Je me rends en cette journée dans une région voisine, toujours accompagné de mes gars, à la rencontre d'un gang russe pour des affaires. Je sais que je ne crains rien même en milieu ennemi. En effet, tous connaissent ma réputation. Dès lors, les transactions se passent sans encombre.
Arrivés sur les lieux, je suis accueilli par le chef du gang lui-même. Il a un grand sourire qui fait remonter ses petites lunettes rondes au-dessus de ses pommettes.
– Tristan, mon cher Tristan, me dit-il de son charmant accent slave en m'ouvrant les bras, j'attendais ta venue avec impatience, mon ami.
– C'est toujours un plaisir de te voir, Nikolaï.
– Tu m'en vois ravi et le plaisir est partagé !
Posant son bras sur l'une de mes épaules, il me guide à l'intérieur de son antre. Comme tous les gangs, l'endroit regorge de gars musclés, tatoués, ainsi que des femmes peu habillées et d'autres, qui semblent être de parfaites victimes.
On le suit jusque dans une salle plongée dans la pénombre, dénotant ainsi sa volonté de rester dans un lieu privé : parfait pour des affaires discrètes.
Assis autour d'une table, alcools et cigares jonchent la table, nous discutons affaires.
Devant nos yeux habitués à ce spectacle, se pavanent des femmes presque nues et perchées sur des talons aiguille, se déhanchant lascivement. D'autres se trémoussent sur une scène de pôle-dance, expertes dans ce domaine.
Certes, ces visions sont des plus alléchantes, mais je ne peux m'empêcher d'imaginer Julia à leur place.
Et si un jour elle se mettait ainsi, totalement nue et sur des hauts talons ? Et si elle défilait comme ça, devant moi, de façon sensuelle...?
D'ailleurs, je me souviens que la dernière fois alors que je me trouvais dans mon bureau avec mes compères, je l'avais entendue crier mon prénom dans le couloir, m'insultant ouvertement et me promettant de me tuer. Il semble bien que le fait de l'ignorer ces derniers temps semble la vexer grandement.
Sa réaction m'avait fait sourire, mais surtout, j'étais à deux doigts de sortir pour la rattraper et lui faire des choses qui pouvaient, c'est certain, la faire crier encore plus fort.
Au lieu de quoi, j'avais dû me faire violence pour ne pas obéir à cet instinct primaire et ne pas répondre à sa provocation. Je devais à tout prix me concentrer sur la « grande affaire ». Je ne pouvais pas me laisser distraire et ça, Franck et mes membres les plus proches le savaient. C'est pourquoi ils faisaient en sortent qu'on ne se rencontre pas, et c'était très bien ainsi. Dieu sait ce que j'aurais pu lui faire, sinon...
À l'évocation de ces souvenirs, j'ai les yeux fixés droit devant moi. Cependant, l'une des femmes pensant que je la mate, se rapproche pour me faire la cour avec ses yeux et son corps en se dandinant comme jamais.
Elles étaient belles, mais pas autant que celle qui occupait mes pensées.
N'étant nullement intéressé par la danseuse devant moi, je fais signe à un de mes gardes. Celui-ci s'approche alors avec une valise contenant notre fameuse came. La came la plus convoitée du pays, mettant ainsi fin à la tentative de la jeune femme qui s'éloigne et rejoint ses partenaires, visiblement déçue de ne pas avoir pu m'approcher davantage.
Mon garde ouvre la valise et présente notre St Graal à Nikolaï, dont les yeux s'agrandissent d'émerveillement.
– Mon ami, tu me gâte ! Ça, c'est de la bonne, dit-il en caressant le sachet contenant la poudre blanche avec beaucoup de douceur.
VOUS LISEZ
MORSURE EMPOISONNÉE
RomantikMe faire enlever le jour de mes 19 ans, ça aurait pu être une belle surprise si ça avait été dans le but de m'emmener à une fête pour mon anniversaire. Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une pièce entourée d'hommes richement habillés, leur m...
