Chapitre 47: Expiation

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Odessa

Je ne pouvais juste pas toucher Mars après ce que j'ai vu l'autre jour, mais il me manque. Ça fait mal. Il ne dit rien, mais je sais qu'il n'est pas content, bien sûr. Je ne sais pas j'ai l'impression que je dois me punir et peut-être lui aussi d'une certaine façon. Dans tous les cas ce soir j'en ai fini.
Pourtant la chose la plus logique serait de rester loin de lui, un peu. Il a bien malmené mon corps dans la matinée le jour où je l'ai vu torturer cette femme. C'est comme s'il avait senti que je prendrais mes distances et en avait profité au maximum.
Je suis peut-être un monstre, pire qu'eux. Parce que moi je fais semblant.

Je vois encore un peu cette femme parfois, Naïca. Pourtant je suis sur le point de faire du bien à son bourreau. Des fois, je ne sais pas où va mon sens moral, mais je n'ai pas envie d'y penser plus longtemps. Mars sur le lit pose son téléphone pour s'asseoir et me sourire avec ses belles lèvres.
Je prends l'écharpe en soie dont j'ai besoin et le couche avant de m'asseoir sur lui. Je ne peux calmer mon corps se tendant déjà. La chaleur entre mes jambes augmente quand il caresse le bas de mon dos avec son regard bicolore intense sur moi. Je me concentre comme je peux et souris. Il me demande amusé:
-Qu'est-ce que tu fais?

-Je veux essayer un truc un peu bizarre et douloureux.

Il lève un sourcil puis demande:
-Et tu l'as eu où cette idée?

-À partir d'une autre, mais j'ai choisi de faire le contraire.

Il fronce ses sourcils arqués, mais répond:
-Ok, je vais te faire confiance.

Je souris et il se rassied un peu et m'aide à lui enlever son t-shirt. Je me bats contre mon instinct voulant que je lui saute dessus en respirant lentement. Je me concentre et attache l'écharpe. Il se plaint:
-Hey, doucement! T'essaies de m'éclater les yeux?

Je ris en disant:
-Désolé. Maintenant?

-C'est bon.

Je le couche avant de prendre ce dont j'ai besoin. Il va vraiment me prendre pour une folle et je pourrais passer un sale quart d'heure. J'essaie de l'ignorer et m'assieds sur lui. Ses mains remontent le long de mes cuisses. Je pose mes affaires pour enlever ses mains ce qui le fait rire. Je commence avec la première épingle que je chauffe avec mon briquet. C'est vraiment plus fou que les glaçons. Mars dit concerné en bougeant:
-Un truc brûle.

Je le tiens comme je peux en disant:
-Détends-toi, ok?

-Ok...

Putain...oh et merde. Je touche sa peau avec le métal chaud et d'un coup ses muscles se contractent et il s'exclame:
-Putain!

Je m'attendais à ce qu'il sursaute au point de m'envoyer voler. J'attrape ses mains allant vers l'écharpe. Je devrais m'arrêter maintenant, mais il repose ses mains et me laisse continuer. Je regarde sa mâchoire se contracter à chaque brûlure et sa respiration s'altérer. Je repense ensuite aux cris de sa victime et ma colère ces derniers jours. Je lui demande:
-Ça fait mal, hein? Ça doit faire bizarre d'être la victime.

-Tu te venges vraiment maintenant? Pour elle? Une ennemie?

-Non, pas pour elle. Surtout pour moi. Je m'arrête quand tu veux. T'as juste à dire le mot. Mercury, tu te souviens?

Il ne répond pas et je continue à le brûler en faisant des formes aléatoires sur sa peau parfois tendue par ses muscles se contractant. Je finis par remarquer toutes les formes que j'ai réalisées et c'est comme si je me réveillais effrayée par ce que je viens de faire. De lui faire. J'inspire pour me calmer. Je pose à peine mes lèvres sur ses brûlures qu'il tressaille. Je ne sais pas si c'est de douleur ou d'appréhension face à une nouvelle brûlure.
Qu'est-ce qui ne va pas chez moi? Je l'embrasse lentement comme pour me faire pardonner. Il enlève l'écharpe et me fait tomber avant de me posséder avec ses lèvres. Je m'inquiète un peu du fait qu'il y aille trop fort, je vais sûrement abandonner. Dans mon cou qu'il embrasse, il me dit:
-T'inquiète pas chérie je vais pas trop te secouer ce soir.

Je m'arrête de gémir pour demander amusée:
-Comment t'as su que j'allais abandonner comme une faiblarde?

-T'es pas faible, mais j'ai brièvement vu ça dans ton regard. Je sais aussi ce que j'ai fait. Je l'ai pas fait exprès, mais je le sais.

-Je dois travailler le regard, hmmm.

-Pas si tu veux que je te fasse mal. Tu supportes bien la douleur, mais tout le monde a des limites.

Je m'assieds et tire sur la corde de son jogging qu'il enlève avec son caleçon. Je l'embrasse lentement puis caresse son cou avec mes lèvres, tout en prenant doucement dans ma main cette partie de lui créant du plaisir en moi. Je le caresse en sentant son érection. Je me sépare douloureusement de lui et justement il grogne de frustration. Je souris et me déshabille sous son regard impatient. Je l'embrasse en le chevauchant, mais ne le fais pas entrer en moi. Je commence plutôt à frotter doucement mon intimité mouillée contre son pénis tout en léchant son cou. En respirant lourdement, il me dit:
-T'es tellement douce putain.

Je ris puis laisse son cou pour continuer en le défiant du regard de m'arrêter face à son air à moitié avide en même temps qu'il a l'air d'y prendre du plaisir. Il sourit et je lui demande:
-Tu veux que je passe à autre chose? Ou tu peux te contrôler?

-Chhht.

Je continue un peu, mais il finit par grogner:
-Putain t'as gagné.

Il me dégage doucement puis s'assied les jambes pliées sous mon regard confus. Il me fait signe de venir et m'aide en disant:
-Mets tes genoux de chaque côté de mes hanches.

Je le fais et je suis sur lui en face et presque collée. Il baisse la tête et me sourit donc, je l'imite en demandant:
-On fait quoi là?

-Je voulais essayer un truc. Ça va t'aider à t'entrainer.

-Pff.

Il rigole et demande:
-On y va?

Assise sur lui, je le fais entrer en moi et m'accroche à ses épaules. Je bouge doucement tandis qu'il m'aide avec ses mains sur ma fesse et l'autre dans mon dos me tenant maintenant près de lui, poitrine contre poitrine. En ondulant mon corps, je change de placement de main pour les mettre derrière son cou et sa tête. J'arrive donc mieux à le sentir en gémissant de plaisir. Je bouge lentement avec ma poitrine contre la sienne chaude et forte. J'incline un peu la tête pour le regarder et après avoir posé ses iris brûlants de plaisir sur moi il m'embrasse. Tandis que sa langue lutte avec la mienne, il bouge aussi ses hanches pour m'aider à sentir son pénis caresser mon vagin encore plus profondément. On continue de s'embrasser en bougeant comme un battement de cœur.

𝐌𝐀𝐑𝐒Où les histoires vivent. Découvrez maintenant