- V

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j'était épuisée. 7 heures de vol d'affilée, pour une personne qui n'avait jamais voyager en avion? horrible. mais bon, tout ca c'était fini. j'était arrivée. the big A. j'avais des papillons dans le ventre tellement je n'en pouvais plus d'attendre.
meme démarche que la veille, un peu plus longue parce que je ne suis pas américaine. je regardais autour de moi. John F. Kennedy airport. j'était un peu ébloui mais j'éssayais de rester normale pour pas faire trop blédarde mdr. apres les longues procédures, je me suis installée dans le waiting area pouf attendre le garcon là, que je ne connaissais toujours pas d'ailleurs. je devrais le remercier, c'est un peu grace à lui que je suis là. si il avait refuser de me "surveiller" je serais à Dakar en train de passer mes journées à me lamenter. mais je me demandes bien qui ca peut etre? ca doit etre un gars bien si Bana lui fait autant confiance. elle pouvait pas venir me chercher à cause des petits, et Matar travaille.
Je l'ai attendue une bonne demi heure ce gars. je commencais à perdre patience quand une voix familiére me dit :
... - Désolé d'etre en retard.
j'me suis retournée et je vois qui? ALI!
nononononon bon Dieu ne me dites pas que c'est lui mon "protecteur"?

Moi - stp dit moi c'est pas toi le petit frere de Saly.
Ali - Si. écoutes, je te veux vraiment pas de mal, c'est fini ses gamineries pour moi. je suis venu ici pour travailler, et j'ai eu un poste grace à Saly. donc quand elle m'a demandé de t'aider je pouvais pas lui refuser. mais crois moi, je ne suis pas là pour blaguer ou quoi que ce soit. on a meme pas à se parler. on y va je te déposes à l'appart.

J'était bouche bée. il m'a parlait d'un ton tellement froid, distant, que je n'ai meme pas oser rouspéter. j'ai pris mes valises et je l'ai suivi. j'était fatiguée à cause du voyage, le décalage horaire, je ne voulais qu'un bon lit douillet. j'aurais le temps de digérer tout ca plus tard. je le suivis sans dire mot, choquée mais resignée. si ma vie ici devait etre melée à la sienne, que pouvais-je y faire? Bana m'a tellement aidée que ce serait mal poli d'aller lui dire "eh tu sais le ptit reuf à Saly bah c'est mon ex et on se kiffes pas donc t'a pas un autre gars en stock?

Il a payer pour le parking, puis on s'est dirigé vers une Honda Civic grise. il m'a aider à mettre mes valises dans le coffre, puis hop! direction l'appart. mon appart à moi, enfin.
tout le trajet, je suis restée muette. je ne savais meme pas quoi penser. lui, rester de marbre. aucune émotion sur son visage. je ne l'avais jamais vu aussi froid. lui qui était d'habitude tellement moqueur, charmeur, avec une énergie tellement vivante. là, ca se voyait il avait quelques choses qui le rongeait. mais quoi?
je me suis mise à le dévisager. Il avait perdu son aura, mais pas sa beauté. honnetement, il ne surpassera jamais Karim, mais il faut dire qu'Ali c'est un bete de bg. teint chocolat, des cheveux noirs de jais, un regard super intimidant. je sais pas combien de temps il est resté ici, mais il a pris du muscle. ses mains, qui serrait le volant, avait l'air énorme, masculine. je l'ai tellement regardé que nos regards se sont croisés dans le miroir, avant que je ne détournes le mien. merde. mon coeur a fait un de ses bonds. je me suis dites à moi meme "Keyna, resaisi toi wesh, c'est Ali! le meme qui a voulu te faire du mal y a quelques mois." et comme ca, ma colére est remontée.

On est entrée dans une rue où il y avait pleins d'immeubles, que des appartements. je me demandes bien comment il s'y retrouves. finalement il a garer la voiture dans le parking à coté d'un grand immeuble gris, avec au moins 20 étages. il a pris mes valises sans meme que je le lui demandes, et il s'est dirigé vers le building. j'était derriere lui, à contempler mes entourages. on a pris l'ascensceur, et nous nous sommes arreter au 11eme étage. numero 26. il a sorti une clé et a ouvert la porte. je l'ai suivi à l'intérieur.
l'appartement était certes petit, mais tres bien meublés. les murs était blanc cassé, et les meubles était sois gris, sois noir. hmm, un peu masculin trop masculin à mon gout.
Attends...

Chronique de Keyna • La découverte de soiOù les histoires vivent. Découvrez maintenant