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De Zeyna : tu peux m'accompagner quelque part s'il te plaît ?

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De Zeyna : tu peux m'accompagner quelque part s'il te plaît ?

Un message qui lui avait fait froncer les sourcils. Pas que cela le dérangeât de suivre la jeune femme il ne savait où, mais à cause du ton de son message. Il sentait qu'elle ne parlait pas de l'accompagner faire les magasins ou d'aller se promener, peut-être un lien avec ce qu'elle ne lui avait pas encore confié.

À Zeyna : quelle heure ?

De Zeyna : 15h

À Zeyna : je serai là

De Zeyna : merci.

Regardant l'heure, il remarqua qu'il lui restait une bonne heure devant lui avant de rejoindre la jeune femme. Ils ne s'étaient pas vus depuis ce lendemain de soirée où elle avait dormi chez lui. Il avait aimé la voir chez lui, rigoler avec ses frères, posée dans son canapé ou même le matin en déjeunant dans sa cuisine, encore habillée de ses propres habits. Il ne se lassait pas de cette vision, souhaitant même qu'elle devienne son quotidien. Profitant du fait que l'appartement était vide, il se décida à le ranger rapidement avant de filer à la douche pour se préparer.

Il était 15h pile lorsqu'il se gara devant l'immeuble de la brune. Il n'eut même pas le temps de l'avertir de sa présence par message que la porte du haut s'ouvrit sur la jeune médecin. Elle était habillée élégamment comme à son habitude, mais son visage était, lui, anormalement pâle, impression renforcée par des cernes qui entouraient ses yeux.

Il ne put s'empêcher de s'inquiéter de ce qui avait bien pu se passer ces derniers jours, l'analysant de haut en bas alors qu'elle entrait dans l'habitacle de la voiture.

— Salam monsieur.

— Salam madame, tu m'attendais ?

— Non, j'étais en train de parler avec Samir en haut, j'ai vu ta voiture arriver.

— Mmmmmh, on va où du coup ?

Il sentit que sa simple question tendit légèrement la jeune femme, qui mit quelques secondes à lui répondre.

— Chez mon avocate.

Sa réponse entraîna un léger flottement entre eux. Il comprit alors qu'il avait touché juste et que cela concernait l'affaire dont il ignorait l'objet. Se refusant à poser plus de questions, et ne voulant pas qu'elle se sente brusquée, il se contenta d'hocher la tête.

— Tiens, mets-moi l'adresse sur le GPS s'il te plaît.

Saisissant le téléphone qu'il lui tendait, elle le prit et entra leur lieu de destination sur l'écran. Sentant que la jeune femme était préoccupée, il posa sa main sur sa cuisse. Juste pour lui rappeler qu'il était là pour elle.





**ellipses 1 heure**

Ça faisait une bonne demi-heure qu'il attendait dans sa voiture. Arrivé devant le bureau de l'avocate, il avait laissé la jeune femme entrer seule. Bien décidé à ne pas rompre sa parole, il voulait qu'elle seule décide du moment où elle souhaiterait lui raconter cette histoire, et ce lorsqu'elle se sentirait prête.

Alors qu'il était plongé dans ses pensées, il l'aperçut sortir de l'immeuble parisien où se situait son rendez-vous. Alors qu'elle marchait en direction de la voiture, il remarqua que sa démarche était fébrile, ses mains tremblantes et ses yeux devenus rouges comme si elle avait pleuré. Sans attendre qu'elle le rejoigne dans la voiture, il sortit la rejoindre. Avant même qu'il puisse poser une question, la brunette s'engouffra dans ses bras, pressant son corps tremblant contre le sien. Pendant de longues secondes, peut-être quelques minutes, il la maintint contre lui, frictionnant doucement son dos. Se sentant un peu mieux, la jeune femme se recula légèrement, lui offrant un hochement de tête et un léger sourire lorsqu'elle rencontra son regard rempli d'interrogation. Une main dans son dos, il la dirigea vers la portière côté passager qu'il lui ouvrit afin de la laisser s'installer, avant d'aller se positionner derrière le volant lui aussi.

— Tout s'est bien passé ?

— Oui, ça m'a juste un peu... bouleversée.

— Sûre ?

— Promis.

Prenant la route, il replaça sa main sur la cuisse de la jeune femme qui glissa sans attendre sa main dans la sienne.

— Ton avocate... tu la connais bien ? T'es sûre qu'elle est compétente ?

— Oui, c'est ma meilleure amie, elle connaît l'histoire mieux que personne, je pourrais pas faire confiance à autre qu'elle.

— T'as une meilleure pote avocate toi ? Depuis quand ?

Le ton étonné qu'il prit tira un léger rire à la passagère.

— Depuis toujours, on était voisines de palier à l'époque. On a toujours grandi ensemble, c'est plus ma famille qu'une simple amie, un peu comme toi et les garçons.

— Tu la vois souvent ?

— C'est compliqué avec nos boulots, mais je sais que si je l'appelle, elle arrive dans la minute sans le moindre problème.

Hochant simplement la tête en guise de réponse, il se concentra sur la route, sa main toujours entrelacée à celle de la jeune femme, reposant sur sa jambe. Oui, il pourrait en faire son quotidien, il n'avait pas le moindre doute...

Discrètement...Des histoires addictives. Découvrez maintenant