du cheick Khaleb Ad Hassan du pays d'Anhor, personne ne s'attendait à ce qu'il trouve sa moitié parmi ses convives. Il se voit donc contraint d'épouser cette femme pour qui il ne ressent rien...
