Dans un Paris contrasté par la chaleur de Laylâ et la froideur Moscovite de Yevgeniya, deux âmes que tout oppose se rencontrent.
Laylâ, douceur incarnée et pleine de vie, tente de percer la carapace glaciale de Yevgeniya, mystérieuse et distante. E...
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Point de vue Omniscient
Laylâ Nuraya
Quelques semaines avaient passé. Mon corps s'habituait doucement à la mise en charge, mes pas devenaient plus sûrs, et l'extérieur m'appelait enfin.
Aujourd'hui, j'avais décidé d'aller me promener seule dans le jardin de l'hôpital avec mon déambulateur, une première depuis longtemps.
L'air était doux, encore chargé de cette légère fraîcheur printanière, et le vent caressait ma peau comme une promesse de renouveau. J'avançais lentement sur le petit sentier pavé, savourant chaque seconde de liberté retrouvée. Après quelques minutes d'effort, je finis par m'asseoir sur un banc, laissant mon corps se détendre.
Je fermai les yeux un instant, inspirant profondément. Le bon temps revenait, enfin.
- C'est beau, n'est-ce pas ?
Je sursautai légèrement en entendant cette voix. Une voix féminine, douce, posée, presque apaisante.
Instinctivement, je tentai de me retourner pour voir qui parlait, mais mon corps ne me permettait pas encore de faire un mouvement aussi fluide. La femme devait être assise sur le banc opposé, derrière moi.
- Oui... répondis-je, un peu déconcertée par cette soudaine interaction.
Un léger silence s'installa avant qu'elle ne reprenne
- Je sais que vous devez probablement vous poser des questions sur qui je suis, mais rassurez-vous... je ne vous veux aucun mal.
Un sourire amusé étira mes lèvres.
- De toute façon, je ne pourrais pas faire grand-chose... soufflai-je, un brin ironique en désignant mon déambulateur.
- Vous êtes bien plus forte que vous ne le pensez, Laylâ.
Mon sourire s'effaça instantanément.
Je fronçai les sourcils, une alerte intérieure se déclenchant en moi.
- Comment... connaissez-vous mon nom ?
Un frisson parcourut ma colonne vertébrale, non pas de peur, mais d'une étrange sensation de déjà-vu.