Moi - Tu m'a bien entendue, je compte quitter cet appartement.
Il enleva ses écouteurs doucement, les posa sur la table, puis se mis bien devant moi.
Ali - Et tu comptes aller où?
Moi - Prendre mon propre appartement.
Il se passait les mains sur le visage, et empreintait une expression d'incomprehension et d'agacement.
Ali - Pourquoi?
Moi (soupirant) - Parce que j'en ai marre.
Ali - Marre de quoi putain? Tu casses les couilles là.
Moi - Marre de devoir refouler mes sentiments pour toi parce que Mr. n'est pas pret! Tu penses que c'est facile pour moi de faire comme si de rien était, alors que je peux meme pas te regarder dans les yeux sans avoir un pincement au coeur?Silence. Attends. J'ai vraiment dit ca? Nooooooon. Putain pourquoi je sais pas fermer ma gueule?
J'me suis retournée pour aller dans ma chambre, morte de honte, mais il m'en empechait.
Ali - Keyna attends..
Moi (les larmes montant) - Ali stp laches moi.
J'avais la tete opposé à lui. Il me retourna de force, et j'ai pas put retenir mes larmes. Elles roulées une par une. Je me sentais stupide, pathétique. Putain Keyna depuis quand t'es aussi faible?Ali (d'une voix douce) - Pourquoi tu pleures?
Moi - ...
Ali - Viens.Il m'entoura de ses bras pendant que je pleurais en silence. Il sentais pas la rose, mais j'en avez rien à foutre, j'avais besoin de confort. On est rester ainsi au moins 10 minutes, sans bouger. J'ai enfin relever la tete, éssuyer mes yeux. Imaginez vous la scéne. Il était adossé au comptoir, et moi j'était en face de lui, les yeux rougis et le nez qui coulait. Je ressemblais sûrement à rien.
Ali - Keyna.. Je ne veux pas que tu partes.
Keyna - Mais il le faut. Je penses pas pouvoir en encaisser plus. Et je sais que mes.. sentiments, n'iront nul part. Ils resteront là, au risque de meme s'amplifier.
Ali - Mais je fais comment moi, pour te surveiller, remplir mon devoir?
Sur le coup, j'ai pas pût m'empecher de pouffer de rire. Non mais je reves?
Moi - Mdr, j'hallucines. Non mais laisses tomber.
Ali - ...
Moi - Tu ne peux pas etre sérieux. JE VIENS DE T'AVOUER MES SENTIMENTS ET TU ME PARLE DE DEVOIR? QUE EST CE QUE J'EN AI À FOUTRE DE TON DEVOIR! PUTAIN IL A FUMÉ LUI!
Ali - Keyna..
Moi - NON, DÉGAGES! NE ME TOUCHES MEME PAS!J'était hors, mais vraiment hors de moi. Déjà que j'était au bord du gouffre, lui carrément il m'a poussée à bout. Je voyais plus rien, je pleurais de rage je vous dit. C'est tres rare que je me mettes dans de tel état. Meme quand il m'a fait son coup de batard là j'ai pas réagi comme ca. Je suis tombée par terre, c'est comme si j'avais plus de force, je sentais plus mon corps.
Ali - Keyna calmes toi..
Moi - LAISSES MOI? T'AVISES MEME PAS DE ME TOUCHER.Je criais tellement, je pleurais tellement, qu'il m'a portée et amenée dans sa chambre. Je me suis allongée quand meme parce que j'était fatiguée, épuisée. Je me suis endormie sur son lit, alors que je comptait rejoindre le mien.
Le lendemain, je me suis réveillée dans la meme position, les yeux bouffis et des traces de larmes séchés sur mon visage. J'avais tellement mal à la tete, je ne pensais pas pouvoir aller au travail. Ali, lui, y était sûrement. Connard va.
J'ai pris ma douche, mangé un peu, puis j'ai encore dormi toute la journée, parce que j'était aussi fatiguée mentalement que physiquement.
J'était assise au salon à texter Binta quand il est revenu. J'ai entendu la porte, mais je m'en foutais carrément à ce moment là. J'était grave, grave remonté contre lui.Ali - Keyna?
Moi -...
Je l'ignorais au max.
Ali - Je sais que tu m'en veux. Et si j'était toi, je m'en voudrais aussi. Mais stp écoutes ce que j'ai à te dire.
Moi - ...
