𝒜𝓂𝒷𝓇𝑒
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Mon cœur tambourine, il ne cesse de saccager ma cage thoracique depuis des heures. C'est aujourd'hui, c'est le grand jour... Le soleil ne s'est pas encore levé, il est tôt et le sommeil manque à mon corps.
L'événement le plus attendu de l'hiver, le plus beau, le plus spectaculaire... Celui qui fait revivre les espoirs, la joie, les cœurs. L'événement qui unis et qui renforce les liens de notre royaume. Celui qui me fout des frissons innommable, celui qui me refait tomber amoureuse tous les ans ; le festival floral hivernal.
Devant la porte de Rose, mes phalanges cognent. J'entre doucement, l'air devient chaud. Je reconnais son parfum, l'odeur personnelle de cette femme. J'ai le rôle important de son réveil aujourd'hui, je ne prendrai jamais le risque que le sien ne déconne.
— Rose... Il est 5h30, tout juste, chuchote ma voix lorsque mes genoux rejoignent le parquet à son chevet.
Quelques légères secondes s'écoulent, je ferme mes yeux rivés sur le sol. Elle bouge, s'étire... Je savoure sa présence, calme ma joie dévorante. Elle prononce d'une voix éraillée :
— J'ai rêvé de toi.
Un sourire trace mes joues. Elle se lève et sans que je ne la regarde, sa main attrape comme à son habitude mon épaule pour que je me relève. Je le fais avec douceur, ainsi nos corps se frôlent. Elle semble ailleurs lorsque nos regards se croisent.
— J'ai rêvé que tu t'appelais Ambroise, sort-elle de nulle part.
J'ai un rictus de rire. Ma main glisse sur son bras de manière taquine.
— Mais je m'appelle Ambroise, ma chère.
Quelle est ma surprise de constater que son doux sourire s'efface immédiatement :
— Non.
— Si. Ambre n'est qu'un diminutif, Rose.
Ses sourcils se froncent, ses yeux se plissent et là, elle me bouscule. Je me retiens de trébucher.
— Je connais les femmes de ce palais, insolente que tu es, me balance-t-elle d'aussi bonne humeur que moi.
J'échappe un rire peu professionnel... Mais elle semble l'aimer ainsi.
— Je te charrie.
— Dépêche-toi d'aller te préparer. Mon assistante se doit d'être aussi belle que moi dès lorsqu'elle m'accompagne.
— Aussi belle qu'une Wakins, ça n'existe pas, fais-je.
Elle m'affiche un grand et beau sourire sincère sous son regard endormie. Je reconnais depuis quelques semaines retrouver une femme que j'ai connue. Retrouver la relation que nous avons conçu il y a un moment. Celle d'une amitié d'une profondeur sans fond...
— Ça existe, j'en ai la preuve vivante. Maintenant, fais-moi le plaisir de te sauver avant que je ne sois de mauvaise humeur.
Mon corps quémande de la prendre dans mes bras, de la serrer fort... Mais tout me retient.
— Une belle journée nous attend, je ne prendrai jamais ce risque. Je sais à quel point tu es encore plus belle dans tes beaux jours.
Je me prosterne un minimum avant de lui sourire comme elle le mérite. Rose ne répond rien d'autre que part un regard d'amour.
Sérieusement... Ambroise... N'empêche que ça m'irait bien.
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ℳ𝒶𝒾
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𝐋'𝐈𝐌𝐏𝐄𝐑𝐀𝐓𝐑𝐈𝐂𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐄𝐌𝐌𝐄𝐒
RomanceRose, héritière du trône d'un royaume exclusivement féminin, accède au pouvoir après la mort violente de sa mère, victime des sévices de son père. Confrontée à une tradition rigide, elle doit organiser un banquet pour trouver sa compagne avant ses...
