Lorenzo se met tout de suite devant moi, comme pour me cacher derrière lui. Un homme semblant être le chef du groupe prend alors la parole.
– Toi là ! C'est toi, « Julia Steel » ?
– Pourquoi, y a un problème ? demandé-je en arquant un sourcil
– C'est toi qui a buté Giovanni, le Padre, et il se trouve que c'était mon cousin, éructe-t-il de colère.
À l'annonce du nom du mafieux que j'ai descendu, je comprends tout de suite la situation : c'est l'un des membres de sa famille qui est venu le venger.
– Eh, intervient Lorenzo, vous ne voyez pas que vous êtes en train d'interrompre notre sortie entre amoureux ?
– Tire-toi de là le rouquin, si ne veux pas crever toi aussi ! C'est la fille que je veux !
– Alors il va falloir me passer sur le corps, caro amico.
Très vite, d'autres voitures – dont je comprends immédiatement que ce sont les sbires de Lorenzo – viennent se garer derrière nous et d'autres mafieux en sortent en brandissant leur revolver en direction du cousin de Giovanni et de son groupe.
Les citoyens lambda rebroussent le chemin en criant en voyant la scène, craignant pour leur vie.
– Bandes de sales vermines !! Autant vous buter tous les deux !! crie notre opposant en hurlant de rage.
Des tirs commencent alors à fuser de toutes parts et nous avons tout juste eu le temps de nous planquer derrière un des véhicules de la bande de Lorenzo. Ce dernier ouvre la portière et m'ordonne de monter en me prenant le poignet.
– Grimpe ! On va se mettre à l'abri !!
Mais contre toute attente, je me dégage de son emprise.
– Non, je ne monte pas. Je vais me débrouiller seule.
– Tu rigoles ? T'as vu combien ils sont ?!
– Écoute, t'est bien gentil hein, mais en fait j'en ai ras le bol qu'on vienne m'aider sans que je ne demande rien et qu'on ne soit pas foutu de me lâcher les basques. Et puis je ne te fais pas plus confiance qu'à eux, alors ciao !
Sans qu'il ait le temps de réagir, je bondis de véhicule en véhicule en me cachant derrière la carrosserie et en évitant les tirs du mieux que je peux. Malgré tout, j'entends la voix du mafieux roux qui hurle mon prénom au loin.
Je ne sais pas comment je vais me sortir de là, mais je ne veux rien devoir à personne. Quitte à en crever je m'en fous, mais je m'en sortirai seule.
Alors que je commence à rebrousser chemin en fuyant à toutes jambes et en me faufilant entre les véhicules à l'arrêt ou qui font marche arrière pour éviter de se prendre une balle perdue, je vois une des voitures de l'adversaire foncer sur moi. En une seconde, je sais que je ne pourrai pas l'éviter à temps. Mais à ma grande surprise, une autre voiture – sortie d'on ne sait où – arrive sur le côté et la stoppe en la percutant violemment, me sauvant du même coup.
Sous la violence de l'impact, le bruit résonne tout autour et me sonne un peu. Alors que je recule vers le trottoir, les mains sur les oreilles, je ne vois pas qu'il manque une des rambardes – sûrement arrachée par une des voitures dans leur fuite – et je tombe dans le vide dans un grand cri.
La chute me paraît beaucoup trop longue et j'ai le temps de me dire que je vais enfin mourir, quand je tombe brutalement dans l'eau.
Suffocant, le liquide s'infiltre dans ma bouche. Instinctivement, je ne veux pas mourir comme ça et je tente avec le peu de conscience qu'il me reste de me tirer de là, battant des bras et des jambes. Mais soudain, je ressens une violente douleur au niveau de ma jambe droite et je suis immobilisée sous l'eau.
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MORSURE EMPOISONNÉE
RomanceMe faire enlever le jour de mes 19 ans, ça aurait pu être une belle surprise si ça avait été dans le but de m'emmener à une fête pour mon anniversaire. Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une pièce entourée d'hommes richement habillés, leur m...
