Chapitre 40 p2

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– Comme regarder des documentaires sur les koalas. Très intéressant d'ailleurs ! me repris-je en vitesse, en lui lançant un petit sourire mignon.

Mon père commença à faire les gros yeux, puis lança un regard mauvais à Owen.

– Hum... dit-il simplement, avant de se retourner et de partir enfin.

– On l'a échappé belle, soupira Owen, en s'étalant sur le lit.

– Désolée. C'était pas prévu, complétais-je, en faisant la même action que lui.

Owen me prit aussitôt dans ses bras, en enfouissant sa tête dans mon cou et en y déposant des léger baisers qui me faisaient frissonner.

– Je pense que l'on peut dormir maintenant. Tu es trop fatiguée, Emma, chuchota-t-il, en m'embrassant le front.

Tu m'étonnes... C'est pas tous les jours que ton père débarque à je ne sais pas quelle heure pour venir frapper ton copain avec une poêle...

– Oui, tu as raison. Ta tête va bien, j'espère ? osais-je demander.

– À force je suis habitué. T'en fait pas, répondit-il directement, en fermant les paupières.

Je souriais face à sa remarque et entrelaçais nos jambes pour plus de rapprochement. Owen me serra fort contre lui, toujours sa tête dans mon cou.

– Bonne nuit ma brune.

– Bonne nuit caporal crétin...

**

– Vous êtes sérieux ? demandais-je, en les fixant.

Mon père hocha de la tête avec beaucoup d'énergie, tandis qu'Owen haussait les épaules. Il lui fait encore passer des tests, c'est pas possible...

– Depuis quand tu es là ? À préparer le petit-déjeuner ? demandais-je, en prenant place sur l'un des tabourets.

– Depuis six heures du mat. T'en fait pas, je suis habitué, me répondit Owen, en servant les pancakes qu'il avait préparés.

Mon père observa un peu, avant de lever un pouce en l'air.

– C'est bon. Étape acceptée. Bon mari qui peut cuisiner pour sa femme, dit-il, un léger sourire en coin pour Owen.

– Papa... soufflais-je, en lui donnant un petit coup de pied.

– C'est bon Emma. J'ai déjà vu pire, répliqua mon caporal, en me lançant un petit clin d'œil.

Je levais les yeux au ciel, trouvant quand même que c'était un peu exagéré. Mais bon, c'est mon père et je ne le changerai pas...

Le petit-déjeuner s'est passé calmement, aucun accident n'est survenu. Je crois même que mon père commence à bien pardonner Owen, puisqu'il lui parlait du camps, de certains militaires, et tout.

On progresse !

Mon père décida plus tard de rentrer chez lui, me donnant quand même au passage quelques remontrances à propos de mon mensonge sur ma prétendue grossesse. Il donna ensuite une tape amicale sur l'épaule d'Owen, comme il l'avait fait avant.

Et le meilleur était, qui lui avait encore présenté ses excuses à propos du coup de poêle. Super, n'est-ce pas !

À peine avait-il fermé la porte, que mon caporal se jeta sur mes lèvres.

– Trop dur de résister, murmura-t-il, en m'embrassant de nouveau.

Je souriais, contente de pouvoir enfin l'embrasser comme je voulais. Avec mon père qui rodait, c'était dur. Très dur.

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