Ali - Ta réaction d'hier m'a ouvert les yeux. Je sais que.. mon hésitation a causé beaucoup de dégats, que tu ne me pardonneras pas de sîtot, mais je veux que tu saches que je suis pret à éssayer. Je te demandes juste de me donner une chance. Je me voilais la face, parce que je ressentais.. quelque chose, je ne sais pas. Mais je pensais que c'était mal. Que toi et moi ce n'était pas possible, à cause de tout ce qui s'est passer. Mais maintenant je sais que je ne peux pas baser mon future sur mon passé. Je ne veux pas renoncer à nous..Ha. Ironique. Y'a quelque jours, j'aurais sautée de joie en entendant ca, mais aujourd'hui ca n'avait pas le meme éffet. Ca évoquait un sentiment presque doux-amer en moi.
Moi - Trop tard.
Je me suis levée pour aller dans la cuisine. Bien évidemment, il m'a suivi.
Ali - T'es sûre?
Moi - Oui.
J'entammais le reste de vaisselle sur le comptoir, quand je l'entendit s'approcher.Ali (en murmurant) - T'est sûre tu veux plus de moi?
Il était beaucoup plus proche que je ne le pensais. J'ai pas put m'empecher de me crisper, et je suis sûre qu'il l'a remarqué.
Moi - ..Oui.
Ali - Donc si je fais ca, ca ne te fais aucun éffet?
Il me retourna brusquement, et se colla à moi. J'ai failli faire tomber l'assiétte que je lavais. Ohlala que est ce qu'il me fais là?
Moi - ..Non.
Ali - Et ca?
Il mis une de ses mains sur ma taille, en utilisant l'autre pour me relever la tete. Bah oui, je la gardais baisser pour qu'il ne percoives pas ce qu'il évoquait en moi. Ce serait lui donner satisfaction.
Moi - ..Non.
Ali ( en murmurant dans mon oreil) - Et ca?
Il laissait une trainée de baiser sur ma nuque, sur mes joues, sur mon front, partout. Tout doucement. Je commencais à flancher, à ne plus pouvoir tenir la facade. Je m'éfforcais de rester immobile, ce qui s'avérer de plus en plus difficile.
Moi (avec plus d'hésitation) - ..Non.
Ali - ... Et ca?
On été maintenant à moins d'un centimétre l'un de l'autre. Il passait doucement ses lévres sur les miennes, d'une maniére délibérée, comme pour me provoquer. Je n'en pouvais plus, mes jambes et mes mains tremblaient. Je mis mes mains sur son torse avec l'intention de le repousser, mais je n'en avait ni la force, ni l'envie. Il les pris et les mis autour de sa nuque, puis m'embrassa d'un coup. Je l'attirais vers moi, l'embrassais de plus belle, toute réserve disparue. J'en avais oublier tout les évenements de la veille, pour ne pas dire que j'avais tout oublier. Tout ce qui était autour de moi, toute circonstances. Il avait ses mains sur mes joues, j'avais les miennes dans ses cheveux, les caressant encore et encore. Ce n'était pas un baiser fougueux. C'était plûtot doux, langoureux. Il savait clairement ce qu'il faisait, sa langue titillant la mienne dans une danse éfrennée. Je ne me reconnaissais meme plus, mes mains hasardeuses allant de caresser ses cheveux, à caresser son torse. Les siennes n'était pas sage non plus. Elles entouraient ma taille, puis me hissérent sur le comptoir. J'était à bout de souffle, mais je m'en foutait, ses lévres était comme coller aux miennes. Mais bien sûr, le moment fût casser par une assiette qui tomba et se cassa, faisant un bruit qui éclata la bulle dans laquelle j'était.
Ali se détacha, puis ria doucement.
Ali - Tu disais?
Je voulais éffacer son sourrire narquois de son visage, mais je ne pouvais m'empecher de rire aussi. Putain, il m'avait bien eu.Moi - Ca ne veux rien dire, Ali. Si tu veux vraiment que je te crois, va falloir faire tes preuves.

VOUS LISEZ
Chronique de Keyna • La découverte de soi
RomanceChronique d'une jeune sénégalaise, à la découverte d'elle meme. Chronique fictive, inspirée de faits réels. Si vous chercher une histoire purement romantique, qui contient une histoire d'amour passionée mais réaliste, vous etes sur la bonne page.