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Dire qu'elle en avait rêvé serait un peu fort, mais elle avait attendu ce moment toute la semaine

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Dire qu'elle en avait rêvé serait un peu fort, mais elle avait attendu ce moment toute la semaine.

— Tata je t'aime.

— Moi aussi je t'aime ma fille, mais je vais me vexer si tu me dis ça que quand je te fais un couscous.

— Non mais c'est un délice, j'y pensais depuis que tu m'as dit que t'allais en faire.

Assise dans le salon de Samir, entourée de ce dernier et de sa famille, la jeune fille savourait le plat de la matriarche.

— Samir commence pas à venir piquer ma nourriture, on va se battre.

— Radine, partage un peu. Déjà tu viens squatter, c'est le minimum.

— C'est comme ça tu parles aux invités ?! T'as entendu tata ?

— Tu vas voir toi, déjà à ton grand âge tu vis encore ici, c'est toi le squatteur oui.

— T'es sérieuse maman ? Tu dis ça mais tu serais trop triste si je partais.

— J'aurais la paix ouais.

Le visage dépité de l'aîné de la famille leur arracha un rire avant que le petit Moussa se rajoute à la discussion.

— Moi si je pars, je vais habiter avec Zeyna !

— Tu crois qu'elle va accepter un chouineur comme toi, lui répondit son grand frère en rigolant.

— C'est même pas vrai.

— Si si, c'est vrai.

— Non !!

Croisant les bras, et ressortant sa lèvre inférieure, le plus petit se mit à bouder, arrachant un sourire attendri à la brune qui lança un coup de coude au plus grand.

— Bien sûr que tu peux venir chez moi mon chat, écoute pas Samir, il est jaloux parce qu'il veut pas qu'on s'amuse sans lui.

— T'es un jaloux ! On va jouer sans toi !

Le reste du repas se passa dans la même ambiance, entre discussions et taquineries. Au bout d'une bonne heure de partage, le plus petit commença à fatiguer mais accepta d'aller au lit à la seule condition que Zeyna le borde. Rassurant la maman que cela ne lui posait pas le moindre problème, elle suivit le petit garçon en direction de sa chambre. Connaissant sa petite routine du soir, elle l'aida à enfiler son pyjama, tout en l'écoutant raconter sa journée. Après un tour dans la salle de bains afin de se brosser les dents et une histoire racontée, la jeune femme sortit de la chambre en silence. Rejoignant le salon, elle ne retrouva que Samir qui était concentré sur son téléphone.

— Où est passée tata ?

— Elle est au téléphone, sa sœur l'a appelée et tu la connais, elle aime trop les potins.

Rigolant, elle s'assit sur le canapé à ses côtés, prenant elle aussi le temps de répondre aux différents messages qu'elle avait reçus.

— Zay.

— Mmmmm.

— Tu reparles à Tarik...

Alors ça, elle ne s'y attendait pas.

— Pourquoi ?

— Pour savoir.

— ... Oui, on se reparle, il y a un problème ?

— Aucun.

Un silence s'installa dans la pièce, lourd de sous-entendus. Elle savait qu'il n'avait pas tout dit mais qu'il n'osait pas poser plus de questions que ça. Retournant sur son téléphone, elle essaya de faire abstraction de tout ça. À côté d'elle, Samir brûlait d'envie de la questionner. Il ne voulait pas la brusquer ou être intrusif avec la jeune femme, mais il était tellement inquiet pour elle qu'il avait ce besoin d'être au courant de tout, et ce, à tel point qu'il ne réussit pas à se retenir.

— Tu lui as dit ?

— De quoi tu parles ?

— De Tarik. Tu lui as dit pourquoi tu t'es retrouvée là-bas cette nuit ?

Sa question n'obtint aucune réponse. Après un moment à le regarder, elle s'était replongée dans son écran sans prononcer la moindre réponse.

— Zeyna...

— Non... non je ne lui ai pas dit

— Il t'a posé des questions ?

— Non. Il est au courant qu'il y a quelque chose mais il m'a dit qu'il attendrait que je sois prête à en parler...

Hochant légèrement la tête, il ne put qu'avoir encore plus de respect pour Tarik. Il l'aidait sans limites et sans même comprendre pourquoi elle agissait comme cela.

— Tu comptes lui raconter un jour ?

— Je... j'aimerais, mais je ne sais pas comment... je me sens pas prête à tout raconter.

— Prends ton temps Zey, il n'y a aucune urgence. Et peu importe la manière de lui dire, le plus important c'est qu'il sache afin de pouvoir t'aider de la meilleure des manières.

— Mmmmh je sais.

Voyant bien que sa sœur de cœur commençait à cogiter, il alla s'asseoir à côté d'elle. Lui enlevant doucement le téléphone qu'elle tenait toujours, il passa son bras autour de ses épaules, la laissant retomber contre lui. Quoi qu'elle fasse, il serait toujours là pour elle.

Discrètement...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant