Dans un Paris contrasté par la chaleur de Laylâ et la froideur Moscovite de Yevgeniya, deux âmes que tout oppose se rencontrent.
Laylâ, douceur incarnée et pleine de vie, tente de percer la carapace glaciale de Yevgeniya, mystérieuse et distante. E...
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Point de vue Omniscient
Quelques heures auparavant
Chez Dîna
La chambre était plongée dans l'obscurité, seulement éclairée par la lueur pâle de la lune filtrant à travers les rideaux entrouverts. Le silence régnait, troublé uniquement par la respiration paisible de Dîna et Katya, endormies sous les couvertures enchevêtrées.
Le téléphone de Dîna vibra soudainement sur la table de chevet, rompant le calme de la nuit. Une sonnerie stridente s'éleva dans la pièce, arrachant Dîna à son sommeil. Elle grogna, les paupières lourdes, et tendit le bras à tâtons pour attraper son portable.
L'écran illuminé affichait un nom qui lui fit instantanément froncer les sourcils : "Maman Laylâ".
Une vague d'inquiétude la traversa. Il était beaucoup trop tard pour un appel anodin. D'une main fébrile, elle décrocha et porta le téléphone à son oreille.
- Allô... ? murmura-t-elle d'une voix encore ensommeillée.
De l'autre côté du fil, la respiration précipitée de la mère de Laylâ lui fit immédiatement comprendre que quelque chose n'allait pas.
-Dîna... Sa voix était brisée, tremblante. Il faut que tu viennes à l'hôpital. Tout de suite.
Dîna se redressa d'un bond, son cœur battant à tout rompre.
-Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, l'angoisse montant en flèche. Laylâ... Elle va bien ?
Un silence pesant s'installa, et la voix de la mère de Laylâ se fit plus fragile.
- Dîna, viens. Ça concerne Laylâ.
Ce fut suffisant. Ni une, ni deux, Dîna jeta les couvertures sur le côté et sauta du lit. Son téléphone manqua de lui glisser des mains tant ses gestes étaient précipités.
Katya, réveillée par l'agitation soudaine, ouvrit les yeux, encore dans un état de demi-sommeil. Elle observa sa copine fouiller frénétiquement dans ses affaires, enfiler un pull à l'envers avant de le remettre correctement, et chercher ses chaussures à la hâte.
- Ma vie... ? Qu'est-ce que tu fais ? demanda Katya, la voix rauque de sommeil.
Dîna, qui bataillait avec une basket, releva la tête, ses yeux brillants d'une lueur inquiète.
- C'est Laylâ... Sa mère vient de m'appeler. Il faut que j'aille à l'hôpital.
Le ton grave de Dîna suffit à balayer la moindre hésitation chez Katya. Sans poser d'autres questions, elle se redressa et s'extirpa du lit.