Dans un Paris contrasté par la chaleur de Laylâ et la froideur Moscovite de Yevgeniya, deux âmes que tout oppose se rencontrent.
Laylâ, douceur incarnée et pleine de vie, tente de percer la carapace glaciale de Yevgeniya, mystérieuse et distante. E...
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Laylâ Nuraya
L'infirmière rousse entra dans la chambre avec un sourire doux et professionnel. Elle portait une blouse blanche impeccable, et ses cheveux flamboyants étaient soigneusement attachés en une queue-de-cheval haute. Elle s'approcha de moi avec une bienveillance naturelle.
- Bonjour Laylâ, comment vous sentez-vous aujourd'hui ?
- Ça va... répondis-je d'une voix encore un peu fatiguée.
Elle hocha la tête en prenant place à côté de mon lit.
- On va vérifier que tout va bien et stimuler un peu vos muscles, d'accord ?
J'acquiesçai distraitement tandis qu'elle s'installait pour commencer le massage de mes jambes. Ses gestes étaient précis, maîtrisés, presque réconfortants. Pourtant, quelque chose me dérangeait.
Ce visage... Cette chevelure rousse...
Alors que ses mains exerçaient de légères pressions sur mes mollets, je me surpris à plonger dans mes pensées, cherchant à attraper un souvenir fuyant.
Quelque chose en elle m'était familier. Un détail, une impression, mais quoi ?
Je fermai les yeux, essayant d'attraper ce fragment de mémoire avant qu'il ne m'échappe. Les images dans mon esprit étaient floues, brumeuses, comme un rêve dont on se souvient à moitié au réveil.
Une silhouette. Une chevelure rousse. Un éclat de rire.
- Vous êtes sûre que ça va ? me demanda l'infirmière en relevant la tête vers moi.
Je rouvris les yeux brusquement, revenant à la réalité.
- Oui... Oui, ça va. Désolée, j'étais juste... ailleurs.
Elle sourit légèrement.
- C'est normal. Prenez votre temps.
Mais je ne voulais pas prendre mon temps. Je voulais savoir. Je voulais comprendre pourquoi cette femme me rappelait quelqu'un, pourquoi mon esprit essayait de me souffler une vérité que je n'arrivais pas à saisir.
Et puis, une autre chose me frappa.
Nival n'était pas là.
Elle m'avait prévenue qu'elle devait partir en Suède pour une urgence, et pourtant, son absence me laissait un étrange vide. Comme si, sans elle, quelque chose clochait.
Je reportai mon attention sur l'infirmière rousse.
- Dites-moi... On ne se serait pas déjà croisées quelque part ?
Elle marqua un léger temps d'arrêt avant de reprendre son massage avec la même douceur.
- Non, je ne crois pas... Mais peut-être que vous avez croisé quelqu'un qui me ressemble ?