Odessa
Après un passage à l'appartement, on a traversé jusqu'au côté droit dans une pod plutôt qu'une navette. Avec ma valise, je rentre dans l'appartement luxueux où on va rester. L'espace large est assez original avec des murs en bois, comportant des coulées d'or et d'un côté un plafond incliné un peu plus bas. J'entre dans une chambre. Elle est simple avec un grand lit. Il y a une peinture abstraite dans des tons marron au-dessus du lit. Il y a aussi des statues dorées près de la lampe de chevet. J'en prends une, je suis sûre que c'est du vrai or.
Malgré tout ça, mon lit me manque déjà. Je repose la statue et défais un peu mes valises. Je m'arrête sur mes sous-vêtements. Je veux essayer le jacuzzi que j'ai vu. Je ne suis jamais rentré dans l'un d'eux, mais il est là et je n'ai pas de maillot de bain...qu'il aille se faire foutre. En brassière et culotte grises, j'entre dans l'espace ouvert géant servant de salon.
Je me dirige vers le jacuzzi dans un coin. Après plusieurs essais, j'arrive à le remplir et le faire fonctionner sans me faire cuire comme un homard. Je me détends au milieu du plaisir procuré par la douce chaleur et ferme les yeux.
Je me sens légère et mes problèmes s'envolent. Plus de sentiments, plus de foutues pâtisseries pleines de drogues ni de gens empoisonnés. Il ne reste que moi et l'eau. Je me décide à me redresser un peu avant de fondre et ouvre les yeux. Je sursaute en voyant Mars assis là, près du jacuzzi et sur son téléphone. Je me tourne dos à lui et m'immerge à nouveau dans l'eau. Au bout d'un moment, je me décide et me tourne puis sors. Comme je m'y attendais, il se met à me fixer. Heureusement les sous-vêtements blancs c'est pas mon truc ou j'imagine pas...
Il se met maintenant à poser son regard bicolore sur mon visage puis demande:
-T'es toujours énervée?
Qu'est-ce qu'il peut bien en avoir à foutre? Je réponds:
-Non, je m'en fous. Je veux juste rentrer.
-Tu sais très bien que ce serait un truc insensé.
-Je sais, mais c'est la vie non? Laisse-moi vivre.
Il corrige:
-Mourir.
-Laisse-moi partir.
-Qu'est-ce qu'il y a dans ton truc étroit qui est mieux qu'ici? Cet endroit est super.
Je réponds las:
-Mais c'est pas chez moi.
-Tu dis n'importe quoi, t'as pas d'attaches et tu le sais.
Il trouve toujours le moyen de me blesser. La gorge serrée, je réponds:
-Pourquoi tu dis ça?
-Parce que je sais que sur ce point-là t'es comme moi. Tu veux y retourner parce que c'est ce qu'il y a de plus proche de ce que t'avais de bien. Du seul truc bien, un moment dans le passé. On fait toujours ça. Mais des fois, on peut juste pas...j'ai appris à vivre différemment.
Il me trouble souvent comme ça. Je ne sais pas quoi dire quand on sonne. Pour me calmer, je décide d'aller ouvrir même s'il me crie:
-Hey non! Attends.
Trop tard, j'accélère un peu et ouvre. Une brune avec un grand sourire et des yeux bleus aux pupilles dilatées me dit joyeusement:
-Hey! Oh, joli maillot.
Je me souviens de ma "tenue" et pense fondre sur place. Heureusement, elle enchaîne:
-Sinon, demande bizarre, mais vous avez de la vanille? On essaie de faire un gâteau, mais...c'est un peu le chaos et tout pour ça. Eh, tu veux venir?
-Venir?
-À notre soirée, c'est juste à côté.
J'hésite, mais me décide et réponds en souriant:
-J'arrive, je vais aussi chercher la vanille.
-Super!
Je ferme la porte et sursaute en voyant Mars de l'autre côté avec un pistolet. Il me demande:
-C'est qui?
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𝐌𝐀𝐑𝐒
RomanceOdessa, 22 ans, vend du plaisir corrompu pour subvenir à ses besoins. Habitante de la cité d'Elys, isolée au milieu du désert américain à la fin du 21ème siècle, elle survit en faisant des pâtisseries infusées de drogues. Mais sa routine illicite ex...
