Chapitre 70: Érotisme

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Odessa

Je mets la musique avec mon téléphone et l'enceinte la retransmet. J'ouvre la porte et sors de la salle de bain. Les sourcils de Mars se lèvent tandis que ses yeux en amande s'écarquillent de surprise avant qu'il n'étire ses lèvres. Je fais de mon mieux pour garder mon air sérieux. Je me mets à genou par terre et ouvre les jambes. En fixant le regard intense de Mars et en écoutant la voix de la chanteuse, je fais bouger mon corps comme une vague en me touchant. Mes seins, mon ventre, mes cuisses. Le faire en le regardant m'excite beaucoup trop. Je glisse ensuite par terre, les fesses en l'air, dans une position explicite dans laquelle je pourrais presque sentir ses mains sur mes hanches et ses fessées.

Je me rassieds et dans un rythme sensuel avec la chanteuse je bouge mes bras en l'air avec ma poitrine. Je ne quitte pas Mars du regard. Sur la chanson érotique, je commence ensuite à faire des mouvements de hanche comme ceux que je peux faire sur son corps. Je me lève et dos à lui je fais bouger mes hanches de façon maîtrisée avec la voix ralentissant de la chanteuse exigeant que son homme ne se montre que "dans sa peau". Je me retourne ensuite rapidement comme pour avoir sa réaction et il me fixe attentif, avec le regard intense d'un chasseur. Je m'approche comme une proie moqueuse, mais je suis à peine à sa portée qu'il se lève, me soulève et me jette sur le lit. Dans mon oreille, il dit:
-J'ai assez attendu.

La musique s'arrête juste à temps pour que je réponde amusée:
-J'ai rien enlevé.

-Je vais t'aider, t'inquiète pas.

Ne contenant plus mon excitation, je passe ma main dans ses cheveux et ma langue possède la sienne. Je m'échappe de sous lui et il s'assied pour m'aider à enlever mon soutien-gorge. Mais il se contente de tirer avidement sur ma bretelle. J'attrape son poignet en disant:
-Doucement ç...hmmm.

La caresse de sa langue chaude sur mon téton me fait taire puis il me couche. Il m'embrasse sauvagement avec les mouvements frénétiques de sa langue puis me retourne et claque ma fesse avant d'embrasser mon épaule. En massant mes fesses, il me demande:
-Tu te sens d'avoir mal?

Je gémis:
-Oui.

Très vite, je suis nue. Il est en train de mordre ma cuisse puis sa langue chaude fait des vas et viens dans mon intimité et caresse mon clitoris. J'inspire fort en gémissant de plaisir, mais l'arrête en poussant sa tête. Il me regarde en étirant ses lèvres brillantes et je lui fais signe de venir. Je le guide pour qu'il se couche et l'aide à enlever son jean. Je caresse la bosse dans son boxer et il est tellement dur et épais que ça m'excite encore plus. Je tire sur son boxer et assez vite il est hors de mon chemin. La main humide de salive je commence à caresser doucement sa verge ce qui le fait grogner. Je prends doucement son pénis dans ma bouche et commence à faire des vas et viens autour avec ma langue et ma bouche. Ses gémissements graves m'excitent tellement que n'en pouvant plus je sors son sexe de ma bouche pour me calmer un peu. Je lèche un peu son gland puis le branle doucement en croisant son regard lubrique vert et brun enflammé.

Je me mets sur lui et il enlève son t-shirt avant de se recoucher. Quand je le fais entrer en moi, il grogne de plaisir avant de caresser mes fesses. Je me perds dans les tourbillons bruns puis vert de ses yeux encadrés par ses longs cils sombres. Son sourire étire ses lèvres sensuelles et son nez relevé accentue cet air espiègle avec ses sourcils arqués. Je me penche et mes lèvres fondent avec les siennes tandis que je bouge doucement autour de son sexe. Je respire l'ambre chaud et la vanille dans son parfum quand il attrape mes fesses plus fermement pour me guider.

Je sens la pression de son pénis épais et chaud faire des va et viens dans mon vagin l'accueillant en échange de plaisir. Je pense toujours être préparée pour la douleur, mais elle trouve toujours le moyen de me surprendre.
La morsure brûlante de la douleur causée par la claque sur ma fesse accompagne le plaisir vibrant procuré par son pénis. Je gémis à peine, je n'aime pas lui donner la satisfaction de mes cris, du moins pas trop tôt. Assez vite, le plaisir que me donne son pénis me pénétrant avec force me rend euphorique. Mais la douleur bat comme un cœur sur ma peau qui est à nouveau mise à feu à chaque coup. Je ne tiens plus et crie. Je plonge dans son regard aux couleurs vivides où brille une satisfaction malsaine accentuée par son sourire excitant.

