Dans un Paris contrasté par la chaleur de Laylâ et la froideur Moscovite de Yevgeniya, deux âmes que tout oppose se rencontrent.
Laylâ, douceur incarnée et pleine de vie, tente de percer la carapace glaciale de Yevgeniya, mystérieuse et distante. E...
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
||
Laylâ Nuraya
(Suite)
Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre.
Une femme entre. Magnifique, mais fatiguée.
La fatigue se lit dans ses yeux, des cernes marquant son visage, comme si les années avaient été dures avec elle.
Je lui offre un doux sourire.
Elle s'arrête, figée.
Un mélange d'émotions traverse son regard : la surprise, la joie, le soulagement... et la peine. Puis, en un instant, elle se précipite vers moi, arrivant au bord de mon lit.
Je vois Nival se décaler doucement, comme pour lui laisser la place.
Sa voix tremble, brisée par les larmes qui menacent de tomber :
- Ma petite fille...
Elle pleure.
- Maman...
Ma propre voix se casse.
J'ai l'impression qu'on m'arrache la poitrine. Puis, derrière elle, une jeune fille apparaît. Un visage plus jeune, mais des yeux remplis de tristesse.
Je la fixe quelques instants, le souffle coupé.
Je la reconnais.
Naya.
Ma petite sœur.
Elle a grandi.
Tellement grandi...
Enfin, mon regard se pose sur un petit garçon. Il était si petit la dernière fois que je l'ai vu... trois ans seulement.
Et là...
Waouh.
Mon cœur se serre alors que je le regarde.
Il n'est plus ce petit bout de chou que je portais dans mes bras. Il a grandi.
Ses traits sont plus définis, son regard plus éveillé. Mais c'est bien lui.
- Noam...
Ma voix tremble, comme si prononcer son prénom pouvait me réveiller d'un cauchemar.
Il me fixe, un mélange d'incertitude et d'émotion dans ses yeux.
- Laylâ ?
Sa voix est plus grave que dans mes souvenirs, mais il y a encore cette douceur enfantine.
Je hoche la tête, les larmes brouillant ma vue.
Il ne réfléchit pas plus longtemps et se précipite vers moi.