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Point de vue Omniscient

Le couple formé par Yevgeniya et Laylâ semblait évoluer dans une douce harmonie. Elles prenaient le temps de s'apprivoiser, de se découvrir autrement qu'à travers les cicatrices du passé. Ce n'était pas qu'une histoire d'amour, c'était un travail à deux, une façon de réapprendre à vivre à travers l'autre, avec tendresse, humour et cette forme de sérénité qu'on trouve rarement.

-  Pourquoi je ne t'ai pas rencontré plutôt ? Lui disait Laylâ avec un sourire légèrement nostalgique.

- Le temps fait bien les choses, lui répondit Yevgeniya en jouant avec Mishka.

Leur quotidien, rythmé par les ronrons impériaux de Mishka, le chat noir à l'attitude de tsar, oscillait entre complicité et fous rires.

Il s'était auto-proclamé roi du canapé, maître de la couette, et s'octroyait le droit de dormir entre elles sans la moindre gêne. Laylâ jurait qu'il comprenait chaque mot, et Yevgeniya l'appelait parfois "le petit espion à fourrure".

—  Il nous surveille, je te jure, avait-elle murmuré un soir en riant, la tête posée sur le ventre de Laylâ.

—  Et encore, tu l'as pas vu s'inviter dans la salle de bain. Ce petit voyeur nous prend pour ses concubines, c'est sûr.

Leur bonheur était simple, mais réel. Une bulle de chaleur dans un monde qui n'en offrait pas toujours.

Dîna et Katya, de leur côté, formaient un duo haut en couleur.

Entre les crises de jalousie imprévisibles de la cadette Makarova et le tempérament solaire et bavard de Dîna, c'était le feu d'artifice permanent. Mais les étincelles finissaient toujours en feux d'artifice sous les draps. Katya avait beau froncer les sourcils, claquer des portes, bouder ou crier... Dîna trouvait toujours une façon de la faire craquer.

—  Tu m'énerves.

—  Je te fais fondre surtout.

—  T'es insupportable.

—  Et irrésistible.

Et hop, réconciliation express.

Elles voyageaient beaucoup, des petits week-ends volés dans des villes romantiques, parfois à l'improviste. Une valise, une destination, et beaucoup d'amour.

Nival, elle, était retournée à Madrid, retrouvant Reyes avec leur amitié était devenue plus que sincère, essayant de reconstruire quelque chose de doux, de stable. Mais les liens avec Paris n'étaient jamais bien loin. Elle était revenue récemment, posant ses valises pour quelques semaines, ravie de revoir ses amies.

—  J'avais besoin de respirer l'air de la ville et de boire un café avec Laylâ en terrasse, même sous la pluie.

Quant à Iryna, elle traçait sa route à sa manière : passionnée, flamboyante, et libre. Ses œuvres faisaient le tour du monde. On la voyait sur Instagram à Tokyo une semaine, puis à New York, puis en plein désert marocain, son carnet de croquis toujours à portée de main. Elle vivait en mouvement.

COLDOù les histoires vivent. Découvrez maintenant