Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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Samir attendait d'un air impatient en bas du bâtiment, marchant tout en jouant avec son téléphone dans la main, attendant depuis qu'il avait reçu le fameux message. Quelques minutes plus tard, la fameuse voiture qu'il attendait tant fit son apparition devant lui. Très rapidement, le fameux rappeur en sortit et se dirigea vers la portière côté passager. Le voyant se baisser dans l'habitacle, Samir eut un instant de panique : était-elle blessée ? Après tout, Tarik ne lui avait rien dit quant à l'état de la jeune femme, se contentant de lui dire qu'il avait retrouvé la disparue. Il s'approcha alors du véhicule lorsque Tarik se redressait, portant la jeune femme endormie dans ses bras. Elle semblait avoir un sommeil plus que lourd, blottie contre le torse de l'Algérien.
— Elle va bien ?
— Bien je sais pas, elle a pleuré mais n'a pas décroché un mot.
— Mmmmmh, passe-la-moi, t'inquiète, je vais la déposer chez elle.
— Non. Je vais le faire et je vais rester avec elle. Je préfère pas la laisser seule après aujourd'hui.
Samir fronça les sourcils face au refus de Tarik. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé entre lui et sa sœur mais il avait du mal à laisser un homme l'approcher. Mais il savait que la brune appréciait fortement le rappeur et qu'elle avait confiance en lui.
— Vas-y, je vais t'ouvrir la porte, j'ai son double.
Il s'engagea alors à l'intérieur du bâtiment, montant rapidement les marches jusqu'au deuxième étage. Tenant la porte, il observa le rappeur se diriger vers la chambre sans la moindre hésitation, chose qui le surprit car il n'était pas au courant que ce dernier était déjà venu ici. Quelques minutes plus tard, l'Algérien revint dans le salon alors que Samir s'était installé dans le canapé, les mains sur le visage.
— C'est la première fois qu'elle fait ça ?
— Depuis qu'elle habite ici ouais... putain, je savais qu'elle était mal mais à ce point...
— Comment ça ?!
— Écoute, c'est pas vraiment à moi de te raconter ça. Elle a de vieux souvenirs d'un moment assez compliqué de sa vie qui sont revenus. Ça doit faire deux semaines qu'elle enchaîne les heures sup à l'hôpital. Les seules fois où on la voit sortir, c'est pour aller au travail ou chez ses parents. Je pensais que c'était juste sa manière de gérer les choses et que c'était une mauvaise passe... faut croire que j'étais pas assez présent pour elle.
Le jeune homme s'en voulait de ne pas avoir su reconnaître la détresse de la brune. Elle avait toujours été là pour lui et pour sa famille, restant jusqu'à tard le soir pour garder ses frères quand lui et sa mère étaient trop occupés par le travail pour boucler les factures. Cette aide, il voulait lui rendre au centuple et aujourd'hui il n'avait pas été à la hauteur. Tarik, lui, avait compris que la situation était beaucoup plus complexe que ce qu'il avait imaginé. Que celle pour qui il avait un profond respect s'était complètement renfermée sur elle-même ces derniers temps, jusqu'à arriver à l'épuisement comme il en avait été témoin. Il voyait aussi que le jeune homme s'en voulait profondément de ne pas savoir comment agir face à la situation. Zeyna lui avait plusieurs fois parlé de lui, de sa famille, et de l'affection importante qu'elle leur portait. Elle les considérait comme sa deuxième famille, ceux qui l'avaient accueillie lorsqu'elle avait emménagé seule pour la première fois de sa vie, loin de sa famille. Il se souvenait encore de ses yeux remplis de tendresse lui racontant mille anecdotes sur des moments passés avec eux. Elle était loyale tout comme lui, et c'était là encore une des choses qui faisaient qu'il s'était senti rattaché à elle.
— C'est pas ta faute. Elle est têtue quand elle veut, tu n'aurais pas pu l'obliger à te parler et à vider son sac. Y a certaines choses face auxquelles on a besoin de faire face seul au début. Maintenant, sois là pour elle, c'est le plus important.
Levant les yeux vers celui qui était un étranger pour lui, il comprit que ce dernier savait de quoi il parlait. Peut-être était-il passé par là lui aussi...
— Maintenant rentre chez toi te reposer. Je vais rester avec elle pour le moment, tu repasseras la voir demain inshAllah. Mais ça sert à rien de parler avec elle si tu n'as pas les idées un minimum reposées.
Hochant la tête, il se releva dans un soupir, marquant une pause lorsque son regard se posa sur le couloir où se situait la chambre de sa voisine. Il se tourna ensuite vers l'Algérien qui ne l'avait pas quitté du regard avant de lui adresser un signe de tête en guise de remerciement et de sortir de l'appartement. Demain serait une autre journée.