Chapitre 57: Ambivalence

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Odessa

À ma surprise, Mars baisse son arme. Il me dit:
-Je suis pas mon père, parce que je veux croire que t'es pas comme Jade...je le regretterais peut-être.

Il ricane avant de continuer:
-Peut-être que t'es la dernière personne que je verrais avant de crever comme une merde.

Je me remets à pleurer puis hésite, mais me décide à l'approcher. Je m'arrête devant lui et en sanglotant, je plaide:
-Je l'ai pas fais Mars. Me hais pas, s'il te plait.

Ses yeux sont sur moi, mais c'est comme s'il ne me voyait pas. Il s'en va en silence. Plus tard, je ne peux plus regarder la télé ou plutôt les images bouger sans comprendre. Je me décide à aller dans la chambre. J'inspire en le regardant dormir et m'approche. Je sais qu'il ne dort pas complètement. Il est dos à mon côté pourtant. Je me décide à éteindre la lumière puis me coucher dos à lui et retiens mes larmes. Je veux être près de lui une dernière fois.

C'est sûrement fini, je suis vivante, mais c'est fini. Soudain malgré moi des nuages sombres montent en moi et un orage gronde. Il me traite comme ça après tout ce qu'on a vécu. Comme si je n'étais rien pour lui.
J'allume la lumière puis glisse ma main sous le lit où j'avais accroché un couteau depuis que Mars m'a révélé l'identité d'El Lobo. Je me tourne un peu et à ma surprise il n'est pas prêt à se battre. Est-ce qu'il a abandonné? Je me tourne complètement et le caresse en baissant un peu la couverture, mais il respire comme il le fait quand il dort. Il dort paisiblement alors que j'ai mal. Je coupe rapidement son bras et il se réveille en sursaut avec un grognement qu'il étouffe. Il se tourne puis écarquille ses beaux yeux  en constatant que le couteau est déjà sur sa gorge. Il pourrait facilement le retourner contre moi, mais j'appuie plus fort avec un feu m'emplissant. On se fixe tandis qu'il respire à peine. Je lui dis:
-Tu respires encore parce que je l'ai décidé juste comme je respire encore parce que tu l'as décidé. Ça peut être fini pour de bon entre nous maintenant. Mais si jamais c'est pas le cas t'as plus intérêt à douter de moi Mars.

Je lâche le couteau et m'attends à ce qu'il m'attaque avant de m'achever avec cette même arme. Pourtant je ne panique plus, il aura pris sa décision et nous aura libéré tous les deux. Il se met à étirer ses lèvres avant de m'attraper par le cou, mon cœur accélère et je me crispe, mais il s'approche et ses lèvres possèdent les miennes. Il me tire sur lui et attrape mes fesses en enfonçant sa langue dans ma bouche puis claque ma fesse.

J'émets un bruit étouffé et sa main glisse le long de ma fesse pour caresser mon intimité se mouillant. Je gémis contre ses lèvres et il me fait tomber avant de m'enlever mon short et ma culotte. Sa langue se frotte ensuite à ma vulve mouillée et je me cambre de plaisir. Le bout de sa langue fait des mouvements qui caressent mon clitoris. Il frotte ensuite sa langue humide et chaude contre mes petites lèvres en faisant des bruits de satisfaction se mêlant à mes gémissements. Il embrasse mon intimité puis bave sur mon sexe pulsant d'excitation. Il se met à le caresser avec sa langue avant de glisser deux de ses doigts en moi puis me masser doucement le vagin. Il me doigte de plus en plus vite, ce qui me donne des décharges de plaisir en plus des vagues que m'amènent sa langue.

Il ramène maintenant mes jambes en arrière et claque mes fesses en frottant sa langue fort contre ma vulve. Il ralentit et je tiens mes jambes en position, avide des sensations que me procurent sa langue. Il enfonce à nouveau deux doigts en moi et me masse doucement en les pliant, je gémis lentement et sa bave chaude coule sur mon sexe déjà humide. Sa langue lèche doucement l'intérieur de mes petites lèvres en faisant vibrer mon intimité avec l'aide de ses doigts. Il me lèche plus vite et mes gémissements partent dans les aigus. Après un moment à faire ça il se met ensuite à sucer doucement mon clitoris puis plus fort je crie en attrapant ses cheveux malgré moi, mais ça ne l'arrête pas. Je finis par me mettre à hurler plus fort avec des ondes de plaisir se répandant depuis mon bas-ventre.