Il se remet à claquer ma fesse et je gémis au choc douloureux donc il recommence et la douleur qu'il a enflammée me fait crier. Pour contrer cet effet, je reprends plus intensément mes va-et-vient le long de son sexe en enfonçant mes ongles dans sa poitrine ce qui le fait rire avant de me fesser comme pour me punir. Ma première larme coule avec mon gémissement. J'essaie de m'accrocher aux douces vibrations dans mon bas-ventre pour supporter les éclairs de douleur retentissant sur ma peau qu'il claque tandis que je continue mes va et viens sur son pénis. Quand il ne me fesse pas, il m'aide à intensifier mes mouvements avec ses mains sur mes fesses douloureuses.

Au milieu de mes cris et ses gémissements, je halète avec toutes ces sensations, les yeux sur lui et son air presque possédé, nourrissant ma propre excitation. Je commence à ressentir un peu d'inconfort en moi comme quand il y va fort dans d'autres positions, mais là c'est moi qui le fais et comme souvent je prends le risque parce que le plaisir est juste supérieur. Avec une nouvelle claque sur ma fesse, je pousse un nouveau cri et sanglote. Pourtant en bougeant sur lui je gémis maintenant de plaisir en souriant. Je me surprends moi-même. J'enfonce mes ongles plus profondément dans la poitrine musclée de Mars en me noyant dans son regard de lave brun et vert. Ses mains poussant fermement mes fesses pour intensifier mes mouvements sur son pénis me rendent folle. Je crie plus fort, mais ce n'est pas de la douleur, c'est juste trop bon. Mars demande:
-Tu penses que tu vas tenir chérie? Hmmm.

Il me fesse et je crie un peu submergée par les frissons et les ondes de plaisir données par les vas et viens abruptes de son pénis que je cause en moi. Haletante et transpirante j'intensifie mes mouvements. La chaleur sur ma peau malmenée est adoucie par les décharges de jouissance dans mon vagin. Subitement, il y a une lumière se répandant en moi. Je me crispe submergée tandis que Mars enfonce ses doigts plus profondément dans ma chair puis me relâche en grognant. Des diamants de dopamine me pleuvent ensuite dessus. Je reprends ma respiration, puis m'écroule sur Mars sous ses rires. Je me couche ensuite à côté de lui et le cherche des yeux. Il me tire et me couvre de bisous de mon cou à mon nez qui me font rire. Ses baisers "désolé pour la douleur" comme je les appelle. Je ne sais pas si c'est normal de les aimer autant.
Après un moment passé couchée contre lui, je demande:
-Mars?

-Hmmm?

-Aucune femme ne t'a jamais fait mal quand tu couchais avec?

-Tu veux dire frapper?

-Oui.

Il rit en répondant:
-Non.

-T'y as jamais pensé?

Il demande amusé:
-Non, tu veux me frapper?

-Tu me laisserais faire?

Il semble pensif avant de rétorquer:
-Je pense que oui, je peux supporter la douleur. Si on oublie le moment où la veuve cinglée m'a eu par surprise avec son poignard.

Je grimace et il rit avant d'enchaîner:
-Je t'ai déjà laissé me brûler la dernière fois et j'ai survécu. Si t'en as besoin, on peut essayer.

Je souris avant de répliquer:
-J'en ai pas besoin...pour l'instant. Je te le ferais savoir si ça change. Même si ça m'arrive souvent de vouloir te frapper.

Il rit puis me rappelle:
-Tu m'as poignardé et coupé le bras, je pense que t'as eu tes essais.

Un peu coupable j'émets un:
-Hmmm.

Il embrasse mon front puis continue:
-Maintenant, tu parles de frapper les gens pour prendre ton pied. Des fois, j'ai peur de comment je t'influence.

-C'était juste une idée, sors pas les violons.

Il rigole et je lui demande:
-Qu'est-ce que je te fais que t'aime le plus?

-Je sais pas Odessa, tu fais beaucoup de choses qui me rendent fou.

Je souris et il ajoute:
-Un des trucs qui me fait prendre mon pied c'est quand tu te contractes autour de moi quand t'as vraiment mal ou que tu jouis.

-C'est pour ça que tu me fais mal? Avoir cette réaction?

-Non, des fois je me demande pourquoi j'aime voir les femmes souffrir et des fois je veux pas le savoir. Et puis toutes les femmes ne font pas ça ou moins souvent. Je suppose que ça doit être musclé là-dessous.

J'éclate de rire. C'est une des rares fois où l'on me dit que je suis musclée et c'est pour cette zone.

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