Pour ton regard

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Hi ! Juste pour dire que c'est en AU, je pense que vous allez comprendre assez vite ce que j'ai modifié, pas besoin d'explication. Juste je préviens.

 Bonne lecture

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 Dix novembre 2012.

Émilie secoua la tête. Il était vraiment impossible. Avec un soupir, elle se releva de son fauteuil et appela son mari, doucement.

« Gabriel ? Est-ce je pourrais te parler, s'il te plaît ?

— Oui, bien sûr, s'étonna le styliste, se relevant de son siège, sourcils froncés.

— Émilie, est-ce que tout va bien, s'inquiéta Nathalie, refermant son livre.

— Oui ne t'inquiète pas Nathalie. Tu peux continuer à lire. J'ai juste besoin de lui parler. »

La brune fronça les sourcils, mais hocha la tête. Émilie avait bien le droit d'avoir des secrets, après tout. En regardant ses amis partir vers la porte du salon, elle eut comme un pressentiment que cette discussion-là, où elle n'était pas conviée, aurait un impact immense sur son destin.

La blonde poussa la porte, la referma et s'y adossa, son mari debout près d'elle, visiblement hésitant.

« Eh, détends-toi, Gabe. Je vais pas te faire des reproches ou quoi. Enfin si, mais pas besoin d'avoir peur. Juste. Sois discret quand tu reluques une femme, bon sang.

— Pa... Pardon ?

— Je t'en veux pas. Et honnêtement, je te comprends. Mais tu as de la chance qu'elle n'ait pas levé les yeux, tu n'es vraiment pas discret, et crois-moi, tu n'as pas envie de gérer les conséquences.

— D'accord, d'accord...

— Je peux t'aider sur la discrétion. Et autre. Fais ce que tu veux, tu as mon accord. Simplement... Tu restes son patron. De ce fait tu as de l'autorité sur elle. Je te demande de ne pas l'utiliser. Ne... Ne demande pas. Si elle repousse, arrête. Laisse-la initier. C'est noté ?

— D'accord. Je... Pourquoi est-ce que tu... Enfin c'est un peu étrange que tu m'encourage plus ou moins à t'être infidèle...

— Tu m'aimes ?

— Oui, bien sûr, s'exclama-t-il choqué.

— Bah voilà. Je le sais. Je ne suis qu'un petit morceau de toute l'éternité que tu peux vivre. Tu m'aimes, je sais que tu ne m'oublieras pas. Je sais que tu vivras, et que tu as besoin d'être heureux, alors que plus le temps passe, plus le ciel s'approche pour moi, plus je me sens m'envoler, plus les nuages forment mes rêves. Je dois te laisser vivre, te laisser t'accrocher un nouvel espoir au-delà de la lumière que tu trouves dans mes yeux. Et... Je veux te voir sourire, être heureux, que je sois là ou pas, que ce soit avec moi ou pas. Tu as de bons goûts, et... Autant que je le repère en avance, non ? Ça ne me pose pas problème, et tu n'as pas à t'inquiéter.

— Tu sais que tu es incroyable, toi ?

— Merci. Je t'aiderai. Mais tu me promets que tu n'utiliseras pas ton autorité pour lui faire accepter des choses. Promis ?

— Promis.

— Bien. Maintenant... Voyons voir ce que je peux te donner comme conseil avant que tu ne fasses n'importe quoi. »

Elle s'assit en tailleur sur le sol, et lui fit signe de la rejoindre. Elle connaissait Nathalie mieux que quiconque. Et elle savait comment orienter son mari sans qu'il ne se rebiffe complètement à l'idée de faire ce qu'on lui suggérait.

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