Je me calme ensuite en respirant plus lentement puis m'assieds en face de lui qui m'observe avec un léger sourire satisfait faisant briller ses iris anis et cognac m'enivrant.
Je l'embrasse avidement puis enlève mon t-shirt. Il se lève puis enlève son pantalon et me fait signe de venir. Je m'exécute puis il m'attrape par les tresses et me mets à genoux. De plus en plus excitée je baisse son boxer qu'il jette plus loin avant que je ne prenne son pénis dans ma bouche. Il attrape à nouveau mes tresses et me guide doucement en grognant. Ça fait pulser ma chatte plus intensément, tandis qu'il va de plus en plus loin.

Il me laisse me dégager, mais ensuite je sens son membre glisser contre ma langue de plus en plus vite avec ses mouvements de hanche. Je mouille à cause de sa virilité que je sens dans ma bouche de façon si abrupte, mais j'ai un peu peur qu'il ne m'étouffe. Heureusement, il s'arrête d'empoigner mes tresses et se retire de ma bouche en laissant couler ma bave. Je me lève et aussitôt il me soulève et me couche sans douceur. Il me retourne et je lève les fesses avant qu'il ne me fasse gémir de plaisir en m'emplissant.

Son pénis épais et dur fait des va-et-vient en moi de plus en plus vite et brutalement. Je m'accroche aux draps en gémissant tandis que des vagues de jouissance s'écrasent dans mon bas-ventre à chacun de ses coups de reins et mon adrénaline monte à cause de la peur que ça ne commence à faire vraiment mal.
Les chocs causés par la façon dont il me prend sont atténués par le plaisir et ces décharges causées par le risque me faisant maintenant crier. Ses mains claquent violemment mes fesses et la morsure chaude de la douleur me fait partir encore plus dans les aigus. Je réussis à tenir un long moment jusqu'à ce que plus tôt que d'habitude je sente le plaisir s'accentuer avant de se répandre violemment en moi tandis que je crie et il se déchaîne au point de faire bouger le lit encore plus.

Je me crispe en contractant mon vagin avant de me mettre à trembler en jouissant. Mes yeux clignent tout seuls tandis que je sens de la chaleur en moi. Mars ralenti et se retire puis va se coucher tandis que je m'affale à bout de souffle et le corps endolori.
Au bout d'un moment, je réussis à le rejoindre de l'autre côté du lit. Il passe son bras autour de ma taille et me tire. Je regarde le sang venant de la blessure que je lui ai faite sur les draps. On dirait que ça a coagulé sur sa peau. Je m'apprête à lui demander s'il va bien, mais il m'embrasse doucement avant de se recoucher. On se regarde et je soupire avant de fermer les yeux exténuée. Il vaut mieux ne pas parler pour l'instant, oui. Tout ça, c'était beaucoup.

Des heures après, je suis réveillée en sursaut par un coup violent sur ma hanche. J'allume rapidement la lampe de chevet, le cœur battant fort. Je regarde Mars qui s'agite dans son sommeil avec une expression de douleur sur son visage endormi. Je l'observe confuse et il murmure:
-Maman...

Je fronce les sourcils attristée et il continue tourmenté:
-Pourquoi t'as fait ça?

Il continue de bouger de façon désordonnée et je risque de recevoir un coup en m'approchant pour le secouer comme je peux en criant:
-Mars, Mars!

Il continue de bouger en grimaçant de douleur et je recule à temps pour éviter un coup de coude. Ma colère monte parce que je n'aime pas le voir souffrir et que ça me fait aussi du mal. Elle me pousse à le gifler et il se réveille en inspirant violemment avant de regarder autour de lui comme s'il avait oublié où il était. Son regard s'arrête sur moi et je lui dis désolée:
-Pardon, t'avais l'air de souffrir. Tu voulais pas te réveiller.

Il s'assied en regardant devant lui puis moi avec un air perdu et triste qui me peine. Il passe sa main sur son visage et me prend dans ses bras. Je reste contre son corps chaud en ne sachant pas vraiment quoi faire pour l'aider. Il me dit doucement:
-Désolé.

-Pour quoi?

-Cette putain de vie...je t'ai presque tuée, je suis pas bon pour toi. Je suis pas quelqu'un de normal.

-Je m'en fous, je veux pas quelqu'un de normal. Et puis je t'ai poignardé, on est quittes.

Il rit brièvement, puis je le regarde. Avec ses yeux couleur sève et feuille, il me demande:
-Pourquoi tu t'accroches? Tu l'as dis, tu commences à te perdre Odessa.

Je réponds sincèrement:
-Je sais pas...et là je m'en fous.

Il me tire et m'embrasse, puis en se réfugiant dans mon cou il dit:
-Je suis désolé.

𝐌𝐀𝐑𝐒Où les histoires vivent. Découvrez maintenant