Chapitre 37 - Julia

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Mes muscles me font mal. Mon corps a été mis à rude épreuve beaucoup trop longtemps. Je suis épuisée, mais je me force à me réveiller.

Ouvrant difficilement les yeux, je me souviens juste d'avoir reconnu Lorenzo. Mais je ne sais pas combien de temps je suis restée évanouie. Malgré tout, je sens que je suis encore entravée.

Mais c'est pas vrai ! Je suis encore attachée ? Jusqu'à quand ça va durer ? J'en ai plus que marre de me retrouver dans ce genre de situation.

Reprenant conscience peu à peu, je sens que je suis assise sur une chaise, les mains liées derrière le dossier. Je balaie les alentours du regard et il me semble que je suis dans une sorte de grande usine. Je ne sais pas où je me trouve, ne connaissant pas ce lieu.

Il fait sombre mais je réussis à discerner des silhouettes d'hommes, armés jusqu'aux dents.

Puis, une silhouette se détache et s'approche de moi. Je reconnais le visage de Lorenzo qui se dessine, un sourire narquois aux lèvres.

Que fait-il ici ? C'est lui qui m'a enlevée ? C'est lui qui me suit depuis le début avec sa voiture noire suspicieuse là ?!

– Enfin j'ai réussi à t'attraper, dit-il d'un ton joueur.

– Qu'est-ce que tu me veux ? Je pensais que t'étais mort! Et ne me dis pas que tu en as après moi, toi aussi ?!

Les mains derrière le dos, il se penche vers moi, le sourire toujours aux lèvres.

– Oh que si... Depuis le début je cherche le moment propice pour t'arracher aux Cobras. J'avais presque réussi la dernière fois sur le pont, mais on a été... interrompu. Sauf que là, tu t'es jetée toute seule dans la gueule du loup, me facilitant la tâche.

Je le fusille d'un regard noir, pendant que lui me regarde avec un feu et un désir qui ne trompent pas.

– Mon spectacle de la dernière fois ne t'a pas dégoûté ? tenté-je en faisant référence à notre première rencontre lorsque j'avais failli être vendue.

– Absolument pas. J'ai tout de suite su que tu jouais un rôle pour échapper au viol. Et tu as réussi avec brio.

Il me contourne pour se retrouver derrière moi et pose ses deux mains sur mes épaules ; puis il se penche à nouveau pour me susurrer à l'oreille.

– Ton regard... Il est si... envoûtant, me glisse-il langoureusement, venant mordiller le haut de mon oreille par la même occasion. C'est vrai, j'ai voulu t'acheter ce soir-là. Ça aurait été beaucoup plus facile pour tout le monde et ça m'aurait évité toute cette traque. Mais voilà, Tristan en avait décidé autrement.

Je suis prise d'un frisson incontrôlable dès que j'entends son prénom et je secoue la tête pour me reprendre et reporter mon attention sur mon nouveau kidnappeur.

– Si tu veux me tuer, vas-y. Je ne t'en empêcherai pas, lui dis-je d'un ton ferme.

– Ha ha ha ! Parce que tu crois que je vais te tuer après avoir enfin réussi à te capturer ? Jamais... murmure-t-il en soufflant doucement sur ma joue. Ça fait longtemps que tu m'obsèdes...

Prise d'un sentiment de panique, je prends une grande inspiration. Je veux me calmer, mais dans le même temps je soupire en me rendant à l'évidence : ma vie est et restera aux mains des mafieux.

C'est ça ma vie ? Si j'échappe à l'un, un autre m'attrapera ? Encore et encore ? Génial...

Alors que je commence à m'apitoyer sur mon sort, une grande déflagration retentit et un mur entier explose, me projetant à terre et faisant se retourner tous les membres présents. Puis une voix hurle :

MORSURE EMPOISONNÉEDes histoires addictives. Découvrez maintenant