Chapitre 15 - Julia

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La dernière fois que j'ai été en possession de cette drogue, c'était lors de l'échange avec le Padre. Cette marchandise est le fameux graal. C'est le bien le plus précieux des Cobras et les seules transactions autorisées pour cette coke se faisaient toujours en présence de Tristan et de sa garde rapprochée.

C'est certain, c'est un coup de Tristan. Il m'a piégée ce sale bâtard... C'est lui qui a mis cette drogue dans ma veste.

Mais... C'est impossible, je ne l'ai pas vu à la maison depuis la dernière fois qu'il m'a vue « nue ». Alors, comment... ?

Mes yeux s'agrandissent de stupeur en pensant soudain à Amanda. Il n'y a qu'elle qui a accès à toute ma garde-robe, qui peut se balader et faire ce qu'elle veut dans SA maison dans laquelle je loge.

Certes, elle est ma « gardienne », mais aussi et avant tout le sbire de Tristan. Elle n'obéit qu'aux ordres de son chef.

Râââ, la saloooope...

Je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la haine envers elle à ce moment-là.

Évidemment, je suis tout de suite embarquée au poste.

Assise sur le banc de la cellule de garde à vue, enfermée entre quatre murs, je vois les policiers qui m'ont arrêtée s'affairer à leur bureau autour de la coke des Cobras. Ils ont relevé mon identité et tout ce qu'ils ont trouvé est que je suis une citoyenne fauchée, m'agrippant aux aides de l'État pour vivre et logeant dans un taudis de 10 mètres carrés. Voilà ma vie « actuelle ».

Plusieurs flics sont là, mais le blond aux yeux bleus relève les yeux et les plante dans les miens.

Il est beau, tel un ange tombé sur Terre et son uniforme moulant épouse parfaitement sa silhouette, superbe et bien dessinée.

Je me relève et agrippe les barreaux.

– Eh ! Quand est-ce que vous allez me faire sortir de là ?

L'un de ses collègues me lance un regard mauvais et se rapproche de ma cellule en frappant avec sa matraque contre les montants.

– Quand tu nous auras dit comment tu t'es procurée cette drogue !

– Je vous ai déjà dit, j'en sais foutre rien ! lui lancé-je en brandissant un doigt d'honneur.

Je continue de grogner lorsque le beau blond s'approche doucement de nous. Son attitude calme et posée, apparemment habituelle, se répand autour de nous et fait retomber la tension. Mais son collègue bougonne toujours, serrant fermement sa matraque.

– Il faut qu'elle crache le morceau, Xavier !

Mais Xavier ne s'attarde pas sur son collègue qui bout de rage et pose une main sur un des barreaux qui me retient prisonnière.

– Inutile de nous mentir. Cette drogue est très prisée et les seuls à en posséder sont les Cobras, un gang de mafieux. Comment tu te l'es procurée ?

Je détaille son visage et je calcule rapidement qu'il doit avoir une dizaine d'années de plus que moi.

Prenant une grande inspiration, je croise les bras et ferme les yeux, ne voulant plus les avoir dans mon champ de vision.

– Je l'ai volée à un dealer.

Entrouvrant légèrement mes paupières, j'espère que mon mensonge est convainquant, pour voir Xavier hausser un sourcil. Visiblement, je n'ai pas réussi.

– Ouais je me came, et alors ? Foutez-moi au trou et basta. De toute façon j'ai pas une thune pour payer la caution ou autre bordel, j'en ai rien à foutre. Juste, foutez-moi la paix.

MORSURE EMPOISONNÉEDes histoires addictives. Découvrez maintenant