Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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Elle était blottie sous un plaid devant sa télévision lorsque l'on toqua à sa porte. Elle n'attendait cependant personne, encore moins à cette heure, ce qui lui fit monter un léger stress, et laissant son plaid dans un coin du canapé, elle se dirigea alors vers son entrée. Regardant par l'œilleton de la porte, elle souffla de soulagement lorsqu'elle vit Tarik, bien que surprise de sa venue. Sans attendre, elle ouvrit alors la porte, se retrouvant face au sourire taquin qu'affichait en quasi permanence le rappeur.
— Salam
— Salam, t'en as mis du temps, je dérange ?
— Non non, j'attendais personne, ça m'a fait un peu peur
— Smeh princesse, j'aurais dû t'envoyer un message
— C'est rien, t'inquiète pas, entre
Ce n'était pas la première fois qu'il venait depuis le temps. Connaissant les règles de la jeune femme, il se déchaussa et posa sa veste sur le banc que la brune avait installé dans son entrée. Pénétrant ensuite dans le salon, il la rejoignit et s'installa à côté d'elle alors qu'elle avait retrouvé son coin cosy et son plaid.
— Soirée film ?
— Soirée détente.
— C'est vrai, le shopping ça fatigue.
Relevant un sourcil, elle l'observa intriguée, n'ayant pas souvenir de l'avoir informé de sa sortie avec Jasmine.
— Comment tu sais ?
— Je sais tout.
— Je parie que c'est Nabil qui te l'a dit, Jasmine m'a dit qu'il aimait trop parler.
— Peut-être...
Les deux lâchèrent un petit rire face à ce secret qui n'en était pas un.
— Donc ça se fait, des sorties entre filles avec ma belle-sœur maintenant ?
— Belle-sœur ? Ça change de l'époque où ton frère t'a annoncé son couple, tu faisais que la critiquer.
— Je la critiquais pas, j'étais sceptique. Je laisse pas tout le monde entrer dans ma diff, c'est tout.
— Pauvre Jasmine, c'est un amour, t'abuses.
— Mmmmh, même.
La brune leva les yeux face à cette méfiance trop importante selon elle, toujours à s'assurer du bien-être de sa famille, et ça elle ne pouvait que le comprendre.
— Pour te répondre, elle m'a envoyé un message hier soir pour me proposer de sortir.J'avais carrément oublié qu'on avait échangé nos numéros pendant ta soirée.
— Vous êtes restées collées toute la fin de soirée aussi.
— On était quasi les deux seules filles normales.
Et dire qu'elle avait passé des heures à stresser par rapport à cette soirée, n'ayant pas l'habitude de côtoyer des gens en dehors de son entourage proche. Mais elle savait sa présence importante pour l'Algérien, elle avait donc pris sur elle et vaincu sa timidité, chose qui s'était révélée être l'une des meilleures décisions possibles en raison de la soirée plus qu'agréable qu'elle avait passée.
Un silence léger s'installa dans le salon, leurs yeux posés sur l'écran de la télévision. Après quelques minutes, le rappeur se fit la réflexion qu'elle était un peu trop loin de lui à son goût. Sans trop de calcul, il posa alors sa main à quelques centimètres de la sienne avant de la tirer vers lui. Concentrée sur la télé, elle n'exerça aucune résistance lorsqu'il l'attira à lui.
— Mais qu'est-ce que tu...?
Elle ne finit même pas sa phrase lorsqu'elle se retrouva contre son torse. Les mains du rappeur autour de sa taille, il la maintenait contre lui tout en enfouissant son visage dans son cou. Son cœur s'emballa sans le moindre contrôle, comme un feu qui grandissait en elle sans qu'elle puisse vraiment le maîtriser. Décidant de profiter de cet élan de tendresse qui n'était pas des plus habituels, elle passa à son tour ses bras autour de sa nuque, se relevant légèrement sur les genoux afin d'être à son niveau. Doucement, elle sentit ses mains passer sous son sweat, laissant de légères caresses au niveau de ses hanches, caresses qui lui envoyaient des décharges tout le long de son corps.
Alors qu'elle sentait déjà sa sensibilité mise à rude épreuve, le brun décida de l'achever. Le visage toujours niché dans son cou, il déposa de légers baisers, presque mouillés, sur sa peau. Sans contrôler la moindre chose, son souffle s'accéléra alors, penchant instinctivement la tête en arrière pour mieux apprécier ses baisers. Obnubilée par les sensations qu'elle ressentait, elle ne sentit pas les bras du rappeur la soulever pour la poser à califourchon sur ses genoux.
L'envie prit le dessus sur la retenue qu'ils avaient habituellement. Leurs corps, l'un contre l'autre, étaient alignés, les mains qui étaient il y a quelques minutes sur ses hanches se baladaient maintenant sur l'ensemble de son corps, lui provoquant des frissons de plaisir. Le point de non-retour fut atteint quand il pressa son bassin contre elle, lui arrachant un gémissement de plaisir. Aussitôt, il dégagea sa tête du cou de la jeune femme. L'espace de quelques secondes, ils se regardèrent dans les yeux, lisant chacun le désir qui devenait trop important pour eux. Ne tenant plus, le rappeur fondit alors sur ses lèvres, lui transmettant toute la passion de ce moment, leurs langues se rejoignant rapidement dans cette danse plus qu'endiablée.
Seul le manque de souffle les força à se séparer. Front contre front, ils restaient collés l'un à l'autre, peu désireux de mettre fin à ce moment. Reprenant doucement sa respiration, le jeune homme tentait de faire redescendre le désir qu'il ressentait un peu trop intensément à son goût. Ouvrant les yeux, il observa alors l'objet de ses désirs jouer avec le bas de son tee-shirt. La voyant pensive, il eut peur qu'elle regrette leur laisser-aller. Saisissant son menton dans sa main, il releva sa tête jusqu'à croiser son regard.
— Parle...
— ... On est quoi tous les deux ?
Sa question avait été prononcée comme un murmure, comme si elle redoutait la réponse. Après tout, ils ne s'étaient jamais désignés comme un couple. Ils avaient toujours vécu leur histoire sans mettre de mots dessus, se laissant le temps d'évoluer comme ils le souhaitaient. Elle n'avait jamais vraiment eu de problème avec cela, mais aujourd'hui elle voulait une réponse, comme une confirmation que son ressenti était partagé.
Contrairement à ce qu'elle avait pensé, sa question arracha un sourire au brun, qui encadra son visage de ses mains, bloquant son regard dans le sien.
— Tu es à moi, Zeyna, et crois-moi, je compte pas te laisser.