44-Barbecue.

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Le père de Sophie ne me faisait toujours pas confiance, même après lui avoir prouvé mes bonnes intentions. Je ne pouvais aller chez Sophie que s'il était là. Une règle que l'on respectait à peine. De toute façon, je ne lui en voulais pas parce qu'il s'agissait de son unique fille et j'aurais fait de même. Je devais être celui qui conduisait les autres au bal, excepté Cassandre et Patrick. Joe n'avait pas de cavalière et Alfred avait invité sa petite amie d'une autre école.

Sophie était encore plus belle que ce matin dans sa robe qui laissait son dos dénudé. J'étais même jaloux à cause de quelques paires d'yeux masculins qui étaient posées sur elle. Comme toujours, je ne faillis pas à lui ouvrir la porte et à lui tenir la main. Elle avait fait du bon travail avec la fête et le rendu était plus que satisfaisant. Il n'y avait aucune raison pour elle de stresser. On se rendit à notre table qu'elle nous avait assignée avec nos amis. La fête battait déjà son plein, tout le monde semblait s'amuser.

— Dis donc, Sophie, tu vas toujours en Suisse pour des études ? demanda Alfred.

Je la regardai, surpris. De quoi parlait-il ? Sophie ne m'avait jamais parlé de la Suisse. Le plan, c'était qu'on allait vivre ensemble et aller dans la même université.

— Je... je ne sais pas encore, dit-elle en sentant mon regard.

Sophie changea ensuite brusquement de sujet. Soudainement, arriva sa chanson préférée. J'en profitai pour l'inviter à danser, malgré le fait que j'étais fâché. Elle ne me regardait pas dans les yeux et moi, je n'avais pas envie de parler de ce que je venais d'entendre. Elle vint se nicher dans mon cou et m'étreignit. Elle me serrait comme si elle voulait se faire pardonner. Puis la musique s'arrêta. Elle prit ma main et on se dirigea dehors.

— Quand allais-tu me le dire ? lui lançai-je finalement.

— Je te jure que j'allais te mettre au courant.

— Je n'ai aucun problème à ce que tu ailles au bout du monde pour tes études parce que je veux ce qu'il y a de mieux pour toi. Mais comment as-tu pu me le cacher ?

— David... Je ne savais pas comment aborder le sujet.

— Mais je suis ton petit ami. Tu pourras tout me dire, peu importe la gravité du sujet.

Elle baissa les yeux. Je m'approchai d'elle et lui fis un câlin. Honnêtement, l'idée qu'elle serait loin de moi ne m'enchantait pas. On n'était ensemble que depuis deux mois et nous voilà déjà obligés de vivre loin l'un de l'autre.

— Je suis désolée.

— Pourquoi ?

— Après tout, on n'a pas encore envoyé la lettre d'admission.

— Ne t'inquiète pas, ma belle, tu l'auras.

La soirée s'était bien passée, on s'était vraiment amusés. Sophie et moi étions rentrés tôt puisque je devais aider ma mère à organiser un barbecue. Elle l'avait fait après la remise de diplôme des jumeaux et c'était mon tour. Beaucoup de gens étaient invités, dont toute ma famille et mes amis, même Henry. Puisque les parents d'Alice seraient présents, elle m'avait demandé de les couvrir. J'avais omis d'inviter les joueurs de l'équipe à cause de la vidéo.

On s'était tous divisés les tâches. Ma mère, Carlah et tante Véronique devaient s'occuper de la nourriture. Alice, sa mère et Maryse s'occupaient de l'installation dans la cour, pendant que Charline et moi nous occupions des boissons avec mon père et Carl. Olivier et son père étaient allés acheter les assiettes au magasin et mon oncle s'assurait qu'on ait assez de carburant pour le générateur. Olivier voulait aussi faire le DJ. Vers 7 h du soir, tout était prêt et les invités arrivèrent. Même certains voisins venaient profiter de l'ambiance. J'étais content qu'il y ait beaucoup de monde. Je discutais avec Alfred alors que Joe embêtait et énervait Charline. Ils se détestaient comme chien et chat.

My [Un]Happy StoryDes histoires addictives. Découvrez maintenant