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Ce soir, c'est vendredi. Et le vendredi, c'est le week-end. Tout ça est une bonne excuse pour se faire un excellent repas et picoler entre amis.

— Vous voulez manger quoi, les mecs ?

— Un japonais, ça me dirait bien.

Sauf que personne n'a envie de sortir. Il fait encore une chaleur à crever et nous préférons rester dans l'appartement, avec le moins de vêtements possible, plutôt que de nous habiller pour sortir.

— On peut commander, il y a des applications pour ça.

Nous regardons les restaurants à proximité. En fait, nous n'en connaissons aucun. Nous n'avons jamais testé les japonais qui sont autour de chez nous.

— C'est difficile, il nous en faut un bon. J'en avais un sympa à côté de chez moi, dans le douzième arrondissement.

— Il est dans la liste ?

— Non, il ne livre pas, on doit chercher la bouffe sur place.

— Donc c'est mort. Pas grave, on va manger des pâtes.

— Hors de question. Je les appelle et je passe prendre les trucs en moto, ce sera rapide.

— Non, tu ne vas pas sortir, c'est nul.

Sauf que maintenant Pascal a dans l'idée de nous faire plaisir en nous faisant découvrir les spécialités japonaises qu'il adore. Et de mon côté, je ne mets pas beaucoup d'énergie à essayer de l'en empêcher. C'est une idée qui me convient.

— Dans vingt minutes je suis de retour.

— Fais attention, mon chéri.

— Ne t'inquiète pas, Mathieu.

J'ai droit à un baiser rapide.

— Il y a un souci ?

— Je déteste cette moto. J'ai essayé de le dissuader de l'acheter, mais tu vois bien que quand il a une idée en tête...

— Un peu comme toi.

Si c'est pour me dire que je suis buté, ce n'est pas la peine.

La vie de Mathieu (IV)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant