Dans un Paris contrasté par la chaleur de Laylâ et la froideur Moscovite de Yevgeniya, deux âmes que tout oppose se rencontrent.
Laylâ, douceur incarnée et pleine de vie, tente de percer la carapace glaciale de Yevgeniya, mystérieuse et distante. E...
Lorsque vous voyez ce symbole « 🎶 », veuillez mettre le son en question. Il y en a deux, et sont dans l'ordre.
1- Neki Alemon Gasso - она пахнет как лето 2- Raam - À deux
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Point de vue Omniscient
Un an plus tard
Quelque part entre la Polynésie et Hawaï🎶
Le soleil cognait doucement, le sable blanc reflétait une lumière éclatante, presque céleste. Un léger souffle tiède dansait entre les palmiers, et les vagues se brisaient au loin avec un calme apaisant.
Allongée sur un transat, Laylâ savourait chaque seconde de cette parenthèse dorée. Son corps baignait dans la chaleur du soleil, ses longues boucles brunes s'éparpillaient autour de son visage comme une cascade, et son maillot blanc épousait parfaitement son teint doré.
Un doux parfum de monoï flottait dans l'air, et dans ses oreilles, seule la mer faisait conversation.
Jusqu'à ce qu'une ombre vienne barrer son soleil. Elle plissa légèrement les yeux et, d'un geste lent, porta sa main gauche à son front pour se protéger de la lumière. La bague étincelante qui ornait son annulaire refléta un éclat du soleil, le renvoyant presque comme une réponse silencieuse.
Devant elle, se tenait un homme bronzé, torse nu, tatoué du cou jusqu'aux hanches avec de magnifiques motifs polynésiens. Beau garçon, certes. Charmeur aussi. Et visiblement, pas là pour lui demander l'heure.
— Excuse-moi, mais tu es la plus belle chose que j'ai vue aujourd'hui...dit-il dans un anglais au fort accent local, sourire carnassier en option.
Laylâ ne perdit pas une seconde.
— Je suis mariée, répondit-elle poliment en tendant légèrement sa main gauche, faisant briller le diamant sous le soleil.
Un sourire sincère, sans mépris. Juste la vérité. L'homme eut une moue un peu déçue, mais hocha la tête avec respect avant de tourner les talons. À peine avait-il disparu dans le décor que l'ombre laissa place à une silhouette bien plus familière.
Sortant de l'eau, marchant sur la plage avec la grâce d'une déesse nordique sortie d'un roman, Yevgeniya s'avançait, trempée, son mini short noir collé à sa peau, ses cheveux roux tirés en arrière, une petite silhouette accrochée à elle. Anya. Leur fille.
Anastasia — dite "Anya" par ses deux mamans — 9 mois de vie et déjà tout un monde dans ses yeux.
Elle tenait de Laylâ ce teint chaud et lumineux, et de Yevgeniya ces yeux bleus glacés et cette petite touffe de cheveux d'un roux unique qui défiait toutes les lois de la génétique. Un bijou vivant.