Le soir, allongée dans mon lit, sous la couette et regardant le plafond, mes pensées s'envolent et vont vers mon bourreau.
Comme tous les soirs, les images de Tristan me baisant violemment hante mes pensées et même mes rêves. J'espère à chaque fois que ses punitions ne se répéteront plus jamais, mais d'un autre côté, je me demande aussi quelles seraient les sensations avec de vraies caresses.
Qu'est-ce qu'on ressent quand on fait vraiment l'amour, je veux dire, avec affection et tendresse... Ce doit être tellement agréable... Et s'il me faisait l'amour doucement, comment je réagirais ?
À cette pensée, mon bas ventre se contracte et je me mords la lèvre avec envie...
NON ! Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?! Comment est-ce que j'ose penser un truc pareil ? Je sais que ce que j'ai subis par lui est mal, alors pourquoi j'éprouve tout ça et pourquoi mes pensées sont aussi tordues et mon corps réagis ainsi ?!
Je ne devais pas y penser, encore moins l'espérer ! Ce serait le pire des châtiments ! Je mourrais sur place si je devais sentir à nouveau ses lèvres, sa peau, sa chaleur, son membre en moi...
NON !
J'élimine ces pensées dans un mouvement de tête, me faisant violence pour ne plus penser à lui. Je me retourne dans tous les sens mais il n'y a rien à faire. Quoi que je fasse, il hante mon esprit.
Ah merde, c'est devenu trop dangereux de rester ici. Je dois sortir, respirer, prendre l'air...
Je me relève brutalement et, à tâtons dans le noir, je m'habille rapidement et je décide de m'évader par la fenêtre. Hors de question que j'ouvre la porte du couloir, de peur d'y croiser Amanda.
Sans faire de bruit, je prends mon téléphone et je le pose sur ma table de chevet.
Comme ça vous pouvez toujours essayer de me pister, bande de cons !
Puis, à pas de loup, j'ouvre le battant de la fenêtre et je saute. Heureusement, nous sommes au rez de chaussée. Je me reçois souplement sur mes chevilles, me relève et j'attends deux secondes pour être sûre que personne n'a rien entendu.
Puis, m'échappant habilement, je tourne au croisement qui se profile. Et enfin, je marche longuement dans les rues sous le ciel étoilé, offrant mon visage à la fraîche caresse de l'air nocturne, savourant le silence autour de moi.
Alors que je marche depuis un moment, je vois une voiture s'approcher. En voyant le gyrophare allumé mais sans sirène, je me cache instinctivement derrière un arbre.
La police ? Ah oui, sûrement la patrouille de nuit.
Un coup d'œil m'apprend que le conducteur n'est autre que Xavier.
Il roule très doucement, le regard fixe et droit devant lui.
Décidément, je le croise vraiment partout.
Je suis la voiture des yeux et je vois qu'elle se gare un peu plus loin au bout de la rue.
N'écoutant que ma curiosité, je m'approche silencieusement afin de ne pas me faire remarquer, mais également pour vérifier si cette adresse est bien celle de son domicile.
Effectivement, ça m'en a tout l'air, car il entre dans la maison et je vois la lumière s'allumer. J'observe sa silhouette arpenter les pièces. Il va dans la cuisine et se fait couler un café. Il est perdu dans ses pensées, se grattant l'arrière de la nuque, puis met les poings sur les hanches en faisant les cent pas. La télé est allumée en fond sonore, mais il ne la regarde pas. Il a les traits fatigués, mais cela n'enlève rien à sa beauté angélique et ses yeux bleus qui, d'un seul coup, plongent dans les miens en se retournant...
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MORSURE EMPOISONNÉE
RomanceMe faire enlever le jour de mes 19 ans, ça aurait pu être une belle surprise si ça avait été dans le but de m'emmener à une fête pour mon anniversaire. Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une pièce entourée d'hommes richement habillés, leur m...
