Cauchemars (Partie 1)

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Hi! Bienvenue dans ce nouvel OS. Juste. Petite précision. On a deux tentatives de suicide dans la deuxième partie. Donc s'il vous plaît, faites gaffe. Et je crois qu'il y a des pensées suicidaires dès la première...

Bonne lecture à ceux qui restent...

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  Nathalie s'éveilla en sursaut, passa la main sur son front trempé de sueur.

Respire.

Son cœur battait terriblement fort dans sa poitrine, lui coupant la respiration, l'empêchant de se concentrer. De même son esprit battait, essayant de chasser les images de ruines imprimées sur sa rétine, les sons d'effondrement résonnant dans ses tympans, les frissons effrayées paralysant son corps.

Quatre mois.

Ça faisait quatre mois complets que Gabriel était mort. Quatre mois.

Et son esprit ne comprenait toujours pas. Dormir devenait de plus en plus complexe alors que chaque soir, les cauchemars se faisaient plus élaborés, plus terrifiants, plus rampants.

Cette nuit, la combinaison avait été cataclysmique. Littéralement. Adrien caché sous le masque de Chat Noir. Gabriel, fou comme Monarque avait pu l'être, le découvrant. Le monde se transformant en champ de ruines pour leurs affrontements et leurs rancunes. Ladybug et elle, blessées, terrifiées, essayant d'arrêter le débordement. La folie du Papillon, destructrice, folle, l'achevant d'un coup, lui coupant le souffle.

Quatre mois de cauchemars.

Quatre mois hantée par la folie et la puissance qui avaient disparu tout aussi soudainement qu'elles ne lui étaient apparues.

Quatre mois à essayer de se rassurer.

Quatre mois épuisés par les insomnies et le manque de sommeil, qui se logeaient en elle comme une habitude indestructible.

Nathalie se leva et alla vers la fenêtre, le cœur troublé. Elle était pourtant certaine d'avoir accepté la mort de son ami. Et cependant, son inconscient le ressuscitait sans cesse. Et la tuait au passage. Comme si la vie de Gabriel ne pouvait être payée que de sa propre mort.

Je voudrais le retrouver.

Une grimace lui échappa. Ce genre de pensées... c'était ce qui l'avait animé pendant deux ans, et ça l'avait assassiné. Il était absolument nécessaire de les chasser.

Mais...

Ce monde n'avait pas de sens sans lui.

L'aiguille qui s'enfonçait dans son cœur chaque jour perça un peu plus profondément.

Du bout de ses doigts tremblants, elle ouvrit la fenêtre, cherchant à respirer un brin d'air pur, à s'apaiser. Il fallait qu'elle ordonne ses pensées. Il fallait qu'elle retrouve son calme.

« Nathalie ? Est-ce que vous allez bien ? »

La brune sursauta et recula, dévisageant l'ombre qui avait jailli devant elle, semblant pendue par les pieds à une corniche inexistante au-dessus de l'ouverture.

« Félix ?? Que fais-tu ici ?? Et à quoi diable es-tu accroché ?

— Y a une toute petite corniche au-dessus de la fenêtre. Elle fait le tour du manoir, en fait. Ça m'a pris pas mal d'heures avant de réussir à m'y accrocher, mais j'aime bien les acrobaties. Et pour ce que je fais là...

» J'arrivais pas à dormir, répondit l'adolescent en faisant un saut périlleux lui permettant de se glisser dans la chambre, alors je suis allé me balader, et quand je suis revenu... Bon, ça n'avait pas l'air d'être la joie, alors je me suis dit que j'allais venir discuter avec vous un peu.

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