Alors que je dors profondément, mon instinct perçoit une menace qui plane doucement autour de moi.
Il est censé n'y avoir qu'Amanda et moi dans la demeure, et cette présence n'est aucunement celle de ma « gardienne ».
Je sens un effleurement sur mon épaule dénudée et il m'électrifie soudainement, parce que jamais je n'ai été touchée ainsi. Je ne connais que les coups et ce geste qui s'apparente à une caresse provoque en moi une sensation inconnue.
Brusquement, je me retourne et agrippe la main de la personne qui a osé poser ses pattes sur moi. Mes yeux s'écarquillent de stupeur en rencontrant les iris émeraude de Tristan qui me toise du regard.
Il est sagement assis sur mon lit alors que je me redresse face à lui, ma main fermement posée sur son bras l'empêchant d'aller plus loin, le regard furibond.
– Qu'est-ce que tu fous là ? sifflé-je.
– Eh bien quoi ? Je n'ai pas le droit de voir comment va ma petite protégée ? Après une journée comme celle d'hier, je me suis « inquiété ».
C'est alors que je vois qu'il me lorgne sans vergogne, ses yeux glissant vers le bas. Il s'humecte soudain les lèvres d'un léger coup de langue.
C'est en suivant son regard que je constate avec effroi que je suis toujours nue ! Seule la fine couette recouvre le bas de mon corps, mais mes seins sont complètement exposés.
Je pousse un cri aigu et me recouvre rapidement en remontant la couette sur moi. Aucun homme ne m'a jamais vue nue, jamais... et il fallait que ce soit mon bourreau qui me voie ainsi !
– Barre-toi de là !!! lui intimé-je d'un geste du bras.
Je vire au rouge pivoine, ce qui le fait rire et d'un air amusé.
Je grogne de colère, mais cela ne fait qu'attiser son rire.
Il n'y a pas à dire, il est vraiment beau. S'il n'était pas un mafieux sanguinaire – c'est-à-dire dans une autre vie –, peut-être que notre rencontre aurait pu se passer autrement.
Mais ce n'est pas le cas. C'est un sadique qui adore me torturer. Lentement mais sûrement et à SA manière.
Loin de m'écouter, il se penche vers moi ; mais plus il approche, plus je me replie derrière ma couette tout en continuant de le fixer. Doucement, presque délicatement, il prend une de mes mèches de cheveux entre ses doigts, m'observant profondément, son éternel sourire aux lèvres.
– Ne t'en fais pas, je vais m'en aller. Mais tu as intérêt à laisser tes cheveux détachés. J'espère que je me suis bien fait comprendre, dit-il en portant ma mèche à ses lèvres.
Ses premiers boutons de chemise sont défaits, laissant sa peau à découvert. Je peux presque ressentir la chaleur de son corps quand il est ainsi près de moi.
Mon cœur bat la chamade, ce con ! Il va me trahir... Mais je ne veux qu'une chose : qu'il parte et vite.
Je tourne vivement ma tête de sorte à rompre ce contact beaucoup trop rapproché et intime à mon goût.
Il se relève sans se départir de son air satisfait, puis reprend sa veste d'une main et me tourne le dos pour se diriger vers la sortie de ma chambre.
– À toute, ma jolie. Tu n'oublieras pas de passer au QG, j'ai d'autres petites missions pour toi.
Je balance mon oreiller vers lui, mais le pauvre objet rencontre la porte qui se referme plutôt que d'atterrir sur la tête de cet enfoiré.
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MORSURE EMPOISONNÉE
RomanceMe faire enlever le jour de mes 19 ans, ça aurait pu être une belle surprise si ça avait été dans le but de m'emmener à une fête pour mon anniversaire. Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une pièce entourée d'hommes richement habillés, leur m...
