Chapitre 10: Passion

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Odessa

Mars est parti acheter à manger en pleine nuit parce qu'il n'y avait plus de jus d'ananas, mais surtout qu'il manquait ses bonbons. Il en mange des tonnes, mais il se brosse les dents à midi aussi, et parfois même en dehors. Il me donne l'impression que ma bouche est pleine de bactéries, enfin c'est le cas de tout le monde. Disons plus de bactéries que d'habitude. Il est aussi parti, parce que comme à chaque fois il sait que je suis une poule mouillée qui n'osera pas s'échapper. Enfin une poule mouillée à laquelle il a appris à se battre au couteau il y a des jours.
Après que je l'ai poignardé. J'ai fait ça il y a déjà des semaines, avant que j'aie appris à tirer avec de "grosses armes". Je le traiterais bien d'idiot, si je n'avais pas échoué à le tuer et que je n'avais pas à me battre contre lui pour l'avoir. Je l'ai vu s'entraîner contre un tas de muscles encore plus grand que lui et c'était impressionnant. Je profite de ma chambre pendant qu'il est parti. Après ma douche, je mets de la crème sur mon corps. Je me tourne et crie en attrapant ma serviette. Il est juste là. Il était censé être à peine parti. Je crie:
-Sors!

Il rit et dit:
-Putain j'avais remarqué ton corps, mais ça...

Je hurle:
-Sors putain!

Je l'entends rire en s'en allant. Putain de démon. Des minutes après, je n'arrête pas de repasser dans ma tête son regard sans gêne sur moi. Je sursaute en l'entendant toquer et crier:
-T'as fini?! Je vais bientôt me coucher!

Maintenant, il toque, c'est un peu tard. J'avais trop honte de sortir et le croiser, mais je ne pourrais pas le laisser dehors indéfiniment. Je dis à contrecœur:
-Viens!

Il entre et saute sur le lit comme il aime faire dernièrement. Immature. Je suis tendue et je ne sais pas si c'est de la colère. Lui, il est sur son téléphone sans le moindre souci visiblement. Je me calme à peine quand il se met à rire. Je me demande s'il ne regarde pas une vidéo débile, mais je ne l'ai jamais vu faire ça. Souvent, il a un air sérieux et concentré dirigé vers l'écran. Il met même des écouteurs s'il y a quoi que ce soit à regarder. J'ai donc deviné qu'il doit diriger des choses avec Sirius avec. Mars s'arrête de rire pour me dire:
-Ton corps est encore mieux que ce que je m'imaginais.

La stupeur me frappe, puis je réponds choquée:
-T'as pensé à ça? À mon corps.

Putain c'est trop embarrassant. Il s'assied et me dit:
-Ben logiquement, surtout quand tu portes certains de tes trucs.

-Je m'habille pas si léger que ça.

-Il y a un équilibre, le genre avec lequel tu peux te faire une idée. Mais je suis sûr que t'as fait pareil avec le mien.

Je repense à un de mes rêves bizarres. Je ne l'ai pas imaginé, c'était un rêve. Pas moi, mon subconscient. Je réplique:
-Non, je l'ai pas fait. Je t'ai déjà vu sans t-shirt de toute façon, donc il n'y a rien à imaginer.

Il ricane puis laisse son regard traîner sur moi avant de rétorquer:
-Tu crois que je parlais d'imaginer le haut?

Mon visage s'enflamme et je lui dis:
-T'es vraiment flippant.

Il s'approche de moi et je suis assise du côté vers le mur, je ne peux pas trop reculer. Il me répond:
-Ah ouais? Je suis flippant?

Je glisse un peu plus loin et réplique:
-Oui, t'es flippant, t'es en chien et tu me fais peur.

À cause de sa proximité, mon cœur bat fort et mon corps est tendu. J'espère vraiment que c'est de la peur, parce que cette conversation c'est le bordel. Il n'y a rien de mignon là-dedans. Il rigole puis dis:
-T'as raison sur le fait que j'ai besoin de baiser, mais je peux me contrôler.

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