Comme prévu, les semaines passent et les journées se ressemblent.
Ce ne sont que des petits deals (je veux dire par là que ce n'est que de la petite poudre blanche, pas le saint graal tant convoité et uniquement en possession du grand patron).
J'accompagne les Cobras dans la plupart des missions de ce type d'échange et Michael est presque toujours de la partie.
Bien sûr, il nous est arrivé de nous retrouver dans des situations vraiment dangereuses, mais nous réussissons toujours à nous en sortir, ne perdant aucun membre du groupe.
Ce jour-là, nous accomplissons une mission de routine, mais nous devons prendre la fuite car nos adversaires décident de nous poursuivre en voiture.
Alors que Michael et moi courons à travers les ruelles, tentant tant bien que mal d'esquiver les tirs qui sifflent à nos oreilles, je vois que nos ennemis gagnent du terrain.
Cependant, je n'avais pas prévu que mon compère trébuche et perde l'équilibre, ce qui permet au gang adverse de réduire la distance entre eux et nous.
– Casse-toi ! m'ordonne-t-il en sortant un flingue de son étui.
Sans l'écouter, je fonce droit sur lui et lui donne un violent coup d'épaule qui le propulse dans une ruelle adjacente, et nous roulons tous les deux l'un sur l'autre dans la bousculade.
J'entends la voiture qui nous coursait freiner brusquement et des voix s'élèvent en sortant de la voiture.
Nous prenons alors nos jambes à notre cou et continuons notre course acharnée à travers les petites ruelles.
Enfin, après plusieurs kilomètres, nous finissons par les semer et nous nous laissons tomber à terre, épuisés.
Je me laisse glisser contre le mur, tentant de reprendre mon souffle.
Je vois alors ma paume de main écorchée et du sang qui s'écoule de la blessure. J'ai dû me faire ça dans ma chute. Ça ne me fait pas mal, mais je dois me soigner en rentrant.
– Je rêve ou tu viens de me sauver ? me demande Michael à bout de souffle mais un sourire joyeux aux lèvres.
– La ferme, t'étais juste sur mon chemin, va pas t'imaginer des trucs.
Je ferme les yeux pour faire redescendre la montée d'adrénaline après cette course-poursuite et c'est là que, sans crier gare, je sens une substance se poser sur ma blessure à la main. Je suis offusquée en voyant mon acolyte à genoux devant moi, tenant ma main ensanglantée et léchant mon sang.
– Mais arrête ! Tu fais quoi là ? fais-je en enlevant ma main.
Mais Michael est plus fort que moi et la retient dans la sienne, puis il appuie sur ma paume, m'arrachant une plainte douloureuse.
– C'est ma façon de te remercier de m'avoir tiré de là. Mais surtout, c'est la seule façon pour moi de te « goûter ».
– Tu es complètement fou...
– Fou ? Ouais, totalement fou de toi.
La dernière goutte de mon sang qu'il y avait sur son pouce disparaît avec son dernier coup de langue.
– Tu me rends dingue. Mais tu appartiens au patron, alors...
Avant qu'il ait le temps de terminer sa phrase, une berline fait une violente embardée à s'arrête à notre hauteur.
– Qu'est-ce que vous foutez ? Montez bon dieu, magnez-vous le train !!
Franck, le commandant à la cicatrice, nous presse de monter. On ne se le fait pas dire deux fois et nous voilà enfin à l'abri d'une autre attaque.
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MORSURE EMPOISONNÉE
RomanceMe faire enlever le jour de mes 19 ans, ça aurait pu être une belle surprise si ça avait été dans le but de m'emmener à une fête pour mon anniversaire. Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une pièce entourée d'hommes richement habillés, leur m...
