59

208 8 0
                                        

Les choses avaient repris leur cours, et pour son plus grand bonheur tout allait pour le mieux pour le moment

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

Les choses avaient repris leur cours, et pour son plus grand bonheur tout allait pour le mieux pour le moment. La discussion qu'elle avait eue avec Tarik avait libéré quelque chose en elle, comme un poids en moins sur ses épaules.

Tous les deux avaient décidé de repartir sur des bases saines. Se voyant régulièrement malgré les longues séances studio de Tarik et les nombreuses gardes à l'hôpital pour elle.

Aujourd'hui, pour la première fois, Tarik avait décidé qu'elle devait l'accompagner dans une séance de jogging en plein air, n'ayant que faire du fait qu'elle avait mis le sport de côté ces derniers mois et arguant qu'au contraire cela lui ferait le plus grand bien.

— Tariiiiiik !!!

— Allez, accélère Bella.

— Je t'ai dit que j'avais pas couru depuis des mois, tu me fais courir un marathon.

— T'exagères pas du tout les choses toi, une vraie Arabe.

— Tu l'es aussi.

— Tu vois, t'as assez d'énergie pour répondre donc tu peux encore courir.

Avec un air blasé, elle lui adressa un doigt d'honneur avant de sprinter en voyant le regard menaçant de l'Algérien. Sprint qui ne servit pas à grand-chose car il la rattrapa en moins d'une minute avant de balayer ses jambes et de la laisser tomber au sol tout en la tenant pour amortir la chute.

— T'es chiant, juste pour ça je cours plus.

— T'es sûre que ça a rien à voir avec le fait que tu galères depuis trente minutes déjà ?

Ne prenant pas la peine de répondre, elle lui lança un regard dédaigneux qui ne fit qu'amplifier le rire de son accompagnateur qui ricanait depuis sa chute. La rejoignant en quelques foulées, il passa son bras autour de son cou.

— Tu me boudes ?

— Oui.

— Et pourquoi donc, madame ?

— Parce que tu m'as dit qu'on reprendrait doucement et que tu m'as menti.

— On a commencé doucement hein, mais faut bien augmenter le rythme au fur et à mesure.

— On n'est pas obligés d'augmenter autant, et puis comment ça se fait que tu aies autant de cardio alors que tu fumes depuis des années ?

— J'ai arrêté.

— Attends, quoi ?!

Elle s'arrêta de marcher tout en le fixant d'un air des plus surpris, ce qui arracha un rire au concerné.

— Bah quoi ?!

— Je te rappelle le nombre de cigarettes que tu fumais quand on s'est rencontrés.

— Ouais je sais, mais vas-y, c'est bien toi qui m'as dit que c'était mauvais pour ma santé et que je devrais arrêter, non ?

— Oui oui, c'est très bien, je pensais juste pas que tu allais vraiment le faire.

— Je pouvais pas fumer toute ma vie non plus. J'avoue que je craque de temps en temps mais c'est rare, j'en ai plus chez moi en tout cas.

— C'était pas trop dur ?

— Je vais pas te mentir, au début c'était compliqué. Mais justement je me suis mis à fond dans le sport pour m'occuper la tête.

— Ce qui explique le cardio...

— En effet, madame.

Reprenant doucement leur souffle, ils marchèrent autour du lac où Tarik les avait amenés courir.

— L'album avance bien ?

— Ouais, pas trop mal. Vas-y, Nabil met du temps à finir ses parties, c'est relou, mais rien de catastrophique.

— Il avance à son rythme, commence pas à faire ton tyran avec ton frère toi.

— Donc tu le défends lui plutôt que moi ?

— Un problème ?

— Un gros. Tu l'as vu deux fois, c'est moi ton préféré donc c'est moi que tu dois défendre.

— Qui a dit que c'était toi mon préféré ?

— Parce que ça pourrait être qui d'autre ?

— Yanis.

— Tu te fous de ma gueule ?

L'air blasé du brun lui arracha un rire, elle adorait toucher son ego.

— Bah quoi ?

— Rien, je savais pas que t'avais un faible pour les plus jeunes, je te pensais pas cougar.

Affichant un visage choqué, elle tenta de lui asséner une frappe au niveau du bras. Tentative qui se solda par un échec lamentable face au rire du brun qui n'eut pas l'air de ressentir la moindre douleur et qui, en plus de cela, lui saisit le bras. L'attirant à lui, il la bloqua contre son torse en la décoiffant, chose qu'elle détestait.

— Mais Tariiik, laisse-moi tranquille.

— Non mais tu veux nous faire la boxeuse, faut assumer miss.

— De toute façon c'est inéquitable, on n'a pas le même gabarit.

— Oui oui, Mohamed Ali.

Même si la moitié de leurs interactions se résumaient à se taquiner et se critiquer, elle adorait ce genre de moments. Ils n'étaient pas du style à faire de grandes déclarations, bien au contraire. Ils pouvaient parler sérieusement lorsque cela était nécessaire mais aucun d'eux deux ne le ferait sans réelle raison. Ils avaient développé cette chose bien à eux, cette compréhension mutuelle qui n'avait pas besoin d'être dite à voix haute. La simple posture ou un regard pouvait leur suffire pour communiquer.

Pour une fois depuis longtemps, elle se laissait réellement vivre, sans penser à plus tard, juste à profiter de l'instant présent, et cela n'avait pas de prix.

Et tout cela grâce à lui...

Discrètement...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant