Dans un Paris contrasté par la chaleur de Laylâ et la froideur Moscovite de Yevgeniya, deux âmes que tout oppose se rencontrent.
Laylâ, douceur incarnée et pleine de vie, tente de percer la carapace glaciale de Yevgeniya, mystérieuse et distante. E...
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Laylâ
- Mais Dîna, tu crois que je t'ai oubliée ?
Assise en tailleur sur le canapé, mon amie lève les yeux vers moi, la bouche pleine d'un morceau de gâteau au chocolat qu'elle mâchait avec application. Sa mine coupable m'amuse, et je sens déjà le sourire étirer mes lèvres.
- Qu'est-ce que j'ai encore fait ? marmonne-t-elle, des miettes tombant presque de sa bouche pleine à craquer.
Je pouffe de rire malgré moi. Elle avait du chocolat autour des lèvres, tel un enfant pris en flagrant délit.
- Katya ? dis-je d'un ton un peu plus sérieux, en croisant les bras.
Dîna s'arrête de mâcher, ses yeux se plissant légèrement.
- Quoi Katya ? répond-elle en feignant l'innocence, son visage soudain impassible.
Je plisse les yeux à mon tour, et d'un geste rapide, je lui donne une tape sur l'épaule.
- Pas à moi, Didi. Alors comme ça, tu te tapes la petite Makarova ? lâchai-je peut-être un peu trop rapidement.
Sa réaction ne se fait pas attendre. Elle manque de s'étouffer avec son gâteau, cherchant désespérément sa bouteille d'eau sur la table basse. Entre deux gorgées, elle me lance un regard assassin, ce qui me fait encore plus rire.
- Pardon, pardon ! m'excusai-je en levant les mains. C'est sorti tout seul, promis !
- Laylâ, je te jure... J'ai une mauvaise influence sur toi, vraiment. Ça, je ne l'avais pas vu venir, souffle-t-elle en reprenant son souffle.
Son ton faussement outré m'amuse encore plus, mais je décide de revenir au sujet qui m'intéresse.
- Trêve de plaisanteries, Didi. Katya ?
Elle pousse un soupir exagéré et lève les yeux au ciel avant de capituler.
- Bon, j'avoue, on se cherche bien, finit-elle par admettre avec un petit sourire en coin.
- Mais encore ? insistai-je, les sourcils levés, décidée à obtenir plus d'informations.
- Bah rien.
- Quoi, rien ? répétai-je, incrédule.
- Je sais pas, Katya, c'est... Katya.
- Pitié, Didi. Je ne veux pas que la grande Makarova me tombe dessus parce que tu as brisé le cœur de la petite !
À ma réplique, elle éclate de rire, un rire franc et bruyant. Mais moi, je ne rigolais qu'à moitié.
- Allez, dis-moi tout ce que tu sais sur elle. On commence doucement : prénom, origine, âge, et ce qu'elle fait dans la vie.