Chapitre 74: Subversion

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Odessa

Après une bonne nuit passée grâce à nos gâteaux, même si ça a rendu Mars grognon au début, on est de retour au Quartier des ombres. Dans un nouveau bâtiment, on passe par une cage en verre dont les parois ont des taches de sang étalées. D'après Mars, les combattants dedans s'entraînent, et ça sous les cris de la foule. En voyant l'un des hommes projeter la tête de l'autre contre le sol, je grimace. Si ça, c'est l'entraînement, je n'imagine pas le vrai combat. On se dirige dans un couloir où une femme à la chevelure lilas électrique d'âge moyen et aux yeux en amande verts nous rejoint. Elle a de belles taches de rousseur et une vieille cicatrice sur l'arête du nez. Elle lance:
-Hey Mars! T'aimes bien passer par surprise, hein? Oh et c'est qui? Ta nouvelle collègue?

Mars réplique:
-Arrête tes conneries Oniria. Où est la blessée?

Mars m'a dit qu'une de leurs meilleures combattantes a été passée à tabac comme vengeance pour avoir gagné la dernière fois contre quelqu'un de chez El Lobo. Aussi El Lobo a encore essayé de s'attaquer à une partie des "business" de The world du côté droit de la cité, dans le Quartier des ombres. The world leur a tendu une embuscade et c'était une boucherie qui a servi de message. Ils ont même envoyé des morceaux de ses hommes à El Lobo dans son territoire et des hommes vivants à qui il manquait des morceaux. Des fois, j'apprécie de ne pas faire partie des premières lignes de toute cette violence. Je me demande aussi s'ils n'en ont jamais marre de tout ça. J'approche Mars et lui dis:
-Je vais t'attendre pas loin.

Il demande moqueur:
-Tu veux pas voir ça?

-Non, je veux pas qu'on me remarque encore plus.

Il ricane et hoche la tête avant de partir demander à Oniria devant:
-Où est-ce qu'elle peut attendre?

Oniria répond:
-Non, laisse la venir ça ne me dérange pas.

-Elle si.

Elle me dit:
-Aller ma grande sois courageuse.

Je soupire et les suis.

Dans une pièce au sol cuirassé et aux meubles en bois blanc avec des courbes lisses, une femme arrive. Son visage est contusionné avec des teintes violettes, l'arête de son nez est gonflée avec un pansement. Elle a deux yeux au beurre noir à peine ouverts e d'autres petits pansements ainsi que des points de suture. J'ai du mal à la regarder, ça me rappelle quand j'étais en primaire et qu'après "être tombée" cette fille était venue en cours défigurée. Après ça, on ne l'a plus revue et je me demande encore si c'est ses parents qui l'ont emmenée ou l'État. Ils avaient disparu eux aussi. En ayant vu ça, je me sentais quand même un peu chanceuse de ne pas m'être retrouvée dans une famille avec des gens horribles. À ce moment-là...
Mars marmonne:
-Putain.

Oniria soupire et dit:
-Et oui.

Mars demande:
-Qu'est-ce qu'il s'est passé Janay?

-Je rentrais de mon combat à droite, je pense que j'étais vers le tatoueur quand ils sont apparus. Trois gars, ils avaient des cagoules et m'ont tabassé avant de me dire "dis bonjour à ton putain de monde". Heureusement, ça a été tout. C'est ma faute, j'ai oublié mon arme et je l'avais mentionné à la sécurité.

Mars est silencieux, mais contracte sa mâchoire. Il finit par lancer:
-Ok, plus de combats jusqu'à ce qu'elle soit totalement guérie. Totalement. Je te connais Oniria.

Cette dernière réplique:
-Elle n'est pas si faible.

-Désobéis et je te ferais combattre à sa place pendant des mois. Je me fous de perdre si ça va te donner une leçon.

Oniria grimace contrariée et toujours perturbée par le visage de Janay qui me donne le vertige, je dis:
-Je vais aux toilettes, je demanderais le chemin, continuez.

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